Le service de téléphonie de SpaceX devient Starlink Mobile et promet la 5G par satellite

Le service de téléphonie de SpaceX devient Starlink Mobile et promet la 5G par satellite


Le service de téléphonie par satellite de Starlink change de nom : exit « Direct to Cell », la filiale de SpaceX a choisi d’aller au plus simple puisqu’il faut maintenant l’appeler… Starlink Mobile. De quoi donner des sueurs froides à tous les opérateurs mobiles de la planète, même si l’entreprise se défend de vouloir marcher sur leurs platebandes.

La petite musique jouée par Starlink ces derniers mois a de quoi rendre nerveux tous les opérateurs du globe. Le service de téléphonie par satellite de l’entreprise se limite certes aux messages texte à présent, mais son ambition est d’aller bien au-delà : appels audio/vidéo et navigation internet, le tout à des vitesses confortables dignes de la 4G. À cela s’ajoutent les déclarations intempestives d’Elon Musk sur les futurs projets de Starlink.

La 5G par satellite

Michael Nicolls, vice-président de l’ingénierie satellite de SpaceX, n’a pas manqué d’ajouter de l’huile sur le feu en annonçant durant le MWC le changement de nom du service « Direct to Cell ». Ce dernier est désormais baptisé Starlink Mobile, une « marque » autrement plus évocatrice qui semble confirmer l’ambition de l’entreprise de se transformer en opérateur mobile.

© Starlink

Mais pas de panique. Le dirigeant a aussi expliqué que Starlink Mobile restait un élément, certes « clé », mais un élément quand même, d’un réseau hybride à côté des infrastructures traditionnelles. « Le satellite vient compléter les réseaux terrestres : il ne peut pas offrir la même densité de données que ces derniers. En revanche, il peut les renforcer là où ils n’atteignent pas, ou leur apporter de la capacité supplémentaire lorsqu’ils en ont besoin », a-t-il indiqué.

Un partenaire plutôt qu’un concurrent donc. Les opérateurs qui le souhaitent peuvent proposer le service Starlink Mobile pour connecter leurs clients dans les zones blanches ou mal desservies, et même en changer le nom (« T-Satellite » chez T-Mobile, « Rogers Satellite » chez l’opérateur canadien Rogers…). Mais ce qui n’empêche pas Starlink de mettre la pression.

Michael Nicolls a révélé que Starlink Mobile avait connecté « plus de 16 millions d’utilisateurs uniques » jusqu’à présent, et d’ici la fin de l’année le chiffre devrait passer à 25 millions. La couverture offerte par le service constitue « la plus grande couverture 4G au monde en termes de superficie », affirme-t-il. L’objectif est de servir « des centaines de millions d’appareils, et même plus » grâce aux satellites Starlink V2.

Les premiers lancements de ces nouveaux satellites, plus gros et plus puissants, devraient débuter mi-2027, à une cadence de 50 unités pour chaque tir de Starship. « Nous serons en mesure de déployer la constellation très rapidement », promet-il. « Notre objectif est de mettre en place une constellation capable d’assurer une couverture mondiale et continue en six mois. Cela représente environ 1 200 satellites. »

Les satellites V2 devraient proposer une bande passante équivalente à 20 fois les débits des satellites de première génération, soit « une connectivité cellulaire 5G complète avec une expérience comparable au service terrestre actuel », assure Starlink. Il deviendra dès lors possible de regarder des films en streaming ou de travailler à distance au beau milieu de nulle part.

Tout cela est bel et bon, sauf que Starship doit encore démontrer sa capacité opérationnelle, ce qui n’est pas encore le cas comme l’ont démontré les vols d’essai.

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Source :

PCmag



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