Kia dévoile l’EV2, son arme contre les Renault électriques pas chères

Kia dévoile l’EV2, son arme contre les Renault électriques pas chères


Porté par le succès de la Renault 5 électrique, le segment des véhicules électriques citadins ne cesse de gonfler. Opel Mokka, Fiat Panda, Peugeot 208, Lancia Epsilon, Alfa Romeo Junior, Jeep Avenger, Hyundai Inster, Mini Aceman et, bien sûr, Renault 4 attirent de plus en plus d’acheteurs en quête d’une voiture plus ou moins polyvalente, mais avant tout zéro émission. Pionnier de l’électrique, Kia ne pouvait pas se permettre de regarder passer ce train.

Dans le cadre du salon automobile de Bruxelles, la marque coréenne vient tout juste de dévoiler l’EV2, un mini SUV 100 % électrique qui a plus d’une arme pour séduire dans son arsenal. Nous l’avons découvert en avant-première.

Présentation du Kia EV2

Avec 4,05 m de longueur, le Kia EV2 se positionne au cœur de ce segment dominé en taille par les 4,14 m de la Renault 4 électrique. La ligne très cubique apparente immédiatement l’EV2 à ses grands frères, EV3 et EV5, et on trouvera même de fortes ressemblances avec l’énorme EV9 dans les proportions et le dessin des ouvrants.

© L’EV2 reprend le design de l’EV3, de l’EV5 et de l’EV9

Le design des Kia électriques a ceci pour lui qu’il ne ressemble à aucun autre et franchement, ça marche pas mal. Quand on ne peut pas, comme Renault, se raccrocher à une icône néo-rétro, autant faire original.

Côté largeur (1,80 m) et hauteur (1,57 m), l’EV2 est pile dans les cotes de la Renault 4. Son empattement (2,56 m) est en revanche plus court de 6 cm, ce qui est cohérent avec leurs longueurs différentes.

Au lancement, deux versions seront proposées : Baseline et GT Line, avec quelques différences cosmétiques, notamment sur la face avant.

À l’intérieur, deux configurations seront également disponibles, en 4 ou 5 places. La version 4 places permet aux sièges à l’arrière de coulisser individuellement, ce qui offre une plus grande modularité. En version 5 places, le coffre accueille 362 litres, tandis que le modèle 4 places permet de faire varier sa contenance de 321 à 403 litres. Dans tous les cas, il reste possible de rabattre les banquettes pour dégager un volume encore plus vaste et un petit frunk de 15 litres permet éventuellement de stocker un câble de charge loin des bagages, dans une zone qui peut être salie sans conséquence.

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© Un petit “Frunk” bien pratique – 01net.com

Avec ses deux configurations intérieures, on ne peut s’empêcher de comparer l’EV2 au Hyundai Inster. La grande différence, c’est que le Kia EV2 étant fabriqué en Europe, il ne souffre pas de problème d’éco-score là où seule la version 5 places du mini SUV Hyundai permet d’éviter une surcote.

Le grand cousin du Hyundai Inster

Une fois à bord, on découvre un habitacle relativement vaste, bien aidé par la grande garde au toit. Le conducteur aura avant cela pu apprécier un petit message de bienvenue affiché sur un mini-écran en haut de la contre-porte. Cet écran pourra évidemment servir à diffuser d’autres informations à l’entrée ou à la sortie de la voiture.

Kia Ev2 Interieur 3
© Un petit message d’accueil sympathique – 01net.com

Les sièges sont de bonne taille également et proposent de multiples réglages (électriques) pour facilement trouver sa position de conduite. Selon les versions, le volant sera à 2 ou 3 branches.

La découpe des contre-portes est pour le moins originale. En dissociant l’accoudoir du panneau de contrôle des ouvrants, Kia dégage de la hauteur de rangement pour le bac de portière et en facilite l’accès. On y fera facilement tenir une grande bouteille d’eau debout, c’est bien vu et ça ne gêne absolument pas le confort. Au centre, les deux porte-gobelets sont également modulables pour pouvoir accueillir un peu tout et n’importe quoi. Enfin, l’accoudoir central au bout duquel Kia a disposé quelques commandes (caméra, radar de parking…) s’ouvre lui aussi sur un confortable volume de rangement.

Kia Ev2 Ecran 1
© L’écran principal de l’EV2

Les passagers avant disposent également de trois prises USB-C et d’un chargeur à induction. L’instrumentation et l’infodivertissement sont assurés par un système à 3 écrans, comme Kia en propose déjà dans d’autres véhicules, tel l’EV3. Ce triple affichage utilise deux dalles 12,3 pouces qui encadrent une troisième, plus petite, de 5,3 pouces. Celle-ci est dédiée essentiellement à la climatisation, laquelle dispose également de commandes physiques sur la planche de bord.

Quelques boutons de raccourcis sont également présents pour accéder à la navigation, aux réglages, au choix des médias ou encore à un raccourci programmable. Ce bouton permet d’accéder à une fonction de son choix sans parcourir l’arborescence toujours un peu complexe chez Kia-Hyundai. On en trouve d’ailleurs un second sur le volant, qui lui aussi peut appeler une fonction en raccourci. Mais ne pensez pas à en faire une macro-commande pour activer un jeu d’aides à la conduite favori, par exemple, ça ne marche pas comme ça chez Kia. Vous pourrez certes accéder plus rapidement à l’écran des ADAS, mais si vous souhaitez en désactiver plusieurs, vous devrez le faire une par une.

