Nintendo a fermé les yeux pendant des années sur l’émulation Switch… mais c’est bien terminé. En 2024, le constructeur obtenait l’arrêt de toute activité pour Yuzu et Ryujinx, les deux principaux émulateurs à l’époque. Mais c’est un jeu du chat et de la souris permanent, car de nombreuses alternatives sont apparues, et Nintendo est reparti à la chasse.
Nintendo chasse de nouveau les émulateurs Switch. Après avoir obtenu la peau de Yuzu et de Ryujinx il y a deux ans, l’entreprise remet un coup de pression sur les nouveaux émulateurs apparus par la suite, certains étant tout simplement des forks des deux logiciels interdits.
Eden résiste à Nintendo
L’arme préférée de Nintendo pour supprimer des émulateurs est de les attaquer sur la base du DCMA. C’est la loi américaine qui vise à protéger les œuvres protégées par le droit d’auteur. Vendredi dernier, le constructeur a donc envoyé une nouvelle notification contraignant GitHub à retirer le contenu des pages de 13 émulateurs parmi lesquels Citron, Eden, Kenji-NX, MeloNX, Pine, Pomelo, Ryubing, Ryujinx, Skyline, Sudachi, Sumi, Suyu et Yuzu. Oui, on retrouve dans la liste les noms des deux émulateurs de 2024, mais il ne s’agit plus des projets officiels fermés à l’époque (leur code n’a jamais cessé de circuler).
Si plusieurs pages de ces émulateurs ont bien fermé, certaines sont encore accessibles. Dont celle d’Eden, le plus populaire d’entre eux. Et sur Discord, les développeurs affirment que le logiciel reste solidement en place : « Notre code source n’est pas affecté, puisqu’il n’est pas hébergé sur GitHub. La seule chose visée est notre page de publications sur GitHub ». Un internaute suffisamment motivé peut donc installer l’émulateur sur son ordinateur ou son smartphone s’il le souhaite. La page GitHub d’Eden est d’ailleurs toujours en ligne, avec une nouvelle version qui remonte à hier.
Interrogé par WCCFtech, le créateur de l’émulateur, Camille LeVay, assure qu’il va contester la notification de retrait en affirmant que le dépôt GitHub d’Eden n’enfreint ni la loi, ni les règles d’hébergement de la plateforme. Nintendo ne peut pas obtenir la disparition des émulateurs, car même l’entreprise admet qu’ils n’ont rien d’illégaux. En revanche, comme lors des précédentes procédures de retrait, elle avance que le contournement des mesures techniques de protection (TPM) justifie la suppression des contenus incriminés. « Ces émulateurs contournent illégalement les TPM de Nintendo et exécutent des copies illégales de jeux Nintendo Switch », indique ainsi la notification envoyée à GitHub.
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Source :
WCCFtech