Un message énigmatique a fait son apparition sur les écrans de chargement du Xbox Cloud Gaming : « 1 h de jeu par session financée par la pub ». L’indice, repéré par de nombreux joueurs et relayé par le journaliste Tom Warren, ne laisse que peu de place au doute.
Microsoft prépare le terrain pour une nouvelle porte d’entrée à son service de jeu en streaming, totalement distincte de l’abonnement Game Pass.
En quoi consiste cette nouvelle offre gratuite ?
L’idée est simple : permettre l’accès au cloud gaming sans débourser un centime. En contrepartie, les joueurs devront visionner des publicités. La formule, encore non officielle, mentionne des sessions de jeu limitées à une heure. Il ne s’agit pas d’un accès illimité au catalogue du Game Pass, mais plutôt d’une version d’essai ou d’un service promotionnel.
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Cette approche permettrait à n’importe qui possédant un appareil compatible et une bonne connexion internet de tester la technologie. C’est une vitrine pensée pour convaincre. Un utilisateur satisfait par la performance du service pourrait ensuite être tenté de basculer vers une formule payante pour une expérience sans contraintes.
Pourquoi Microsoft lance une telle formule ?
La stratégie de Microsoft est évidente : élargir sa base de joueurs à tout prix. Face à la popularité de la PS5 et à la percée inattendue du Steam Deck de Valve qui popularise Linux dans le gaming, la firme de Redmond doit trouver de nouveaux leviers de croissance. L’objectif est de rendre son écosystème plus accessible et de rentabiliser ses immenses infrastructures de serveurs, parfois sous-exploitées.
Cette offensive vise à capter un public qui n’est pas prêt à payer un abonnement mensuel ou à investir dans une console coûteuse. En abaissant drastiquement la barrière à l’entrée, Microsoft espère convertir de nouveaux utilisateurs en clients fidèles sur le long terme.
Quelles seraient les limites et contreparties ?
Si la gratuité est alléchante, elle s’accompagnera de contraintes. Les sessions d’une heure seront entrecoupées ou précédées de publicités. Certaines rumeurs, rapportées par Windows Central, évoquent jusqu’à deux minutes de publicité pour débloquer une heure de jeu, avec une limite mensuelle fixée à cinq heures.
Le catalogue de jeux disponible reste la grande inconnue. Il pourrait se limiter aux titres gratuits ou aux jeux déjà achetés par l’utilisateur en dématérialisé. Les détails sur la qualité du streaming ou l’accès au multijoueur ne sont pas non plus connus. L’adage « si c’est gratuit, c’est vous le produit » n’a jamais été aussi pertinent.
À quand une annonce officielle pour Xbox ?
Pour l’instant, la marque Xbox n’a rien confirmé. Le message apparu sur les écrans de chargement pourrait être une erreur ou un test qui a fuité. Cependant, la convergence des sources indique un lancement probable au cours de l’année. La firme pourrait profiter d’un événement comme un Developer_Direct pour officialiser la nouvelle, ou simplement la déployer via un communiqué.
Cette nouvelle stratégie pourrait redéfinir l’accès au jeu vidéo pour des millions de personnes. Reste à voir si le modèle, inspiré de la SVoD, trouvera son public dans l’univers exigeant du gaming, où chaque interruption peut être source de frustration.
Foire Aux Questions (FAQ)
Cette offre gratuite remplacera-t-elle le Xbox Game Pass ?
Non, absolument pas. Cette formule avec publicité est conçue comme une offre d’appel, distincte et complémentaire des abonnements payants du Xbox Game Pass, qui resteront la seule voie d’accès à l’expérience complète sans publicité ni limitation de temps.
Quels jeux seront accessibles avec cette formule ?
Le catalogue exact n’est pas encore connu. Les spéculations portent sur une sélection de jeux gratuits, comme ceux des « Free Play Days », ou la possibilité de jouer aux titres que l’on possède déjà en version numérique. Il est très peu probable que l’intégralité du catalogue Game Pass soit incluse.
Faudra-t-il une console Xbox pour en profiter ?
Non, c’est tout l’intérêt du cloud gaming. Le service sera accessible depuis de nombreux appareils : un PC, un Mac, un smartphone, une tablette ou même un téléviseur connecté compatible, à condition de disposer d’une manette et d’une connexion internet stable.

