La mémoire vive et le stockage SSD ne sont pas les seuls composants touchés par la demande gigantesque des entreprises de l’IA. L’approvisionnement en bons vieux disques durs traditionnels est lui aussi sous tension ! Western Digital affirme ainsi avoir écoulé l’ensemble de sa capacité de production pour 2026 — et nous ne sommes qu’en février.
La ruée vers l’IA ne se contente pas de faire flamber les prix de la RAM et des SSD. Un autre pilier plus traditionnel du stockage est lui aussi touché : les disques durs mécaniques à plateaux (HDD). On les croyait plus ou moins tombés dans l’oubli, et il est vrai que les PC portables comme machines de bureau et les consoles utilisent majoritairement du stockage SSD, tout comme les smartphones évidemment. Ce qui explique la flambée des prix de ces appareils (sans oublier la mémoire vive).
SSD, HDD, le stockage en danger
Mais les HDD sont encore très utilisés dans les centres de données pour stocker d’immenses volumes d’informations. Contrairement à une idée reçue, l’IA ne repose pas uniquement sur des puces ultra-performantes et de la mémoire à haute bande passante : cette technologie s’appuie aussi des montagnes de données pour entraîner les modèles IA, les faire fonctionner, et pour les sauvegardes. Pour stocker ces masses d’informations à moindre coût, les fournisseurs de services cloud continuent de privilégier le HDD.
Le disque dur mécanique reste toujours aujourd’hui le support le plus économique et le plus efficace pour le stockage massif à froid. Et la demande est telle que les fabricants de HDD voient leurs stocks fondre à vue d’œil. C’est le cas pour Western Digital (WD), qui à l’occasion de ses résultats trimestriels, a reconnu que sa production était « pratiquement épuisée » pour 2026. « Nous avons des bons de commande fermes avec nos sept principaux clients », a précisé Irving Tan, le CEO du groupe.
Par ailleurs, des accords de long terme sur plusieurs années ont déjà été signés pour 2027 avec deux clients majeurs, et pour 2028 avec l’un d’eux. Ces contrats portent à la fois sur des volumes — exprimés en exaoctets — et sur les prix. Une large partie de la production est verrouillée à l’avance.
Les revenus issus du cloud représentent désormais 89 % du chiffre d’affaires du groupe, contre seulement 5 % pour le segment grand public. L’écart est tel que la stratégie est écrite à l’avance : donner la priorité aux clients entreprise et mettre au second plan le marché « client » traditionnel. Ce choix est aussi celui fait par les fournisseurs de mémoire SSD et RAM, eux aussi tentés par les marges plus élevées pour l’IA.
Pour le grand public, l’impact de la demande en HDD est moins visible que pour la mémoire vive ou pour le stockage SSD, mais on observe une dynamique similaire. Et ce sont des produits grand public ou semi-pro comme les NAS et les disques de grande capacité qui seront plus difficiles à trouver, et plus chers.
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Source :
WCCftech