le Monero est de plus en plus populaire chez les cybercriminels

le Monero est de plus en plus populaire chez les cybercriminels


Monero, la cryptomonnaie réputée anonyme, a la vent en poupe sur le dark web. Alors que les forces de l’ordre sont devenues très douées pour suivre les flux en Bitcoin, de plus en plus de marchés clandestins se tournent exclusivement vers le Monero…

Monero (XMR), la cryptomonnaie réputée anonyme et impossible à tracer, est de plus en plus populaire sur le dark web. Massivement utilisé pour les échanges relatifs aux drogues, aux données volées et à une partie des ransomwares, le Monero est beaucoup plus difficile à pister que le Bitcoin ou les stablecoins. Sur les blockchains comme celles duBitcoin et de l’Ethereum, l’historique des transactions est accessible au public. C’est pourquoi les cybercriminels préfèrent de plus en plus échanger de l’argent en passant par la blockchain Monero.

Selon les chercheurs de TRM Labs, la tendance s’est accélérée à partir de 2024. Les experts indiquent avoir constaté un « changement structurel » sur les marchés noirs, avec de plus en plus de plateformes qui acceptent uniquement le Monero. C’est surtout le cas des marchés clandestins occidentaux, qui sont dans le colimateur des forces de l’ordre. Près de la moitié des marchés noirs lancés en 2025 sur le dark web fonctionnent uniquement avec Monero. C’est trois fois plus que trois ans auparavant.

À lire aussi : Krach du Bitcoin – cette plateforme crypto bloque les retraits à cause des « conditions de marché »

Le Monero comme alternative au Bitcoin

Comme l’explique TRM Labs, les autorités et les chercheurs sont devenus de plus en plus compétents dans l’analyse des blockchains. Au fil des ans, les autorités, aidées par des experts comme TRM Labs ou Chainalysis, ont amélioré leurs capacités de pistage. Désormais, les forces de l’ordre peuvent facilement suivre les flux d’argent en Bitcoin, en Ether ou en stablecoins.

De facto, il est de plus en plus difficile pour les pirates d’échapper aux enquêteurs. Les hackers doivent multiplier l’utilisation de services de mixage, qui servent à brouiller les pistes en mélangeant les cryptos en leur possession. Ces services génèrent évidemment des frais supplémentaires. Pour éviter les frais, et réduire les risques, les cybercriminels préfèrent se tourner vers le Monero. De plus en plus considérée comme la monnaie des criminels, le Monero a été exclu de plusieurs plateformes légitimes, à commencer par Binance. Face à la pression réglementaire, le numéro un de la cryptomonnaie a choisi de déréférencer le XMR.

Un cours en hausse

Par ailleurs, le cours du Monero a explosé à plusieurs reprises ces derniers mois, même quand le marché crypto était en berne. Le cours s’est d’abord envolé en novembre, avant d’enregistrer un nouveau record en janvier 2026. Entre le 10 et le 14 janvier 2026, des hackers ont volé plus de 200 millions de dollars en crypto sur un portefeuille, puis ont converti une partie du butin en Monero pour brouiller les pistes. Cette opération de conversion massive a fait bondir le cours de Monero d’environ 60% en quatre jours.

© CoinMarketCap

Enfin, notez qu’une mise à jour majeure du protocole Monero est en approche. Très attendue par la communauté, elle devrait venir renforcer la confidentialité du XMR. Il sera encore plus difficile de suivre les transactions sur la blockchain pour les enquêteurs et les forces de police. L’arrivée de la mise à jour, prévue dans le courant de l’année en cours, a également contribué à galvaniser l’attrait des cybercriminels. Interrogé par Bloomberg, Douglas Tuman, le fondateur de XmrBazaar, une plateforme sur laquelle les transactions sont réglées en Monero, estime que le recours de la criminalité au XMR « devrait simplement être considéré comme un indicateur du bon fonctionnement de Monero en tant que cryptomonnaie ».

👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.

Source :

Bloomberg



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.