Si Nvidia a assuré que deux de ses GPU milieu de gamme — les GeForce RTX 5070 Ti et la RTX 5060 Ti (16 Go) — ne sont pas en fin de vie, il n’empêche : se procurer les cartes graphiques du fabricant à un prix honnête est mission impossible. Et ça ne va pas aller en s’arrangeant, à en croire un fuiteur bien informé.
Aucun nouveau GPU ne serait annoncé cette année par Nvidia, affirme MEGAsizeGPU, un informateur réputé pour tout ce qui touche au hardware. « Aucun nouveau produit n’est prévu pour 2026 », affirme-t-il. De quoi doucher les espoirs d’une éventuelle déclinaison Super de la gamme RTX 50, ou de tout autre rafraîchissement intermédiaire.
Nvidia gère la pénurie
C’est pourtant une pratique habituelle de Nvidia pour relancer une génération en milieu de cycle. Une pause complète en 2026 serait donc une rupture avec un calendrier qui certes, n’est pas officiel, mais bien installé dans les esprits. Et attendu par pas mal de joueurs.
L’autre mauvaise nouvelle, c’est que Nvidia aurait réduit de 15 à 20 % l’approvisionnement en GPU destiné à ses partenaires assembleurs (AIC). C’est toujours mieux que la vilaine rumeur, démentie depuis, de la fin de vie des GeForce RTX 5070 Ti et RTX 5060 Ti (16 Go), mais ça n’est pas spécialement plus glorieux.
Les AIC, ce sont les fabricants qui conçoivent et commercialisent les cartes graphiques à partir des puces Nvidia : Asus, MSI, Gigabyte sont parmi les plus connus. En contrepartie de ce recul des approvisionnements, l’entreprise continuerait de livrer les puces avec la mémoire associée. Les partenaires vont donc dépendre entièrement de Nvidia non seulement pour les puces, mais de plus en plus pour la mémoire.
Traditionnellement, les AIC achètent séparément le GPU à Nvidia, et la mémoire vidéo auprès d’un fournisseur comme Samsung, Micron ou SK Hynix. Problème : ces derniers préfèrent fournir les acteurs de l’IA qui ont de gros besoins en RAM et passent d’énormes commandes, comme l’a encore confirmé Micron cette semaine.
La GDDR7, utilisée dans les RTX 50, se retrouve en forte tension, les prix flambent et l’approvisionnement devient incertain. En livrant ses GPU avec la mémoire associée, Nvidia sécurise ses stocks et évite que les partenaires AIC se retrouvent avec des GPU impossibles à assembler. Revers de la médaille, ces mêmes AIC perdent une grande partie de leur flexibilité : les marges de négociation sont réduites à peau de chagrin.
En mettant tout cela bout à bout (réduction des volumes, moins de contrôle sur la mémoire, absence de nouveautés pour cette année), les joueurs se retrouvent au cœur d’une tempête parfaite. Nvidia priorise ses capacités industrielles ailleurs (pour l’IA et les data centers), le marché du jeu vidéo devient secondaire et la gestion à flux tendu interdit quasiment toute baisse des prix.
Évidemment, tout cela est à prendre avec les pincettes habituelles puisque Nvidia n’a rien confirmé. Néanmoins, vu la situation actuelle sur le marché de la mémoire, l’indiscrétion est tout à fait crédible.
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Source :
Tom’s Hardware