Les deux principaux fabricants de mémoire ont une mauvaise nouvelle : les difficultés d’approvisionnement vont se poursuivre jusqu’en 2027. Samsung et SK Hynix partagent le même constat, et ce n’est pas de bon augure pour les prix des produits électroniques.
Un déséquilibre « extrême » : c’est ainsi que SK Hynix, un des géants de la mémoire, qualifie la situation actuelle avec cette demande « explosive » tirée par les besoins des acteurs de l’IA. Ces derniers font pousser les centres de données comme des champignons, et leurs serveurs ont besoin de mémoires de qualité. « Mais l’offre ne parvient pas à suivre la demande, ce qui se traduit par un déséquilibre extrême entre l’offre et la demande », a décrypté l’entreprise durant la présentation de ses résultats trimestriels.
L’IA affame le marché de la mémoire
Le concurrent Samsung tient le même discours. Kim Jae-june, responsable de l’activité mémoire du groupe coréen, a confirmé que « l’expansion de l’offre en 2026 et 2027 devrait rester limitée en raison des contraintes de capacité des salles blanches dans l’industrie ». Samsung prévoit bien d’augmenter la production de mémoire grâce à des investissements déjà actés ; l’an dernier, l’entreprise a investi 33 milliards de dollars dans des infrastructures de semi-conducteurs, et elle prévoit d’en mettre encore davantage sur la table en 2026 pour répondre à la demande.
Mais en attendant, les perspectives sont bouchées en dehors des clients IA. Samsung se dit ainsi contraint de répondre de manière sélective aux demandes de contrats pour limiter les risques de volatilité du marché. Le fournisseur privilégie la DRAM pour les serveurs (donc pour l’IA), les clients PC et mobile passant ensuite. SK Hynix admet que la plupart de ses clients ont du mal à sécuriser les volumes de mémoire et réclament une augmentation de l’offre.
Samsung et SK Hynix sont les rois du pétrole ici. Le premier a annoncé un résultat opérationnel d’environ 9,5 milliards d’euros pour sa division semi-conducteurs au quatrième trimestre 2025, un chiffre multiplié par cinq en un an. Samsung ne détaille pas ses profits par type de puces, mais il ne faut pas être grand clerc pour deviner que la RAM a joué un grand rôle ici.
Du côté de SK Hynix, le résultat opérationnel a bondi de 137 % pour atteindre 11 milliards d’euros environ. Les revenus tirés de l’activité HBM (mémoire à haute bande passante) ont « plus que doublé » en un an, contribuant de manière significative à la bonne fortune de l’entreprise.
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Source :
Nikkei