Le géant français des cosmétiques s’est fixé comme objectif, d’ici à 2030, d’utiliser majoritairement dans les formules de ses produits des matériaux biosourcés et/ou issus de l’économie circulaire.
Et L’Oréal entend s’appuyer sur les capacités de l’IA générative pour y parvenir.
La GenAI doit ainsi permettre à l’industriel d’utiliser plus de matières premières durables. L’Oréal prévoit dans ce cadre de co-concevoir avec IBM un modèle fondation nourri aux données relatives à la formulation des produits cosmétiques.
Plus de matières premières renouvelables
Revendiquant un “effort inédit”, IBM France précise que le modèle sera mis au service des équipes de recherche et d’innovation de L’Oréal. Ambition annoncée : combiner science et technologie pour “trouver ou aider à hiérarchiser des solutions”.
“Afin de préserver les ressources naturelles de la planète, il est essentiel d’envisager l’utilisation de matières premières renouvelables et d’origine durable lors du développement de produits de consommation”, indique encore le communiqué de Big Blue.
Stéphane Ortiz, Head of Innovation Métiers & Product Development de L’Oréal, ajoute que le modèle d’IA sera mis à contribution pour accélérer et passer à l’échelle dans le domaine de la conception et de la reformulation de cosmétiques.
Une application GenAI à impact réel
Pour Matthieu Cassier, Chief Transformation & Digital Officer, IBM apporte dans ce partenariat son expertise en IA générative et en structuration des données.
Le programme contribue aussi à contrebalancer les impacts environnementaux négatifs de la GenAI.
Opérationnellement, le modèle fondation cible a pour but d’exploiter “un grand nombre de formulations et de données sur les composants” pour optimiser des tâches de conception et de production du fabricant de cosmétiques.
Repenser aussi les processus de formulations
Il s’agit en particulier d’injecter de la GenAI dans la formulation de nouveaux produits. Mais aussi la reformulation de cosmétiques existants.
L’Oréal espère “au cours des prochaines années”, fournir de nouveaux outils à ses 4.000 chercheurs. La technologie n’est cependant qu’une composante du projet de transformation. L’industriel sera en parallèle accompagné par IBM Consulting afin de “repenser et de redéfinir le processus de découverte de formulations.”
Pour Guilhaume Leroy-Méline, CTO IBM Consulting France, il s’agit ainsi de mettre en place une démarche de recherche augmentée par l’IA.