dans sa synthèse, le GIEC alerte sans désespérer

Le noyau de la Terre a une couche de plus !


Les différents rapports du GIEC ont rythmé les inquiétudes sur le réchauffement climatique ces dernières années et ont tenté d’alerter sur l’urgence de prendre des mesures afin d’en contrecarrer les effets.

Au fil des années et de l’insuffisance d’actions correctrices au niveau mondial, ils sont passés de recommandations pour maintenir le climat dans ses conditions actuelles à l’examen de solutions pour tenter de sauver ce qui peut l’être encore.

La synthèse des six rapports vient d’être publiée et s’adresse aux dirigeants et décideurs. Elle fait le point sur les informations mises en valeur par les différents volets des études du groupe d’experts, des observations générales aux moyens possibles pour non plus maintenir les conditions climatiques mais se préparer à une évolution profonde du climat.

Le réchauffement climatique déjà là

Dans ce résumé, le GIEC n’y va pas par quatre chemins : la hausse des températures moyennes à la surface du globe est essentiellement liée à l’activité humaine et à la combustion des énergies fossiles.

La hausse constatée actuelle est de +1,1 degré Celsius par rapport aux niveaux pré-industriels (1850-1900)…dont +1,07 degré sont attribués à l’activité humaine. La concentration en CO2 dans l’atmophère est ainsi la plus élevée observée depuis au moins 2 millions d’années et les années 1970-2020 ont constitué un point d’accélération considérable de cette tendance.


Selon le scénario, l’avenir sera un peu plus chaud ou carrément torride

Le réchauffement climatique est donc déjà à l’oeuvre et son effet va grandissant, ce qui va augmenter le nombre et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, avec de nombreuses conséquences sur les écosystèmes, humains, animaux et végétaux.

Or, poursuit la synthèse, les efforts déployés jusqu’à présent sont insuffisants pour atteindre les objectifs fixés. Limiter le réchauffement à +1,5 degré Celsius, qui éviterait des conséquences climatiques désastreuses, est désormais quasiment hors de portée, d’autant plus que les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine continuent d’augmenter actuellement.

Les déclarations de neutralité carbone pour 2050 se heurtent à la faiblesse des mesures prises actuellement pour tenir cet engagement. Résultat, les projections tablent plutôt sur une hausse de +3,2 degrés Celsius d’ici 2100.

Tout n’est pas encore perdu

Comme l’indiquait déjà le GIEC dans son dernier rapport, chaque fraction de degré en plus affaiblit les écosystèmes et aggrave les conséquences de long terme en créant des effets d’emballement qui ne s’arrêteront plus avant des centaines d’années.

La décennie en cours est donc décisive pour infléchir l’accélération du réchauffement climatique mais encore faut-il que les déclarations d’intention se transforment en actions bien réelles.

GIEC rechauffement climatique 01

C’est la partie encourageante de la synthèse du GIEC. Elle souligne que de nombreuses options d’atténuation et d’adaptation sont déjà disponibles et accessibles : passer des énergies fossiles aux énergies alternatives (solaire, éolien…), manger moins de viande, gérer la ressource végétale mais aussi changer nos habitudes de vie pour plus de sobriété.

Les scientifiques du GIEC se méfient toutefois d’une tendance ou une croyance à la mode selon laquelle la technologie trouvera toutes les solutions aux problèmes alors qu’elle en génère souvent de nouveaux et ouvre la porte à d’autres difficultés et inégalités.

La réponse se trouverait plutôt dans un mix de nouvelles technologies et de retours à des pratiques moins agressives de gestion des ressources et en acceptant un critère de moindre rentabilité.

Encore faudra-t-il que les financements changent aussi de finalité. Encore actuellement, ceux consacrés aux énergies fossiles sont plus importants que ceux destinés à soutenir l’adaptation au changement climatique.



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