la France relâche le basketteur russe soupçonné d’extorsion par ransomware

la France relâche le basketteur russe soupçonné d'extorsion par ransomware



Le basketteur russe Daniil Kasatkin a été libéré par la France. Les autorités françaises ont accepté de relâcher l’athlète, soupçonné de complicité dans 900 attaques par ransomware, en échange d’un chercheur français, Laurent Vinatier.

L’été dernier, Daniil Kasatkin, un basketteur professionnel russe, a été arrêté par la police à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Placé en détention à la demande des États-Unis, l’athlète est soupçonné d’avoir collaboré avec un gang de ransomware impliqué dans 900 cyberattaques à l’encontre d’institutions américaines. Le jeune homme aurait notamment participé aux négociations des rançons. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt américain pour « complot en vue de commettre une fraude informatique  » et « complot de fraude informatique».

Le basketteur clame son innocence, et affirme avoir été piégé par « un ordinateur d’occasion ». Selon son avocat, « il est nul en informatique et n’est même pas capable d’installer une application ». Selon lui, « aucun élément de preuve » était apporté par la justice américaine, l’adresse IP épinglée étant celle d’un « VPN auquel tout le monde peut se connecter ».

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Un échange entre la France et la Russie

Quelques mois après son arrestation à Paris, Daniil Kasatkin a été libéré par les autorités françaises, rapportent nos confrères de Reuters. Libéré mercredi soir, l’athlète est directement rentré à Moscou. Il ne sera donc pas extradé vers les Etats-unis, comme le voulaient les autorités américaines. En vérité, le basketteur a fait l’objet d’un échange avec la Russie. La France a accepté de libérer Kasatkin si la Russie relâchait le chercheur français Laurent Vinatier, sous les barreaux dans une prison russe depuis juin 2024.

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Les autorités russes l’accusaient de ne pas s’être enregistré comme « agent de l’étranger » alors qu’il recueillait, selon elles, des informations à caractère militaire pouvant servir contre la sécurité de la Russie. En clair, la justice lui reprochait de ne pas avoir accompli une formalité administrative. Pour ce motif, il a été condamné à trois ans de camp de détention, même s’il n’avait pas été officiellement inscrit sur la liste des « agents de l’étranger » par Moscou. Laurent Vinatier a reconnu ne pas s’être enregistré comme agent de l’étranger, assurant qu’il ignorait tout de cette obligation.

L’échange de prisonniers, une habitude russe

Ce n’est pas la première fois que la Russie négocie des échanges de prisonniers. En août 2024, le cybercriminel Roman Seleznev, présenté comme le fils d’un député proche de Vladimir Poutine, a ainsi été libéré dans le cadre d’un vaste troc carcéral avec les États-Unis.

Quelques mois plus tôt, Alexander Vinnik, le cofondateur de la plateforme d’échange de cryptomonnaies BTC‑e, avait lui aussi été renvoyé en Russie dans le cadre d’un troc avec Washington. En échange, Moscou avait accepté de libérer l’enseignant américain Marc Fogel, condamné à quatorze ans de prison après son arrestation avec du cannabis sur le sol russe.

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Source :

Reuters



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