notre bilan du CES 2026

notre bilan du CES 2026


Chaque CES est une occasion unique de prendre le pouls de la planète tech et d’observer dans quelle direction elle à choisi de s’orienter. 2026 ne déroge pas à la règle avec une édition très chargée du salon de Las Vegas sur les nouvelles technologies. Dans cet article nous revenons sur les tendances majeures du salon et un peu moins sur les produits qui ont été distingués dans les 10 meilleurs produits aperçus au CES, par exemple. Ici, notre objectif est de comprendre les tendances de fond, celles qui vont marquer non pas ce salon, mais les prochains mois, voire les prochaines années. Voici notre bilan du CES 2026.

Robotique : bientôt un robot dans chaque maison ?

La robotique n’est pas un nouveau sujet au CES, c’est une arlésienne qui hante les allées du salon chaque année. Mais alors qu’on s’était habitués à l’idée d’une robotique purement fonctionnelle et désincarnée représentée par les aspirateurs robots et autres tondeuses autonomes, l’édition 2026 est venue nous rappeler qu’une robotique plus ambitieuse était toujours envisageable. À ce titre, deux annonces symbolisent particulièrement ce retour en force de l’idée même qu’un jour chaque foyer aura son ou ses robots domestiques et que parallèlement l’industrie aura fait déléguer les tâches pénibles et dangereuses à des agents robotiques.

© LG

Côté grand public, c’est LG qui s’est engouffré dans la brèche, son CLOiD regorge de promesses de gain de temps et de réduction de charge mentale. Capable de préparer le petit déjeuner, de mettre le lave-vaisselle ou encore de plier le linge, il est sur le papier ce qui se rapproche le plus du majordome robotique parfait. Malheureusement, si les prouesses de CLOiD sont tout à fait respectables, le résultat reste tout de même très théorique. Oui, il peut sortir une bouteille de lait du frigo et la poser sur la table, mais votre enfant de 4 ans le fera sans doute 10 fois plus vite. Oui, il peut plier le linge, mais il lui faut 2 mn pour plier en quatre une serviette et le résultat est, disons… discutable.

Rien de surprenant pour un concept, bien entendu, mais nous sommes encore loin du robot domestique commercialisable, à condition bien entendu d’avoir envie de partager sa vie avec un droïde.

En revanche, la révolution robotique pourrait s’accélérer dans les usines. Optimus de Tesla a déjà ouvert la voie, mais c’est Hyundai qui nous en a mis plein la vue sur ce CES. L’entreprise coréenne qui avait racheté Boston Dynamics il y a quatre ans, a dévoilé une nouvelle version du robot Atlas, tout simplement bluffante et déjà fonctionnelle. Le robot est prêt à prendre son poste dans l’usine de Hyundai dans l’État de Géorgie dès l’automne et son utilisation ne fait déjà plus de doute maintenant qu’il est propulsé par Google DeepMind.

« Avec votre permission » : le consentement appliqué à la Tech

C’est sans doute le mot qui résume le mieux ce CES 2026 : « permission », ou plus précisément « avec votre permission ». Ce n’est pas compliqué, presque à chaque fois que le mot IA était employé (et vous pouvez nous croire, il est revenu avec insistance dans une grande partie des présentations), il était aussitôt suivi de cette assertion en forme d’astérisque : « Votre nouveau compagnon IA à attacher autour du cou filme toute votre journée pour vous en montrer les temps forts… « avec votre consentement ». Vos lunettes connectées peuvent capter vos échanges avec vos collègues pour les résumer… « avec votre consentement ».

RGB : 3 lettres pour chambouler l’industrie TV

Ce sont ces trois lettres qui font l’actualité de l’industrie TV depuis quelques mois : R-G-B.

