un rapport choc sème la panique sur les marchés financiers

un rapport choc sème la panique sur les marchés financiers



Un essai catastrophe au sujet de l’IA a semé la panique chez les investisseurs. L’essai dystopique imagine un futur dans lequel l’intelligence artificielle a provoqué une récession, marquée par une explosion du chômage, des licenciements en cascade et une crise hypothécaire. Ce scénario cauchemardesque reflète les peurs très réelles des investisseurs face à une IA qui promet de tout changer.

Le dimanche 22 février 2026, Citrini Research, un petit blog financier, a provoqué sans le savoir une vague de panique chez les investisseurs. Le blog a publié un essai de 7000 mots imaginant à quoi pourrait ressembler le marché de l’emploi en 2028, bouleversé par l’essor de l’intelligence artificielle. Cette dystopie financière dressait le panorama complet d’une économie massivement transformée par l’IA, avec un taux de chômage de plus de 10 % aux États-Unis, des licenciements massifs dans tous les secteurs et la montée d’un PIB fantôme, reposant sur l’IA, sans création de richesse réelle ni d’emploi.

Les « cols blancs ont perdu leur emploi au profit des machines et ont été contraints d’accepter des postes moins bien rémunérés », peut-on lire dans l’essai de Citrini Research. Les « propriétaires d’ordinateurs ont vu leur richesse exploser avec la disparition des coûts de main-d’œuvre », mais « la croissance des salaires réels s’est effondrée ».

L’essai prophétisait aussi un krach boursier, avec une chute de 38% du S & P 500, et un marché immobilier qui s’effondre dans la plupart des grandes villes. Le texte décrit l’avènement de l’IA comme une « pandémie économique ». Comme l’indique l’auteur Alap Shah, le but de l’essai est d’aider les investisseurs à mieux se préparer « aux risques potentiels liés à l’IA, qui rend l’économie de plus en plus imprévisible ». Sur X, Citrini Research précise qu’il s’agit « d’un scénario, et non d’une prédiction ».

Alors que l’intelligence artificielle est sur toutes les lèvres, l’essai s’est rapidement propagé dans le monde de la finance. Des analystes, des gérants de fonds d’investissement et des salariés du monde de la technologie se sont partagé l’article. Sur X, on peut voir que l’essai a fait un véritable carton, avec près de dix millions de vues en quelques jours.

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Un mini krach sur les marchés boursiers

Comme le rapportent plusieurs journaux américains, dont le Wall Street Journal, l’essai a provoqué un vent de panique chez les investisseurs. Dans la journée du lundi 23 février 2026, l’indice Dow Jones chute de 800 points, tandis que la capitalisation des valeurs logiciels perd environ 200 milliards de dollars en une journée. Pour le média, « le texte spéculatif de 7 000 mots » de Citrini Research fait partie des causes de la baisse des marchés.

Les actions des éditeurs de logiciels d’automatisation, en particulier ceux qui gèrent les relations client, décrochent parfois de plus de 9 % en quelques jours. Plusieurs experts parlent d’un mini krach dans certains secteurs. L’essai cible d’ailleurs particulièrement les sociétés de logiciels d’automatisation comme premières victimes boursières de l’IA. Les investisseurs, déjà nerveux à l’heure où l’IA bouleverse l’économie, se mettent à vendre leurs actions, aggravant l’effondrement de certaines valeurs.

Dans le secteur du logiciel, les ventes d’actions avaient débuté le mois dernier, mais elles se sont accélérées à la suite de la propagation de l’essai. Comme l’explique Peter Williams, analyste chez 22V Research, le rapport « a dramatiquement catalysé les craintes existantes et naissantes liées à l’IA »

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Un essai trop pessimiste

Bien vite, des experts, comme Alex Dryden, Christopher Dembik, et Stuart Mills, jugent les conclusions économiques très contestables, avec des estimations de pertes d’emplois fantasques et sans fondement. Pour Gérard MacDonell de Front Harbor Macro Research, le raisonnement ignore un principe économique de base, à savoir que la production génère du revenu. Pour le stratège londonien Joachim Klement, ce type de scénario cherche uniquement à faire le buzz.

« Les gourous de l’investissement qui vendent des bulletins d’information pessimistes gagnent plus d’argent en vendant leurs bulletins et leurs livres que ceux qui vendent des informations utiles », regrette Joachim Klement. 

Les analystes estiment que l’essai est exagérément pessimiste et que l’IA ne pourra pas remplacer autant d’emplois en l’espace de deux ans. Il n’y a « certainement aucun signe d’effondrement récent ou progressif des intentions d’embauche », souligne Peter Williams. Le stratège Ed Yardeni affirme qu’il continue de croire « que l’IA augmente la productivité des travailleurs mais ne les fait pas disparaître ». Bien qu’excessif et volontairement dystopique, l’essai de Citrini Research illustre néanmoins la tension qui règne sur les marchés financiers à l’heure où les start-up spécialisées dans l’IA, comme Anthropic ou OpenAI, multiplient les innovations à un rythme effréné. 

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Source :

Benzinga





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