Pour gravir les échelons, il faut des qualités particulières. La London Business School suggère que les dirigeants qui réussiront en 2025 ont des compétences qui leur permet d’instaurer la confiance et d’obtenir des résultats.
Si vous occupez un poste de cadre intermédiaire et que vous souhaitez accéder à la direction de l’entreprise, comment commencer dès aujourd’hui à vous perfectionner pour devenir un chef d’entreprise ?
5 cadres supérieurs et dirigeants nous donnent leurs conseils pour passer de l’encadrement intermédiaire aux échelons supérieurs.
1. Travailler avec un modèle
Bev White, PDG du recruteur Nash Squared, dit que les cadres intermédiaires et les chefs d’entreprise sont très différents. « L’un gère des équipes qui doivent faire le travail et respecter les délais. L’autre doit communiquer sa vision et à montrer la voie », dit-elle. Et selon Mme White, tout le monde ne peut pas faire le saut de la gestion vers la direction. « Mon conseil serait de regarder autour de vous et d’identifier un grand leader, un modèle que vous admirez. Étudiez comment [ces leaders] travaillent, ce qu’ils font, comment ils communiquent. »
Mme White dit qu’elle a eu un modèle extrêmement influent au début de sa carrière. « Il utilisait la narration comme technique de leadership. C’est une chose que j’ai apprise et que j’essaie maintenant de mettre en pratique » dit-elle. « Apprenez de ces modèles. Faites-en votre mentor ou votre coach, que ce soit de manière informelle ou formelle. »
Mme White pense également que les futurs cadres supérieurs devraient affiner leurs compétences en matière de leadership en suivant des cours de perfectionnement. « Ensuite, mettez ces connaissances en pratique et voyez ce qui fonctionne. C’est un autre domaine dans lequel un mentor peut s’avérer utile. Il peut vous aider à évaluer objectivement vos résultats. Et à déterminer les points sur lesquels vous devez travailler pour accéder aux postes de direction. »
2. Prenez les gens sous votre aile
Madoc Batters, responsable du cloud chez Warner Leisure Hotels, explique que pour passer du statut de cadre intermédiaire à celui de chef d’entreprise, il faut se concentrer sur son équipe plutôt que sur soi-même. « Vous devez faire preuve d’empathie », dit-il. « Il faut comprendre d’où viennent les gens et connaître leurs défis ».
Selon M. Batters, l’aide apportée à une personne peut ne pas convenir à une autre. « Pour réussir, il faut comprendre que les gens sont différents, trouver comment les aider à progresser et à s’épanouir dans leur poste ».
Pour lui, les personnes qui passent du statut de manager à celui de dirigeant d’entreprise écoutent attentivement leur personnel. « Il est important de s’assurer que les employés sont heureux de venir travailler. Ils passent probablement plus de temps avec des gens au travail qu’avec leur famille. Il faut donc rendre le lieu de travail agréable. J’entends toujours dire que les gens ne quittent pas leur entreprise, mais leur manager ! Vous devez donc vous assurer que vous pouvez inspirer les gens ».
3. Montrez votre authenticité
Caroline Carruthers, du cabinet de conseil Carruthers and Jackson, est une cadre supérieure expérimentée. Elle affirme que la meilleure façon d’atteindre le sommet est de comprendre ce en quoi vous êtes doué et d’être authentique. Elle est une grande fan du concept japonais Ikigai. « Il s’agit de comprendre ce que l’on sait faire, ce que l’on aime, ce que le marché est prêt à payer et où l’on pense avoir sa place. C’est quelque chose que j’ai fait tout au long de ma carrière » dit-elle.
Mme Carruthers dit qu’il n’a pas toujours été facile pour elle de développer un sentiment d’authenticité. En particulier au début de sa carrière. « J’ai fait beaucoup d’efforts. Lorsque j’ai commencé à travailler, on m’a dit quelle couleur de costume je devais porter et comment m’intégrer ».
« Je travaillais principalement avec des équipes masculines. Je pensais que pour réussir, je devais imiter tout le monde. J’ai essayé d’être ce que je n’étais pas ». C’est une fois qu’elle a compris ce en quoi elle était douée et où elle pouvait apporter sa contribution qu’elle a accédé à des postes de direction. « Ma carrière était tout à fait acceptable. Et je me débrouillais bien. Mais lorsque je me suis dit : « Vous savez quoi ? Là, c’est moi. C’est ce que je pense », ma carrière est montée en flèche! »
4. Gagner une vraie réputation
Michael Vuong, responsable de la gestion des projets chez BrandAlley, affirme que travailler très dur est la seule façon de parvenir au sommet. « Cette approche vous permettra d’obtenir la reconnaissance dont vous avez besoin », dit-il. M. Vuong affirme que les spécialistes de l’ascension professionnelle doivent consolider leur éthique de travail par un excellent carnet de contacts. « Travaillez à construire le réseau qui vous permettra d’atteindre vos objectifs », dit-il.
Vuong s’appuie sur un groupe restreint d’experts. « Je travaille avec le même réseau. Ils savent ce dont je suis capable et ce dont ils sont capables. Nous collaborons bien ensemble d’un projet à l’autre », dit-il. La réussite de Vuong, pour lui, montre que les cadres supérieurs reconnaissent sa réputation de meneur de projets.
« On me recommande pour un grand nombre de projets similaires, qu’il s’agisse de transformation numérique, de fusions et d’acquisitions », explique M. Vuong. « Mon expérience consiste à savoir ce qu’il ne faut pas faire et à donner ces conseils à certains des PDG des entreprises avec lesquelles je travaille. »
5. Devenir un pionnier dans le secteur
Stephen Mason, directeur du numérique chez Jaguar Land Rover (JLR), dit que les personnes qui dépassent le stade de l’encadrement intermédiaire adoptent une vision tournée vers l’avenir. « Il s’agit de ne pas faire ce que l’on a toujours fait, de comprendre la direction que prend l’industrie et d’essayer d’être à l’avant-garde du changement », dit-il.
M. Mason prend comme exemple un moment de sa carrière où il a dirigé la mise en œuvre de la technologie Ericsson Private 5G dans les processus de fabrication de JLR à l’usine de Solihull au Royaume-Uni. Il a dû mettre le conseil d’administration en confiance pour qu’il comprenne et soutienne cette innovation. JLR utilise ces fondations 5G pour toute sa chaîne de production.
« Personne dans l’entreprise ne croyait au départ que la 5G était la voie à suivre. Mais ce qui a été le catalyseur pour moi, c’était de persévérer, de voir les tendances du secteur, d’observer ce que faisaient les autres et de savoir où allait le secteur des réseaux », explique t-il. « J’ai basé mes derniers sauts de carrière sur la 5G privée parce que je voyais où l’industrie allait. Et maintenant nous en sommes à l’IA, qui a besoin de la 5G et de l’Internet des objets. Cette connaissance a participé à rendre ma position professionnelle très solide. »
Source : « ZDNet.com »