Kia Ev2 Ecran 9
© L’EV2 dispose d’une caméra 360

Très bon point en revanche pour la qualité de la caméra 360 qui permet de visualiser l’auto en 3D dans son environnement. On aurait juste adoré que l’image de la voiture corresponde à celle de sa configuration usine, au moins pour la couleur de sa peinture.

Puisqu’on évoque l’infodivertissement, notez que Kia va proposer une version baptisée ccNC Lite, identique en apparence mais dépourvue de navigateur. L’idée est ici de ne se reposer que sur la connectivité et la réplication smartphone de l’utilisateur, ce qui permettra de faire baisser un peu le prix sans nuire à l’usage. Revers de la médaille, le planificateur de charge intégré à la navigation ne sera évidemment plus de la partie, mais comme on dit, « il y a des apps pour ça ».

Kia Ev2 Ecran 7
© La gestion de l’autonomie sur l’EV2 – 01net.com

Parlant d’app, Kia mise beaucoup sur la connectivité smartphone. Celle-ci permet de disposer d’une clé numérique (Digital Key) partageable, mais aussi de piloter plusieurs fonctions de la voiture, et même de la garer en la télécommandant depuis l’extérieur lorsque la place manque pour ouvrir les portières.

Robuste en apparence

Pour ce qui est de la finition et de l’ambiance, l’EV2 inspire la robustesse. Sans être ostentatoire, le choix du matériau du haut de la planche de bord donne un petit côté cosy-confortable à la voiture. Le reste est solidement assemblé mais n’évite évidemment pas le plastique. L’ambiance lumineuse est paramétrable et fait appel à des bandeaux LED qui éclairent directement et indirectement certaines zones. Sans être indispensable, c’est plutôt bien fait.

Kia Ev2 Ext 10
© L’arrière très cubique de l’EV2

À l’arrière, enfin, les passagers disposent de deux aérateurs orientables — peu commun à ce niveau de gamme —, d’aumônières de rangement dans le dos des sièges du premier rang, ainsi que de prises USB-C intégrées au montant intérieur de ces mêmes sièges avant. Notez que le haut de chaque dossier avant fait également office de poignée de maintien. C’est astucieux. Enfin, l’espace aux jambes est tout à fait décent, là encore pour un véhicule de cette catégorie. Kia affirme avoir l’ambition d’en faire potentiellement le seul véhicule de la famille et affiche d’ailleurs d’autres arguments pour cela, nous y reviendrons plus loin.

Autonomie, batterie, moteur et recharge

Kia a choisi de ne pas encore dévoiler la totalité des caractéristiques de l’EV2. Ainsi, il a fallu gratter un peu pour savoir que le moteur proposé au départ développera 142 chevaux.

En version batterie Standard, l’utilisateur disposera d’un capital de 42,2 kWh de batterie (comme le cousin Inster) qui lui offrira 317 km d’autonomie WLTP, tandis que la version Long Range sera équipée de 64 kWh (15 kWh de plus que l’Inster, en revanche) d’accu et de 448 km de portée. Pour rappel, la Renault 4 dispose d’une batterie de 52 kWh.

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© Kia n’a pas donné le détail sur la puissance de charge rapide

Pour la recharge, on sait déjà que le chargeur AC embarqué sera de 11 kW en série, avec une option à 22 kW. S’agissant d’un véhicule d’abord urbain de par ses dimensions, c’est un choix bien pensé. En revanche, on ne sait encore rien du chargeur DC qui sera installé sous le capot de l’auto, mais on peut imaginer que, comme pour l’Inster, il sera différent selon la taille de la batterie.

Les temps de charge de 10 à 80 % de SoC, respectivement 29 et 30 minutes selon que vous disposerez d’une petite ou grande batterie, ne permettent pas vraiment de deviner s’ils seront identiques à ceux de l’Inster (73 et 85 kWh) car le groupe coréen mise sur la stabilité de la courbe de charge plutôt que sur la puissance du pic.

Kia Ev2 Ext 6
©

L’auto dispose d’un planificateur de charge intégré au système de navigation et est compatible Plug and Charge, un dispositif qui, rappelons-le, permet sur certaines bornes de ne pas avoir à badger pour déclencher la charge et la facturation.

Enfin, côté performances, l’EV2 est donnée pour une vitesse maxi de 160 km/h et des accélérations de 0 à 100 km/h en 8,7 ou 9,5 secondes selon qu’il s’agit de la petite ou de la grande batterie qui équipent l’auto. Dans tous les cas, la capacité de remorquage est de 750 kg.

Et le tarif ?

C’est la grande inconnue de l’équation EV2. Pour le moment, Kia n’a pas encore communiqué sur les tarifs de son petit SUV urbain, aussi ne peut-on que spéculer sur ceux-ci. Plus compact encore, le Hyundai Inster démarre à 25 350 euros et atterrit à 30 800 euros dans sa version la plus huppée. L’EV2 affichera sans aucun doute un prix facial plus élevé, mais aura pour lui de pouvoir lui déduire les montants de certains dispositifs d’aides à l’achat auxquels sa fabrication sur le sol européen lui donnera accès. En face de lui, le premier prix de la Renault 4 est de 30 000 euros.

Bilan

Conçu en Europe pour le marché européen, le Kia EV2 semble parfaitement calibré pour répondre aux attentes des électromobilistes en quête d’un petit véhicule polyvalent. Très bien équipé, gavé de technologies et de connectivité pour attirer les plus geeks, il sait aussi se distinguer par son design et un intérieur très habitable qui, de surcroît, n’est pas au détriment du volume du coffre. Par ailleurs, il pourrait aussi profiter de la contre-performance commerciale de la Renault 4, qui semble ne pas susciter le même engouement que la petite R5.

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