Meta va à nouveau supprimer 10 000 emplois

Le mémo de Mark Zuckerberg : Meta supprime 11 000 emplois ce jour


Meta, la société mère de Facebook, a annoncé ce mardi la suppression de 10 000 emplois annonce Reuters. Il s’agit pour la société du second licenciement massif en l’espace de quelques semaines. Et un signe que l’industrie de la tech se prépare à une profonde récession économique.

Ces suppressions d’emplois s’inscrivent dans le cadre d’une restructuration plus vaste qui verra également l’entreprise renoncer à 5 000 embauches, annuler des projets moins prioritaires et réorganiser sa structure pour enlever des échelons intermédiaires.

« Je pense que nous devrions nous préparer à la possibilité que cette nouvelle réalité économique se poursuive pendant de nombreuses années », a déclaré le directeur général Mark Zuckerberg dans un message adressé au personnel.

Meta paie aussi des choix stratégiques qui ne s’avèrent pas payant

Les craintes d’un ralentissement économique dû à la hausse des taux d’intérêt a déclenché une série de suppressions massives d’emplois dans les entreprises américaines de la tech (Amazon.com ou encore Microsoft), et au delà dans le secteur de la finance.

Meta paie aussi des choix stratégiques qui ne s’avèrent pas payant. L’entreprise a investi des milliards de dollars dans la construction d’un métavers, sans rencontrer le succès escompté jusqu’à présent. L’entreprise doit aussi faire face à un effondrement post-pandémique des dépenses publicitaires. Mark Zuckerberg a promis de faire de 2023 « l’année de l’efficacité » en réponse a ce contexte.

En novembre, Meta a décidé de réduire ses effectifs de 11 000 personnes, ce qui a constitué le premier licenciement collectif en 18 ans d’existence. Mais ses effectifs s’élevaient alors à 86 482 personnes à la fin de l’année 2022, soit une augmentation de 20 % par rapport à l’année précédente.



M.
Zuckerberg avait alors déclaré qu’il avait fait des paris erronés en se basant
sur ce qui s’était passé lors de la pandémie COVID-19, lorsque tout le
monde était passé au numérique. « Au début du Covid, le monde s’est
rapidement mis en ligne et la poussée du commerce électronique a
entraîné une croissance démesurée des revenus. De nombreuses personnes
ont prédit qu’il s’agirait d’une accélération permanente qui se
poursuivrait même après la fin de la pandémie. Je l’ai fait aussi, et
j’ai donc pris la décision d’augmenter considérablement nos
investissements ».


« Malheureusement, cela ne s’est pas passé comme je l’avais prévu.
Non seulement le commerce en ligne est revenu aux tendances antérieures,
mais le ralentissement macroéconomique, l’intensification de la
concurrence et la perte du signal publicitaire ont fait que nos revenus
ont été bien inférieurs à ce que j’avais prévu. Je me suis trompé, et
j’en assume la responsabilité. »





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