15 000 sites bloqués en France depuis 2022, le piratage recule mais ne disparaît pas

15 000 sites bloqués en France depuis 2022, le piratage recule mais ne disparaît pas


Le travail de fond réalisé par l’Arcom pour lutter pied à pied contre l’IPTV illégale et le streaming pirate porte ses fruits, selon le régulateur. Depuis 2022, près de 15 200 noms de domaine ont ainsi été bloqués, mais il reste 7,7 millions d’internautes toujours adeptes de ces pratiques.

L’an dernier, 14 % de la population internaute française, soit 7,7 millions de personnes, ont regardé des compétitions sportives ou des contenus piratés, d’après le baromètre annuel de l’Arcom. Les chiffres sont impressionnants, mais ils sont en net recul de 34 % par rapport à 2021 (11,7 millions d’internautes).

Les blocages ont bondi de 71 % en 2025

Depuis 2022 et la création de l’Autorité, née de la fusion entre le CSA et Hadopi, les demandes de blocage se sont multipliées : 19 320 dossiers en tout, pour près de 15 200 noms de domaine effectivement bloqués, tous secteurs culturels et sportifs confondus. 2025 représente à elle seule plus de la moitié des blocages opérés par l’Arcom (près de 6 500), un volume en forte hausse de 71 % par rapport à l’année précédente.

Les blocages des sites de streaming et d’IPTV illégaux de compétitions sportives ont été multipliés par 8 entre 2022 et 2025. Les diffuseurs officiels sont très actifs sur ce plan, et ils ont même remporté une victoire importante il y a quelques jours en faisant condamner des utilisateurs d’IPTV pirate à des amendes jusqu’à 400 €.

L’Arcom relève que l’an dernier, les demandes de blocage pour des sites miroirs ont augmenté de 37 %, pour un total de 1 154 noms de domaine bloqués. Les sites web pris par la patrouille ont l’habitude de changer de nom de domaine. C’est un jeu du chat et de la souris avec les ayants droit, qui ont désormais la possibilité d’étendre la liste des intermédiaires techniques au-delà des seuls fournisseurs d’accès internet : moteurs de recherche (depuis 2023), résolveurs DNS (depuis 2024) et VPN (depuis 2025).

Les fournisseurs DNS ont d’ailleurs fait l’objet de plus de 5 200 notifications de noms de domaine, contre plus de 1 800 pour les moteurs de recherche, et moins de 600 pour les VPN. Si l’Arcom se réjouit de la collaboration avec Google, en revanche les relations semblent exécrables avec Cloudflare (DNS) qui n’exécutent que « très partiellement » les demandes de blocage du régulateur (8 % seulement).

Mais malgré ces résultats, le piratage reste massif et continue de s’adapter rapidement aux mesures de blocage. À l’approche de la Coupe du monde de foot, l’Arcom s’attend à une recrudescence des retransmissions illégales, un phénomène déjà observé lors des grandes compétitions internationales. L’événement, qui attire des audiences massives, constitue une cible privilégiée pour les sites pirates et les services IPTV illicites.

Pour y répondre, le régulateur entend renforcer ses dispositifs, notamment via le blocage plus rapide des flux et des noms de domaine, ainsi qu’une coopération accrue avec les ayants droit et les intermédiaires techniques. L’enjeu est de protéger la valeur des droits de diffusion, mais aussi de limiter l’exposition du grand public à des services souvent peu fiables, voire frauduleux.

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Source :

Arcom



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