La plateforme chinoise, qui vient de passer entre les mains d’un consortium d’investisseurs américains proches de Donald Trump, est accusée de censurer certains contenus critiquant le président américain. Le gouverneur démocrate de Californie a décidé d’ouvrir une enquête sur le sujet. De son côté, TikTok souligne que ses règles de modération de contenu n’ont pas évoluées depuis son passage sous pavillon américain.
« Je lance une enquête pour déterminer si TikTok enfreint la loi de l’État (de Californie, NDRL) en censurant des contenus critiques envers (Donald) Trump », a déclaré Gavin Newsom, le gouverneur démocrate de Californie, le lundi 26 janvier sur le réseau social X.
La plateforme chinoise, utilisée par un Américain sur deux aux États-Unis, est accusée de censurer des critiques de Donald Trump après la mort d’Alex Pretti, un infirmier de 37 ans tué par la police de l’immigration américaine (« ICE ») trois jours plus tôt à Minneapolis, dans le Minnesota.
It’s time to investigate.
I am launching a review into whether TikTok is violating state law by censoring Trump-critical content. https://t.co/AZ2mWW68xa
— Governor Gavin Newsom (@CAgovernor) January 27, 2026
« Il est temps d’enquêter », écrit le gouverneur démocrate, après des plaintes d’utilisateurs affirmant que les messages anti-Trump ou anti-ICE étaient censurés. De son côté, TikTok a reconnu un « problème majeur d’infrastructure », dans un message sur X, lundi 26 janvier dans la soirée.
Since yesterday we’ve been working to restore our services following a power outage at a U.S. data center impacting TikTok and other apps we operate. We’re working with our data center partner to stabilize our service. We’re sorry for this disruption and hope to resolve it soon.
— TikTok USDS Joint Venture (@tiktokusdsjv) January 26, 2026
Pas de changement dans la modération des contenus depuis que TikTok US est sous pavillon américain
Quelques jours plus tôt, TikTok annonçait avoir finalisé la vente du réseau social américain à un consortium d’investisseurs principalement américains. L’accord, qui a évité à TikTok l’interdiction dans le pays, a mis fin à une saga de plusieurs années pendant lesquelles la plateforme était accusée d’être « le cheval de Troie du parti communiste chinois », sur fonds de compétition commerciale et technologique entre la Chine et les États-Unis. Or, un des investisseurs principaux n’est autre que la société Oracle, dont le PDG, Larry Ellison, est un proche de Donald Trump.
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De nombreux utilisateurs suggèrent que cette mainmise américaine sur la plateforme chinoise expliquerait que les vidéos anti-Trump ne se chargeraient pas correctement sur l’application. De son côté, TikTok a répété qu’aucune de ses règles de modération de contenu n’avait été modifiée. Mais depuis son changement de propriétaire, la société a reconnu avoir été confrontée à des problèmes techniques de grande ampleur.
Les perturbations constatées seraient liées à une panne dans l’un de ses centres de données. Interrogé par le média américain NPR, un porte-parole a déclaré qu’une enquête était en cours pour comprendre « les raisons des problèmes rencontrés par certains utilisateurs ».
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