Après ses plaintes contre X et Grok, un député français interdit de territoire américain

twitter ancien versus nouveau logo


Les États-Unis de Donald Trump ont la liberté d’expression sélective. Un député français, Éric Bothorel, est depuis peu interdit de séjour outre Atlantique. Son tort : avoir dénoncé à la justice les pratiques de X (anciennement Twitter).

Pas touche au chouchou : signaler à la justice les pratiques douteuses du réseau social d’Elon Musk peut provoquer l’ire de l’administration Trump. Éric Bothorel est maintenant interdit de séjour sur le sol américain, comme l’écrit Le Canard enchaîné du jour. Le député Renaissance, spécialiste des questions de tech, est à l’origine d’une enquête sur X : c’est suite à son signalement début 2025 que le parquet de Paris s’intéresse à l’algorithme de recommandation de contenus.

Critiquer Elon Musk peut coûter cher

En l’occurrence, le député des Côtes-d’Armor s’étonnait du fonctionnement de l’algorithme du réseau social et des modifications qui privilégient des thématiques favorables à l’extrême-droite et mettent davantage en avant des candidats de cette mouvance lors d’élections. Le mois dernier, Éric Bothorel saisissait de nouveaux la justice, cette fois contre Grok et la facilité avec laquelle le bot permet de déshabiller des femmes et des mineurs.

Éric Bothorel. © Jean-Luc Hauser, CC BY-SA 4.0

L’enquête a débouché sur une perquisition des bureaux parisiens de X le 3 février et une convocation d’Elon Musk le 20 avril. C’en était manifestement trop pour le gouvernement américain : Éric Bothorel, qui devait se rendre à Washington dans le cadre d’une délégation parlementaire, a appris que sa venue aux États-Unis était « fortement déconseillée ». Son nom avait été biffé de la liste des invités de la Maison-Blanche. Ambiance.

Plutôt que de risquer un refoulement à son arrivée sur le sol américain, le député a décidé de renoncer à son voyage. Peut-être aurait-il dû y aller tout de même, ne serait-ce que pour médiatiser une situation digne d’Ubu. Éric Bothorel n’est pas le seul citoyen français et européen à être persona non grata aux États-Unis ; Thierry Breton, l’ancien commissaire européen au Numérique et « architecte » des grands textes sur la régulation des marchés numériques, est frappé de la même sanction depuis décembre dernier.

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Source :

Le Télégramme



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