Que ce soit chez Hisense, pionnier dans cette techno avec du RGB MiniLED ou chez Samsung avec le Micro RGB et chez LG, la transition vers cette « nouvelle » technologie d’écran s’accélère. Et même si la recette peut varier, notamment au niveau du rétroéclairage, deux tendances se dégagent :

  • Un rétrécissement de la diagonale, pour arriver sur des modèles plus grand public
  • Une baisse des prix

En effet, si les modèles de démonstration ne rentrent pas dans une partie des salons (même si on vous souhaite de pouvoir accueillir un 100 pouces), les premiers modèles dotés de tailles plus conventionnelles arrivent chez tous les fabricants. Que ce soit chez LG, Samsung ou Hisense, on évoque des diagonales de 55, 65 et 75 pouces. Et ça c’est évidemment le signe d’une démocratisation en cours.

Mais pour que ce processus soit finalisé, il faut également une évolution des prix vers, là aussi, des tarifs plus accessibles. Et même si aucun fabricant n’a pour l’instant dévoilé les tarifs de ses modèles RGB, nous avons pu obtenir quelques indiscrétions au cours de nos échanges avec les différents acteurs. D’après les informations que nous avons pu récolter, les tarifs des premiers modèles 55 et 65 pouces en RGB avoisineraient ceux des modèles OLED premium à diagonale similaire. Autrement dit, le RGB coûte bien moins cher qu’il y a quelques mois, mais reste une technologie premium.

L’offensive des grands acteurs chinois (Dreame, Hisense, TCL)

C’est une tendance lourde depuis quelques années, qui a vu son aboutissement cette année. Le CES, délaissé progressivement par les marques majeures, a été pris d’assaut par des nouveaux acteurs, ou des marques autrefois jugées moins puissantes, venus de Chine dans leur grande majorité.

Ici, même si les chiffres le corroborent avec une délégation chinoise toujours plus importante chaque année, c’est l’impression visuelle qui prévaut. Dans le hall central, autrefois dominé par Sony ou encore Samsung, il n’y a guère que LG et Panasonic qui font figure de derniers résistants.

Sony a laissé sa place à Afeela, sa joint-venture avec Honda, pour faire acte de présence et sa voiture présentée déjà depuis plusieurs années semble déjà datée. Samsung, lui, a pris l’habitude de s’extraire du cœur du salon pour tenir son événement « First Look » dans un hôtel voisin. Il y a encore quelques années, ces deux-là se disputaient les deux plus belles places du « Center Hall ».

Désormais, ce sont Hisense, TCL et surtout Dreame qui affichent les stands les plus imposants et les plus prestigieux. Dreame se paye même le luxe d’avoir un second stand dans une autre aile du salon, au Venetian, là encore parmi les plus visibles. À n’en point douter, la place des marques chinoises a changé. À l’image de Lenovo qui a marqué le CES 2026 de son empreinte, les marques chinoises ont dominé le salon.

Moins d’auto, mais quelles voitures !

Le CES n’est plus comme il a pu l’être par moment un temps fort de l’auto. Audi, BMW et autres Mercedes, ne font plus le déplacement tous les ans, et lorsqu’ils le font, c’est rarement pour dévoiler des modèles majeurs.

Qu’importe, d’autres sont prêts à prendre leur place et là encore, les acteurs chinois ne sont jamais loin. Cette année, c’est Dreame qui a crevé l’écran. Non seulement la marque habituée des aspirateurs et autres lisseurs a dévoilé son premier concept de voiture électrique, mais elle a également placé sur la carte automobile sa filiale Mova qui elle a dévoilé non pas une mais deux voitures.

La recette est assez proche de celle qui fait le succès actuel de Xiaomi avec la SU7. Une fiche technique hyper ambitieuse (on parle d’une bolide qui frise les 2 000 ch et qui claque le 0 à 100 km/h en 1,8 s), un design d’hypercar assumé et une voiture centrée sur une partie logicielle qu’on devine maîtrisée. Certes, pour l’instant, ce n’est qu’un acte de naissance, mais en une petite semaine américaine, Dreame a prouvé qu’il pouvait réussir là où Dyson avait échoué et qu’il faudra désormais s’habituer à cette marque qui ne cesse de grandir.

