L’agence spatiale américaine a lancé une procédure officielle pour valider l’usage de CapFrameX. Ce logiciel de benchmarking bien connu des joueurs PC pourrait servir à auditer les performances vidéo des simulateurs de vol de l’agence.
Quand on imagine les outils de la NASA, on pense souvent à des logiciels propriétaires développés dans le plus grand secret. Pourtant, l’agence spatiale américaine regarde aussi ce qui se passe dans le monde du hardware grand public. Le centre de recherche NASA Langley a officiellement entamé les démarches administratives pour pouvoir utiliser CapFrameX, un utilitaire open‑source gratuit,, sur ses machines de simulation.
Une procédure de validation enclenchée
L’information a été confirmée par les développeurs de CapFrameX eux-mêmes : c’est bien l’agence spatiale qui a initié le contact, et non l’inverse. Pour ceux qui ne le connaissent pas, CapFrameX est un incontournable du benchmarking. Il permet de capturer et d’analyser avec une précision chirurgicale les performances d’un système, notamment la stabilité du taux de rafraîchissement (FPS) et la latence. Cependant, on n’installe pas un logiciel sur un ordinateur fédéral comme on le ferait sur son PC de jeu.
NASA Langley has expressed interest in using #CapFrameX to assess FPS performance for cockpit simulator video systems and has started the U.S. government software approval process. pic.twitter.com/krOvALYUfv
— CapFrameX (@CapFrameX) January 22, 2026
L’objectif actuel est de faire passer au logiciel le processus d’approbation gouvernemental. Concrètement, la NASA évalue si cet outil, basé sur le projet open-source PresentMon d’Intel, respecte ses critères de sécurité et de fiabilité avant d’être potentiellement déployé pour des tâches de mesure.
Diagnostiquer les cockpits virtuels
Si la procédure aboutit, CapFrameX ne pilotera pas les simulateurs, mais aura un rôle d’audit technique important. La NASA souhaite l’utiliser pour analyser les performances vidéo (frametimes, FPS) des systèmes d’affichage de ses simulateurs de cockpit.
L’enjeu est de taille : l’agence forme ses pilotes sur des machines complexes, notamment pour le projet X-59, cet avion expérimental supersonique conçu pour réduire le bruit du franchissement du mur du son.
La chasse aux saccades
Dans ces simulateurs avancés, parfois montés sur vérins, la fluidité de l’image doit être parfaite. Une chute de FPS ou un « stuttering » (micro-saccade) peut désorienter le pilote ou fausser la perception des manœuvres d’urgence.
En s’intéressant à CapFrameX, les ingénieurs de Langley cherchent un moyen précis de monitorer la stabilité du rendu visuel. C’est un signal intéressant pour la communauté open-source : cela démontre que des outils communautaires, initialement taillés pour optimiser des cartes graphiques de gamers, offrent aujourd’hui une précision de mesure suffisante pour intéresser les ingénieurs de l’aérospatiale, sous réserve de validation.
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Source :
Tom’s Hardware