Copilot peine toujours à convaincre face à Gemini et ChatGPT

Copilot peine toujours à convaincre face à Gemini et ChatGPT



Microsoft se rêve en champion de l’IA, en numéro 1 d’un secteur en plein bouillonnement… mais dans les faits, ses solutions Copilot sont parmi les moins populaires. Pire, les utilisateurs s’en détournent au profit de la concurrence.

Le danger guette pour Microsoft. L’éditeur de Windows a mis beaucoup de ses œufs dans le même panier de l’IA, en investissant des sommes considérables dans OpenAI ainsi que dans le développement de data centers pour soutenir l’expansion de cette technologique. Pour Satya Nadella, le patron du groupe, l’industrie a dépassé le stade de la découverte d’une nouveauté et elle est entrée dans une phase où on commençait à distinguer le « spectacle » de la « substance ».

Les utilisateurs boudent Copilot

Autrement dit, l’IA, c’est maintenant du sérieux. Mais malheureusement pour Microsoft, les utilisateurs qui ont besoin de l’IA pour être productif se détournent de Copilot, le bot maison. Fin 2025, l’éditeur comptait 150 millions d’utilisateurs actifs de Copilot chaque mois, contre 650 millions pour Gemini… et 900 millions pour ChatGPT chaque semaine. Mais il y a pire. Entre juillet dernier et la fin janvier, la part des abonnés Copilot qui se servent du service comme option principale est passée de 18,8 % à 11,5 %, selon une étude de Recon Analytics.

Dans le même temps, la proportion d’utilisateurs payants qui choisissent Google Gemini comme premier choix a progressé, passant de 12,8 % à 15,7 %. Certaines entreprises n’utilisent que 10 % des licences payantes de Copilot, le bot étant davantage imposé que véritablement souhaité. Ce qui n’aide en rien, ce sont les multiples déclinaisons de Copilot (dans Microsoft 365, Edge, GitHub, les outils IT, l’app grand public…) ; résultat : les utilisateurs ne savent pas toujours quel Copilot fait quoi. L’éditeur en aurait conscience, selon le Wall Street Journal.

Même Satya Nadella se serait plaint en interne des limitations absurdes entre les différentes versions de Copilot. Le bot a du mal à travailler à travers plusieurs applications comme Word, Excel, Outlook, Edge… Les données organisées en silos protègent certes la confidentialité, mais ce fonctionnement limite l’utilité réelle. Claude Cowork, lancé il y a quelques semaines par Anthropic, fait un bien meilleur travail pour exploiter un maximum de données générées par ces apps.

Microsoft souffre aussi de ne pas avoir de modèles IA propriétaires véritablement compétitifs, elle dépend toujours beaucoup d’OpenAI et d’Anthropic. L’entreprise a beau investir dans la communication autour de Copilot (un spot sera d’ailleurs diffusé pendant le Superbowl), cela ne se traduit pas auprès des utilisateurs qui préfèrent d’autres bots. Il y a encore moyen de redresser la barre, mais ce retard commence à se voir.

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Source :

WSJ



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