Le Logitech G321 Lightspeed promet confort et liberté du sans-fil pour moins de 70 €. Avec ses 210 grammes et son micro perche, le successeur du G435 a-t-il tout pour devenir la nouvelle référence des petits budgets ? Verdict après plusieurs semaines de test.
Avec le G321 Lightspeed, Logitech tente le pari audacieux de briser la barrière tarifaire du jeu sans fil sans sacrifier l’expérience utilisateur. Annoncé comme le successeur spirituel des modèles d’entrée de gamme de la marque, ce casque de seulement 210 grammes promet confort et polyvalence pour moins de 70 euros. À force de faire des concessions pour alléger la facture, le fabricant suisse a-t-il trouvé le juste équilibre ou a-t-il trop coupé dans le gras ? Voici notre verdict complet.
Un design qui mise tout sur la légèreté et le confort
Dès sa sortie de la boîte, le Logitech G321 surprend par une caractéristique physique immédiate : son poids. Avec seulement 210 grammes sur la balance, il est si léger qu el’on a presque l’impression de tenir une maquette vide. Cette légèreté n’est pas un hasard, c’est la pierre angulaire de la conception de ce modèle. Son fabricant veut qu’il se fasse totalement oublier une fois sur la tête. Et sur ce point, le pari est réussi haut la main. La pression exercée sur le crâne et les mâchoires est minime, ce qui permet d’enchaîner des sessions de plusieurs heures ou une journée entière de télétravail sans ressentir la moindre fatigue cervicale, un luxe souvent réservé à des casques bien plus onéreux.

Pour atteindre ce poids plume, Logitech a logiquement fait l’impasse sur les matériaux les plus nobles. Ici, point d’aluminium brossé ou d’acier, nous sommes face à une construction intégralement en plastique. Au toucher, l’impression est honnête mais sans fioritures ; cela sonne un peu creux et l’aspect général fait inévitablement penser à jouet. Cependant, cette apparente fragilité est trompeuse. L’arceau, bien qu’assez fin, fait preuve d’une flexibilité remarquable. Il résiste aux torsions et aux manipulations un peu brusques, ce qui est rassurant si le casque est destiné à voyager dans un sac à dos ou à être utilisé par des adolescents peu soigneux.
Côté confort cutané, le fabricant a opté pour des coussinets en tissu maillé respirant plutôt que le traditionnel similicuir. C’est un excellent choix ergonomique, particulièrement pour les mois d’été. Le tissu laisse circuler l’air et évite cette désagréable sensation de chaleur accumulée autour des oreilles. Revers de la médaille, cette matière offre une isolation passive assez faible. Vous n’êtes pas coupé du monde : le cliquetis de votre clavier mécanique ou les conversations dans la pièce voisine resteront audibles, ce qui peut être un frein si vous jouez dans un environnement bruyant.
À lire aussi : Test Logitech G Pro X Superlight 2c : la référence de l’esport passe au format poche
Une signature sonore taillée pour le « fun » immédiat
Lorsqu’on l’on lance sa première playlist ou sa première partie, le G321 affiche immédiatement la couleur. Ne cherchez pas ici une neutralité audiophile ou une fidélité chirurgicale, ce n’est pas sa vocation. Les transducteurs de 40 mm délivrent un son que l’on qualifie souvent de « V-shape », c’est-à-dire que les basses sont généreuses, voire prédominantes, et les aigus sont poussés pour tenter d’apporter de la clarté.

Cette signature sonore est clairement pensée pour le grand spectacle et le plaisir immédiat. Sur des jeux d’aventure, des RPG ou des titres explosifs comme Battlefield, le rendu est flatteur et immersif. Les explosions ont du coffre, les moteurs vrombissent avec conviction, et l’expérience est globalement très plaisante pour un usage ludique décontracté.
Cependant, cette approche montre ses limites dans le domaine compétitif. Sur des FPS tactiques exigeants comme Counter-Strike 2 ou Valorant, où la localisation spatiale des bruits de pas est cruciale, le surplus de basses a tendance à « brouiller » les fréquences médiums. Le paysage sonore manque parfois de définition et de séparation, rendant la lecture du jeu un peu plus confuse que sur un modèle plus haut de gamme.

Le principal regret technique réside dans l’absence de support logiciel. Contrairement à ses grands frères de la gamme G Pro ou G733, le G321 n’est pas reconnu par la suite logicielle Logitech G HUB. Cela signifie que l’utilisateur est privé d’égaliseur. Il est impossible d’atténuer les basses ou de rehausser les voix via une interface officielle. Ce que vous entendez en sortie de boîte est ce que vous aurez définitivement, une rigidité qui pourra frustrer les utilisateurs aimant peaufiner leurs réglages.
Communication : le retour salvateur de la perche
Là où le précédent G435 avait tenté l’innovation avec des micros intégrés aux oreillettes (avec un succès mitigé concernant la qualité de captation), le G321 opère un retour aux sources bienvenu. Il arbore une véritable perche micro physique. Ce choix, bien que plus classique esthétiquement, assure une qualité de communication nettement supérieure.

La voix est captée de manière claire et intelligible, sans cet effet « bocal » ou distant que l’on reproche souvent aux micros invisibles. Vos coéquipiers vous entendront parfaitement sur Discord ou Teams. De plus, Logitech a intégré la fonctionnalité « Flip-to-mute », un standard ergonomique toujours aussi efficace : il suffit de relever la perche à la verticale pour couper instantanément le micro. C’est un geste intuitif qui évite de chercher un bouton à l’aveugle en pleine partie.
Il faut toutefois noter que la réduction de bruit passive du microphone est assez basique. Si la perche isole mieux la voix que des micros intégrés, elle ne fait pas de miracles si votre environnement est très bruyant. Les frappes lourdes sur un clavier ou une télévision allumée à proximité seront perceptibles par vos interlocuteurs.
Connectivité et autonomie : la liberté a ses limites
L’atout majeur de ce casque reste sa double connectivité, qui le rend extrêmement polyvalent. D’un côté, nous avons la technologie Lightspeed via un dongle USB, qui offre une connexion sans latence perceptible, indispensable pour le jeu sur PC ou console PlayStation. De l’autre, le Bluetooth permet de connecter le casque à un smartphone, une tablette ou une Nintendo Switch en quelques secondes. Passer d’un mode à l’autre se fait via une simpel pression de bouton, transformant le G321 en un véritable casque « tout-terrain ». On regrettera simplement l’impossibilité de mixer les deux sources audio simultanément (écouter de la musique en Bluetooth tout en jouant sur PC), une fonctionnalité réservée aux modèles les plus onéreux.

Concernant l’endurance, le G321 assure le service minimum. Avec une autonomie annoncée et vérifiée d’environ 18 à 20 heures, il se place dans la moyenne basse du marché actuel, alors que la concurrence tend à standardiser les 30 heures, voire plus. Concrètement, cela suffit amplement pour une ou deux journée d’utilisation intensive, mais il faudra garder le réflexe de le brancher régulièrement via son port USB-C pour éviter une mauvaise surprise en pleine partie. Heureusement, la charge est relativement rapide et le casque reste utilisable pendant qu’il se recharge.
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.