du milieu de gamme qui hausse la (Glyph) Bar

du milieu de gamme qui hausse la (Glyph) Bar


Afin de laisser vivre son excellent Nothing Phone (3) et possiblement d’encaisser la crise des composants que l’industrie de la tech traverse actuellement, le constructeur britannique a décidé en 2026 de ne pas remplacer son smartphone haut de gamme. Ce n’est en revanche pas le cas pour le milieu de gamme, modernisé en ce mois de mars avec les Nothing Phone (4a) et Nothing Phone (4a) Pro.

Voyons donc ce que Nothing a décidé de modifier dans la déclinaison classique de son nouveau terminal. L’an dernier, nous reprochions notamment au Phone (3a) une absence de téléobjectif, un léger manque de puissance et un bouton Essential Key mal placé.  Comme vous allez le voir dans les lignes qui suivent, le constructeur semble avoir écouté les retours, mais aussi augmenté la facture en passant. Reste donc à voir si le smartphone est cette année suffisament équipé pour affronter des concurrents spécialement convaincants ces derniers mois dans son segment.

Nothing Phone (4a) – © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Prix et disponibilité du Nothing Phone (4a)

Le Nothing Phone (4a) est disponible en deux versions. 8 Go de RAM et 256 Go de stockage pour 369 €, et 12 Go de RAM et 256 Go de stockage pour 449 €. Crise des composants oblige, les prix sont donc en hausse par rapport au Nothing Phone (3a), surtout en version 12 Go. Côté coloris, on retrouve cette année un peu plus de choix : noir, blanc, bleu ou rose.

Design : une nouvelle Glyph Bar qui va diviser

Que serait un produit Nothing sans ce design signature tout en transparence et en éléments visibles ? Il y a pourtant du changement pour ce Nothing Phone (4a). Si l’on retrouve bien un dos en verre qui permet de voir des éléments apparents (plaques, vis…) pour attirer les regards, Nothing a cependant décidé de fortement réduire la taille du bloc photo. Condensé dans une pilule avec de l’aluminium (le flash se trouve dans un poinçon au dessus), ce bloc est suffisamment centré et peu épais pour ne pas trop déséquilibrer le smartphone lorsqu’il est posé sur le dos. Un look qu’on aime où qu’on déteste, sachant que le constructeur fourni une coque transparente dans la boîte.

Nothing 4a
Nothing Phone (4a) – © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Par ailleurs, Nothing aimerait probablement que vous le posiez plutôt sur l’écran, afin de profiter de la nouvelle Glyph Bar qui vient remplacer l’interface Glyph. Composée de 7 carrés de mini-LED, cette barre s’illumine toujours en blanc dans certaines situations (appels, notifications, suivi…), voire en rouge clignotant pour un carré pour indiquer quand la caméra est en train de filmer. Un gadget sur lequel nous reviendrons plus bas et qui divisera sans aucun doute les utilisateurs, fans de la marque ou non. Reste que la proposition est unique et qu’aucun smartphone ne ressemble à ceux de Nothing, qui ne se repose pas sur ses lauriers chaque année.

Nothing 4a
© Laura Mietton Servadei / 01net.com

Comme pour le Phone (3a) par rapport au Phone (2a), le Phone (4a) est légèrement plus épais (8,55 mm) et lourd (204,5 g) que ses prédécesseurs. Rien de dramatique cependant, puisque tout cela reste raisonnable et très agréable à manipuler. On retrouve sans surprise la prise USB-C et le slot simple SIM sur la tranche du bas. Le constructeur a cependant entendu les critiques ergonomiques faites à l’encontre des boutons du Phone (3a).

Nothing 4a
Nothing Phone (4a) – © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Ainsi, bouton d’alimentation et boutons de volume se retrouvent classiquement sur la tranche de droite avec un rendu plat (et un très très léger jeu qui nuit un peu à l’aspect premium de l’ensemble si l’on chipote), tandis que le bouton Essential Key a été relégué à gauche pour éviter les mauvaises manipulations et arbore une forme plus bombée. C’est assurément mieux.

Nothing 4a
Nothing Phone (4a) – © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Toujours certifié “seulement” IP64, le Phone (4a) est cependant promis plus solide contre la pliure et protégé par du verre Corning Gorilla Glass 7i. Un point est cependant à relever. Durant nos différents tests, le smartphone a voyagé entre différentes personnes, y compris par la Poste pour atteindre votre serviteur. Durant ce dernier voyage, bien que protégé dans sa boîte, le dos du smartphone a visiblement reçu un choc qui a laissé une très vilaine fêlure dans le verre, heureusement uniquement esthétique (pour le moment). Un fait qui ne rassure que peu concernant la potentielle solidité du terminal en cas de chute, mais pour lequel il est impossible d’écarter la malchance.

Logiciel et spécificités : une surcouche sympa, une Glyph Bar gadget

Propulsé par NothingOS 4.1 (basé sur Android 16), le Nothing Phone (4a) propose toujours l’une des surcouches les plus agréables du marché. Très sobre et toute en monochrome si on le souhaite, l’interface n’oublie pas d’être complète sans être lourde et s’avère pratique à utiliser. La proposition est assez bien dotée quand il est question de personnalisation de l’interface et de nombreuses options bienvenues sont de la partie (mode jeu, protection de la batterie, widgets…).

