Le Galaxy S26 Ultra intègre un filtre de confidentialité qui modifie la diffusion lumineuse des pixels, réduisant ainsi la résolution de l’écran de moitié d’après nos observations. Les mesures du 01lab nous ont aussi permis de constater que l’activation du filtre entraîne une baisse significative de la luminosité, atteignant une réduction de 52% en mode automatique.
Le filtre de confidentialité intégré directement au Galaxy S26 Ultra est sans aucun doute la nouveauté la plus marquante de ce début d’année sur les smartphones et sa différence la plus notable avec son prédécesseur. Et pour une fois, aucune IA n’est impliquée, il s’agit d’une astucieuse intégration hardware directement dans l’écran.
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Comme l’a expliqué la firme coréenne sur scène, Samsung a en effet modifié la façon dont fonctionnent les pixels par rapport à une dalle OLED traditionnelle. Habituellement, les pixels diffusent la lumière dans toutes les directions, en cône si vous voulez. Là, Samsung a modifié certains pixels afin qu’ils diffusent la lumière uniquement vers l’avant. Résultat lorsque l’écran éteint les pixels “classiques”, il ne reste plus que ceux qui diffusent vers l’avant. Astucieux non ? Et le mieux c’est que cela marche plutôt bien !
Avec un tel principe, une question se pose tout de même : est-ce que cela dégrade l’image ? Et oui, alors que de nombreuses marques mettent en avant des définitions toujours plus grandes pour leurs écrans, une sorte de course au nombre de pixels donc, Samsung se paye le luxe d’en diminuer artificiellement le nombre. Mais à quel prix ?
Pour répondre à cette question, nous avons passé le Galaxy S26 Ultra que nous allons testé sous la sonde de notre 01lab. Nous avons également réalisé des clichés à l’échelle microscopique de la dalle afin de voir de plus prêt comment fonctionne la solution de Samsung. C’est parti.
A quoi ça ressemble concrètement ?
Voici les clichés réalisés par le 01lab. A gauche vous trouverez l’écran lorsqu’il fonctionne normalement, à droite avec le filtre de confidentialité activé.
On peut voir plusieurs éléments très intéressants. Le premier, c’est que la densité de diodes diminue drastiquement. On constate que un carré sur deux, constitué de deux sous-pixels verts, un sous-pixel bleu et un sous-pixel rouge, a disparu. Si vous regardez de très près ces clichés, vous remarquerez également qu’on peut percevoir les sous-pixels éteints à droite.
La définition divisée par deux (!)
Concrètement, on peut donc calculer la définition de l’écran une fois celui-ci allégé de la moitié de ses pixels. On part d’une dalle de 3120 x 1440 pixels pour rappel, soit 498 pixels par pouce. En retirant un pixels sur deux, on arrive à une résolution de 1560 x 720 pixels, soit une définition de 249 pixels par pouce. On est donc bien en dessous du fameux “retina” de l’iPhone, 326 ppp.
A l’œil nu, d’après nos premières constatations, cela implique une lecture de l’écran un tout peu moins confortable sur les motifs très fins, comme les textes ou certaines diagonales. On peut donc dire que la définition baisse lorsqu’on utilise ce mode et donc la finesse d’affichage.
Un impact important sur la luminosité
Passons maintenant aux mesures réalisées à l’aide de notre sonde colorimétrique et du logiciel Calman Ultimate de Portrait Displays. Nous avons réalisé des relevés de luminosité d’abord avec le mode par défaut.
En SDR (donc sans l’activation de la technologie HDR), l’écran monte à 476 cd/m² lorsqu’on utilise la réglette du téléphone en manuel à 100%, ce qu’on appelle mode manuel, et il grimpe jusqu’à 2630 cd/m² en mode boost, c’est à dire avec l’écran réglé en mode automatique sous une source de lumière intense.
Lorsqu’on active le filtre de confidentialité, on note donc une perte sèche, puisque le mode manuel passe à 319 cd/m² mesurés et le mode automatique à 1252 cd/m², soit une baisse de 32% dans le premier cas et de 52% dans le second. Tout de même.
Le filtre confidentialité maximale a un impact important sur le contraste
Le Galaxy S26 Ultra intègre deux niveaux à son filtre de confidentialité. Le premier va simplement éteindre les pixels, comme on l’a expliqué plus haut, et le second va jouer sur le contraste de l’écran, pour donner quasiment l’impression qu’il est éteint.
Bonne nouvelle, ce niveau de confidentialité maximum n’a aucun impact sur le niveau de luminosité maximal. Nous avons mesuré peu ou prou les mêmes valeurs que le précédent, 318 cd/m² en mode manuel et 1246 cd/m² en mode boost.

En revanche, en manipulant le contraste, Samsung vient transformer les beaux noirs parfaits d’un écran OLED en un aplat de gris. Résultat, le ratio de contraste virtuellement infini d’un écran OLED s’écroule pour arriver à un chiffre absolument ridicule : 42:1.
Oui, quand on vous dit que le mode confidentialité maximal impact les performances de l’écran, ce n’est pas juste une impression. Le contraste est tout simplement ruiné. On se retrouve avec une dalle comme recouverte par un voile gris peu saillant et l’ensemble donne l’impression d’être désaturé.
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Un mode confidentiel époustouflant, mais il n’y a pas de miracle
A l’arrivée, on constate donc que la solution technique de Samsung, indéniablement impressionnante puisqu’intégrée directement au fonctionnement de la dalle, a bel et bien des implications concrètes dans les performances de celle-ci. En retirant un pixel sur deux, l’écran du Galaxy S26 Ultra est moins lumineux. A priori, cela n’impacte pas forcément la colorimétrie et la calibration de l’écran.
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