Lenovo a dominé le salon

On ne peut pas avoir couvert le CES 2026 sans avoir constaté la domination de Lenovo. C’est simple, le constructeur chinois était partout. Sur les murs lumineux des hôtels, sur les plus grandes affiches du centre de convention et même sur la Sphère que Lenovo a privatisé le temps d’une journée pour y tenir son grand événement, le Tech World. Rarement un constructeur ne nous était apparu aussi puissant sur ce salon et c’est d’autant plus notable a l’heure ou les incontournables du secteur, Sony et autres Samsung se font de plus en plus discrets.

Lenovo Legion Pro Rollable 01
© Lenovo / Montage 01net

En plus de cette omniprésence, le constructeur chinois s’est présenté au CES avec tout un tas de concepts intéressants et de produits marquants dans sa besace. Nous avons ainsi vu un PC avec écran enroulable horizontal, capable de passer de 16 à 24 pouces en un clic. Un autre avec un écran enroulable ce coup-ci vers le haut. Mais le plus marquant fut sans doute celui avec un écran capable de vous suivre physiquement grâce à une charnière mécanisée centrale. Il était même possible de lui donner quelques ordres simples à l’aide de la voix pour qu’il se tourne, s’ouvre, se ferme, ou effectue carrément un tour à 180 degrés pour partager votre écran avec la personne en face de vous.

N’oublions pas non plus que Motorola, qui appartient à Lenovo, a profité du CES 2026 pour lancer son premier smartphone pliant au format livre, le tout sous le giron de la marque Razr, puisqu’il s’agit du Motorola Razr Fold. En guise de première impression, disons simplement que Motorola sort une première version déjà très soignée, qui s’inspire sans aucun doute du Pixel 10 Pro Fold pour ses ratio d’écran.

Lunettes partout, révolution nulle part

Le convention center de Las Vegas regorgeait de lunettes connectées en tout genre. Nous avons pu en essayer une demi douzaine, certaines avec des contrôles tactiles, d’autres avec des boutons physiques et dans l’ensemble, cette catégorie de produit ne nous semble pas encore prête pour le grand public.

Ray Ban Meta 2
© Les Ray-Ban et leur Neural Band – 01net.com

Toutes les fonctionnalités sont un peu gadgets et l’interface manque souvent à la fois de clarté, mais aussi de lisibilité. Les lunettes AR qui se contentent simplement de remplacer un écran nous semble pour l’heure une idée bien plus fertile.

Toutes… sauf une paire. Un modèle effectivement sort du lot et pas n’importe lequel : les Ray-Ban Meta Display. Comment ? En associant les binocles avec un bracelet connecté, le Neural Band qui ajoute une nouvelle couche de contrôles, mais aussi des fonctionnalités plus poussées. On vous raconte tout ça dans notre prise en main complète des Ray-Ban Meta, un modèle pour l’instant non disponible en France.

Trop tôt pour le Wi-Fi 8

Oui, c’est le propre d’un salon sur les nouvelles technologies d’être quelque peu en avance sur son temps. L’inverse serait même une hérésie. Mais parfois cette volonté d’anticiper semble quelque peu prématurée, y compris lorsque ces technologies n’impliquent pas de concept futuriste. 

Ainsi, cette semaine à Las Vegas, plusieurs acteurs tels qu’Asus ou encore TP Link ont dévoilé leurs premiers routeurs Wi-Fi 8. Oui, vous avez bien lu, 8, soit la norme 802.11bn. Un seul problème, et non des moindres, la norme n’est pas encore finalisée et elle pourrait encore largement évoluer dans les deux prochaines années. D’ailleurs, si on prend de recul, on constate aisément que le Wi-Fi 7 n’en est qu’à ses débuts et qu’une bonne partie du matériel n’est pas encore compatible avec cette version du réseau sans fil.

Enfin, lorsqu’on regarde les propriétés et les promesses du Wi-Fi 8, on est aussi tenté de tempérer non ardeurs et pour cause, le prochain saut générationnel ne s’accompagnera pas d’une explosion des débits. Avec le Wi-Fi 8, c’est surtout la stabilité du réseau qui devrait être améliorée. Bref, vous pouvez continuer à vous équiper en Wi-Fi 7, rien ne presse.

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