une année 2023 déjà aux limites des hausses de températures

La Chine veut forer un trou de plus de 10 000 mètres dans la croûte terrestre


En 2015, la conférence COP21 avait accouché des Accords de Paris dans lesquels les gouvernements devaient s’engager à limiter la hausse moyenne des températures à +2 degrés, avec un objectif vertueux à +1,5 degré afin de maintenir le climat actuel et d’éviter des conséquences métérologiques catastrophiques.

Moins de 10 ans plus tard, le constat est plutôt amer avec des réductions d’émissions de carbone insuffisantes une trajectoire qui mènera plutôt vers +2,7 degrés d’ici 2100 au plan mondial. L’Europe, particulièrement visée, se prépare déjà à affronter des températures qui pourrait aller jusqu’à une moyenne de +4 degrés à cette échéance.

L’année 2022 avait déjà donné un avant-goût des températures qui nous attendront régulièrement d’ici quelques années mais 2023 s’avère tout aussi édifiante en matière de températures.

Un mois de septembre encore très chaud

Les courbes de chaleur se sont affolées durant l’été au niveau mondial et le mois de septembre est resté très chaud, constituant un nouveau record, tandis que le mois de juillet 2023 a été le plus chaud de tous les mois, toutes années confondues.

Septembre 2023 a été 0,9 degré plus chaud que la moyenne de 1991-2020 et 1,75 degré plus élevé que celle de 1850-1900.


(credit : World Meteorological Organization)

Selon les données du réseau européen Copernicus de surveillance climatique, l’année 2023 a présenté une anomalie de +1,4 degré par rapport aux moyennes pré-industrielle sur les neuf premiers mois, plus très loin des +1,5 degré des Accords de Paris, seuil au-delà duquel des effets climatiques importants risquent de s’emballer.

Le seuil de +1,5 degré sera-t-il dépassé cette année ?

On approche ainsi de la confirmation que ce seuil ne pourra pas être tenu, ce qui était déjà souligné par diverses études scientifiques récentes, même si dépasser +1,5 degré sur une année ne signifie pas que tout espoir est perdu de se maintenir sous cette limite.

Il faudrait que cet écart se répète ces prochaines années pour établir que le seuil de 1,5 degré est devenu hors de portée. Selon les projections et avec les efforts de réduction d’émissions de gaz à effet de serre actuels, cela pourrait intervenir au début de la prochaine décennie.

Pour 2023 , les trois derniers mois de l’année laissent peu d’espoir quant à une stabilisation alors que l’effet El Niño a commencé à prendre de la vigueur et devrait s’exprimer pleinement sur l’hiver 2023-2024.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.