Après la génération d’images et de vidéos, pourquoi ne pas s’attaquer maintenant à la musique ? L’app Gemini et sa version web peuvent désormais « créer » des chansons de 30 secondes à partir d’une simple requête texte. Y compris en français.
Gemini est maintenant capable de générer des chansons de 30 secondes à partir d’un prompt. Il suffit de saisir ce qui vous passe par la tête, d’indiquer éventuellement un style musical (reggae, opéra, électro, métal…), et de laisser le bot faire son boulot, en français, anglais, espagnol, allemand ou une des 8 langues disponibles.
Gemini passe derrière le micro
Le résultat s’accompagne d’une pochette animée, générée par le modèle Nano Banana. Il est ensuite possible d’affiner les paroles, le tempo, et même la voix du chanteur synthétique. Mieux encore, Gemini peut aussi « créer » un morceau à partir d’une photo ou d’une vidéo.
La chanson peut ensuite être téléchargée (en vidéo ou en MP3) ou partagée. Derrière cette prouesse, le nouveau modèle Lyria 3 développé par DeepMind. « L’objectif de ces morceaux n’est pas de créer un chef-d’œuvre musical, mais plutôt de vous offrir une manière amusante et originale de vous exprimer », explique le moteur de recherche. Jusqu’à présent, Lyria 3 se limitait à un outil de génération musical pour les créateurs de Shorts sur YouTube ; jusqu’à présent limité aux États-Unis, le modèle est désormais accessible partout dans le monde.
Mais c’est son intégration dans Gemini qui devrait lui permettre de faire la preuve de sa viralité. Il est en effet redoutablement simple de générer une chanson, que ce soit depuis l’application Gemini ou via gemini.google.com. Et c’est gratuit (les abonnés payants bénéficient d’un relèvement du plafond).
Qui dit IA générative, dit aussi inquiétudes sur le droit d’auteur, en particulier dans le domaine musical. Les entreprises du secteur n’ont pas pris de gants pour entraîner leurs modèles, piochant parfois dans des contenus sans autorisation. Depuis le lancement de Lyria en 2023, Google a « beaucoup appris » et se veut « particulièrement attentif au respect du droit d’auteur et des accords conclus avec nos partenaires lors de l’entraînement de Lyria 3 ».
Gemini n’est pas censé « imiter des artistes existants », mais si la requête contient le nom d’un artiste, le bot tentera de l’interpréter comme une « source d’inspiration créative » et produira un morceau partageant « un style ou une ambiance similaire ». Il reste cependant possible de signaler tout contenu qui pourrait porter atteinte à des droits d’auteur. « Nous reconnaissons toutefois que cette approche n’est pas infaillible », admet l’entreprise.
Enfin, chaque morceau généré par Gemini intègre un filigrane SynthID pour identifier sa nature de création IA. Il suffit de téléverser la chanson dans Gemini pour en savoir plus.
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Source :
Google