les voitures électriques, ce repoussoir sur quatre roues

les voitures électriques, ce repoussoir sur quatre roues


Les voitures électriques n’attirent pas les voleurs. Les véhicules dotés d’une batterie et de moteurs électriques sont vingt fois moins victimes de vols que leurs équivalents thermiques.

Vingt fois moins ! C’est la probabilité de se faire voler sa voiture si elle est électrique. Non, les véhicules à pile ne disposent pas d’un système antivol particulier, ils sont simplement moins convoités par les malfrats et ce pour plusieurs raisons.

Commençons par les chiffres d’abord. Dans un contexte de baisse généralisée du nombre de vols de voiture en France (-9 % en 2025 par rapport à l’année précédente), un chiffre dénote : seuls 3 % des vols signalés concernent un véhicule électrique. En comparaison, la part de voitures thermiques et d’hybrides volées reste stable.

La voiture électrique, repoussoir à voleurs

Si les voleurs ne s’attaquent pas à la voiture électrique, ce n’est pas par crainte de trouver une batterie vide et de devoir s’arrêter à la borne quelques minutes seulement après leur méfait… quoique.

Les facteurs qui réduiraient le risque de vol pour les VE sont en réalité plus divers. Il y a d’abord une raison structurelle : dans la très grande majorité des cas, les voitures électriques sont des véhicules relativement récents, voire très récents, et donc particulièrement connectés. Cette technologie embarquée qui induit parfois la possibilité de traquer ou de bloquer le véhicule à distance agirait comme un repoussoir pour une partie des malfaiteurs.

Dans le même ordre d’idée, le nombre important de caméras et de capteurs embarqués dans ces véhicules augmenterait la prise de risque inhérente à leur vol.

Un marché noir sans débouchés

Mais ce n’est pas tout. À l’inverse des véhicules thermiques ou hybrides, les voitures électriques disposent de moins de pièces et de composants mécaniques susceptibles d’être revendus. Ajoutez à cela que les pièces électriques telles que l’onduleur ou les moteurs sont marquées numériquement et vous saisissez rapidement le manque d’intérêt d’un tel vol.

© La batterie du Porsche Cayenne

Quid de la batterie ? Sur le papier, c’est un butin de taille, susceptible d’être revendu au prix fort. Mais là encore les choses ne sont pas aussi simples qu’il y parait. Il y a d’abord le poids de la bête (entre 300 et 600 kg selon le type de véhicule), mais il y a aussi les risques liés à sa manipulation quand ce ne sont pas là encore des pièces marquées numériquement comme chez Porsche et les cellules de la batterie de son nouveau Cayenne électrique.

En définitive, malgré sa valeur marchande a priori supérieure, la voiture électrique est non seulement plus difficile à voler à première vue, mais nettement moins intéressante une fois subtilisée.

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