6 sites pirates ont été saisis, des millions d’abonnés privés de streaming illégal

6 sites pirates ont été saisis, des millions d'abonnés privés de streaming illégal



La guerre contre l’IPTV se poursuit. L’Italie vient de mettre un terme aux activités de trois sites opérant à l’échelle mondiale. Des centaines de milliers d’abonnements ont été coupés rien que sur le sol italien. En parallèle, trois autres géants de l’IPTV pirate ont été saisis en Bulgarie.

Avec l’appui d’Europol, d’Eurojust et d’Interpol, les autorités italiennes se sont intéressées aux activités de trois sites d’IPTV pirate, à savoir IPTVItalia, migliorIPTV et DarkTV. Au terme d’une longue enquête, les forces de l’ordre de l’Italie ont découvert que les trois plateformes étaient administrées par une seule organisation criminelle structurée et hiérarchisée.

Ces plateformes proposaient les programmes de grands services payants, comme Sky, DAZN, Netflix, Disney+, à des millions d’internautes dans le monde. Pour accéder aux contenus piratés, il fallait impérativement souscrire à un abonnement IPTV payant. Pour encaisser l’argent, les gérants passaient par les cryptomonnaies et des sociétés écrans. Ces astuces ont permis de brouiller les pistes, de blanchir l’argent et d’échapper aux administrations fiscales. Les revenus des trois sites se chiffrent en plusieurs millions d’euros par mois.

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Opération Switch Off en Italie

Au fil de l’enquête, la police réunit des preuves contre 31 suspects, accusés d’appartenir à un réseau criminel international impliqué dans la TV pirate, le piratage informatique, la fraude et le blanchiment d’argent. Fort des informations glanées durant l’enquête, la police a finalement pu localiser les serveurs utilisés par l’organisation criminelle.

Dans le cadre d’une opération baptisée Switch Off, les autorités ont saisi six serveurs en Roumanie et un autre en Afrique. L’infrastructure des trois sites est tombée sous la coupe de la justice. La police italienne indique que l’opération touche au moins 250 revendeurs et plus de 125 000 abonnés IPTV rien qu’en Italie, en plus de millions d’utilisateurs au niveau mondial. Tous les clients des sites sont déconnectés et privés d’abonnement IPTV. Des perquisitions ont également été menées au Canada, en Inde, en Corée du Sud et aux Émirats arabes unis. 

L’Alliance for Creativity and Entertainment (ACE), la coalition composée de plus de 50 entreprises du secteur du divertissement, salue l’opération et la fin d’une « organisation criminelle » qui opérait « à l’échelle industrielle ». L’entité criminelle compromet « les investissements dans les événements sportifs et de divertissement que les publics apprécient », estime ACE. Pour rappel, l’Italie va accueillir les Jeux olympiques d’hiver de Milan du 6 au 22 février 2026, un événement sportif majeur. C’est pourquoi les autorités italiennes font de la chasse au streaming illégal une priorité en ce moment.

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Trois sites ferment leurs portes en Bulgarie

Alors que l’Italie s’attaquait à cette organisation criminelle, la justice américaine est parvenue à mettre un terme aux activités de trois autres sites IPTV, à savoir « amunda.net », « arenabg.com » et « zelka.org ». Basés en Bulgarie, les sites figuraient parmi les plateformes les plus populaires du pays. Selon le département de la Justice des États-Unis, les sites « fournissaient des copies illégales d’œuvres protégées par le droit d’auteur », comme des films, des séries, des logiciels, des jeux vidéo ou des livres. L’essentiel des contenus piratés appartenaient à des ayant-droits américains.

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Source :

Police italienne



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