le patron de Nvidia règle ses comptes

le patron de Nvidia règle ses comptes



Les critiques contre l’IA, jugées excessives ou anxiogènes par ses promoteurs, feraient plus de mal que de bien. Après Satya Nadella, c’est au tour de Jensen Huang, le patron de Nvidia, de s’en prendre aux discours alarmistes qui freinent les investissements et brouillent le débat autour de l’intelligence artificielle générative.

Jensen Huang dirige Nvidia, l’entreprise dont les puces constituent aujourd’hui l’ossature matérielle de l’intelligence artificielle générative. Il n’y a donc rien de plus normal que de le voir défendre son bifteck, et c’est ce qu’il a fait dans le podcast No Priors. Le patron du géant américain s’en prend aux oiseaux de mauvais augure qui pronostiquent le pire — et sans les nommer, il pointe du doigt quelques uns de ses homologues.

La petite musique anxiogène qui entoure l’IA

« Je pense que des personnes pourtant très respectées ont causé beaucoup de dégâts, elles ont propagé un récit alarmiste, un récit de fin du monde, presque de science-fiction », déplore-t-il. « Et je comprends que beaucoup d’entre nous aient grandi en aimant la science-fiction, mais ce n’est pas utile », ajoute le dirigeant. « Ce n’est utile ni pour les gens, ni pour l’industrie, ni pour la société, ni pour les gouvernements. »

Qui a-t-il en tête ? Jensen Huang ne le dira pas, mais il n’est pas interdit de penser qu’il a peu goûté les déclarations de Dario Amodei, le CEO d’Anthropic, qui en mai dernier s’alarmait de l’impact de l’IA sur le marché de l’emploi. Le créateur des modèles Claude milite pour un meilleur contrôle de la technologie.

Lire « 20% de chômage à cause de l’IA » : le patron d’Anthropic sonne l’alarme

Pour Jensen Huang, le danger est que ces grands patrons donnent aux gouvernements des arguments pour réglementer l’IA — évidemment, c’est la dernière chose que voudrait Nvidia. « Leurs intentions sont manifestement profondément contradictoires, et il est tout aussi clair qu’elles ne vont pas entièrement dans l’intérêt général », insiste-t-il. « Ce sont évidemment des PDG, évidemment des entreprises, et ils défendent, évidemment, leurs propres intérêts. »

Plus largement, Jensen Huang déplore le discours négatif, voire alarmiste, qu’il entend ici et là. « Quand 90 % du discours tourne autour de la fin du monde et du pessimisme, je pense que cela effraie les gens et les dissuade d’investir dans l’IA », alors que ces investissements rendraient la technologie « plus sûre, plus fonctionnelle, plus productive et plus utile à la société ».

Évidemment, on ne s’attend pas à ce que le boss de Nvidia se range soudainement dans la case des sceptiques de l’IA. Après tout, son business est de promouvoir l’IA pour vendre toujours davantage de capacité de calcul. Si parler de catastrophe n’est « pas utile pour la société », il admet aussi qu’il serait « trop simpliste » de balayer entièrement l’un ou l’autre des deux camps qui s’opposent, les pessimistes et les optimistes. Chacun détient peut-être une part de vérité.

L’intervention de Jensen Huang tombe quelques jours après le billet de Satya Nadella, le patron de Microsoft, qui se plaignait que l’« AI slop », cette « bouillie » d’images et de textes sans intérêt générés par IA, occupait toutes les conversations autour de la technologie. Et qu’il fallait en finir.

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