Nothing 4a
Nothing Phone (4a) – © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Difficile en revanche de ne pas être déçu du système de la Glyph Bar. Outre choisir le niveau de luminosité des LED, l’interface permet de sélectionner entre un éclairage classique ou génératif. Ce dernier propose un éclairage, des sons et des vibrations “dynamiques” en fonction des contacts et des applications sans réellement expliquer le pourquoi du comment. Difficile alors de savoir d’où provient exactement une notification via la Glyph Bar, et l’on en vient à manquer le système des diodes colorées sur les smartphones, plus clair.

Il est certes possible de créer des règles (par application, contact et mot-clé), mais là encore le niveau de personnalisation du rendu visuel est minimal et peu clair. De même, pour le moment seule une poignée d’applications (calendrier, Uber et Zomato, ou encore un chronomètre) supportent Glyph Progress, le suivi de la progression d’une tâche via le remplissage par étapes de la Glyph Bar. Au final, ce manque de personnalisation poussée et de compatibilité rend l’ensemble très gadget et pas réellement utile pour le moment.

Les amateurs d’IA ne sont pas oubliés, bien que la proposition ne soit pas la plus généreuse du secteur. On retrouve toujours Essential Space, une zone dédiée au regroupement et à l’organisation des “pensées” de l’utilisateurs (captures d’écran, enregistrements…). Utilisable notamment via son bouton physique dédié (dont il est impossible de changer la fonction, dommage), son utilité réelle reste toujours à prouver.

Sinon, Nothing propose des outils intelligents pour générer des fonds d’écran ou encore des widgets pour interagir avec ChatGPT de différentes manières et pour plusieurs objectifs. Parlant widgets, le Phone (4a) est compatible avec Playground, le système de Nothing actuellement en bêta permettant de créer et d’installer des widgets créés par la communauté sur son écran d’accueil. Là aussi il faudra que les créations soient nombreuses pour que l’intérêt soit réel, mais l’idée est bonne.

Du côté des mises à jour logicielles enfin, Nothing promet 3 années de mises à jour d’Android et 6 ans de patchs de sécurité. Ce qui est bien mais pas top comme disaient Les Nuls, car certains concurrents font bien mieux.

Écran : des améliorations, mais peut encore mieux faire

Nothing a amélioré sa copie sur différents aspects hardware, et l’écran en fait assurément partie. D’une taille de 6,78 pouces, la dalle AMOLED ici proposée améliore tout d’abord sa définition, qui passe de FHD+ à 1,5 K (2720 x 1224 pixels). Toujours capable de monter jusqu’à 120 Hz (LTPS et non LTPO), l’écran reste un peu décevant du côté du ratio affichage/taille de 87.3 %, avec des bordures noires un peu plus présentes que chez certains concurrents.

Nothing 4a
Nothing Phone (4a) – © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Nothing promet en revanche un terminal 23 % plus lumineux que le Phone (3a). Une promesse tenue puisqu’avec un pic lumineux mesuré par nos soins à 1540 cd/m², le Nothing Phone (4a) fait assurément mieux que l’an dernier. Il reste cependant derrière certains autres smartphones et en plein soleil il peut parfois peiner à afficher clairement du contenu. Il compense cependant avec une excellente calibration. Le profil par défaut notamment propose un delta E 2000 à seulement 1,5 en P3 et 2,4 en sRGB (plus le chiffre est bas, meilleur il est).

  Taille de l’écran Définition Ratio affichage/taille Pic lumineux (boost) DeltaE 2000 des couleurs (sRGB) DeltaE 2000 des couleurs (P3)

Nothing Phone (4a) 6,78 «  2700 x 1224 87,3 % 1540 cd/m² 2,4 1,5

Nothing Phone (3a) 6,77 «  1080 x 2392 87,3 %

Google Pixel 9a 6,3 «  1080 x 2424 83,4 %

Xiaomi Redmi Note 15 Pro 5G 6,83 «  1280 x 2772 90,6 % 3268 cd/m² 3,8 3

Samsung Galaxy A56 6,7 «  2340 x 1080 88,1 %

Performances : satisfaisant sans briller

Pour la nouvelle génération de son milieu de gamme, Nothing a décidé d’également embrasser une nouvelle génération de SoC. Place donc à un Qualcomm Snapdragon 7s Gen 4. Très performant dans cette gamme de prix et très raisonnable du côté de la chauffe qui ne passe pas les 38°, il fait cependant à peine mieux que le 7s Gen 3 de l’an dernier du côté des benchmarks et n’égale pas des SoC plus haut de gamme. Il s’avère cependant largement suffisant pour la vaste majorité des usages.

Nothing 4a
Nothing Phone (4a) – © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Qu’il s’agisse de naviguer dans l’interface ou entre plusieurs applications lourdes ou de jouer à des jeux 3D gourmands, difficile de véritablement se plaindre de ralentissements ou de graphismes sacrifiés. C’est un excellent compromis pour ne pas faire exploser la facture et seuls les joueurs les plus exigeants iront peut-être chercher plus véloce.

Milieu de gamme oblige, Nothing est également resté raisonnable du côté des puces réseaux. On reste donc sur du classique WiFi 6 (du 6E au moins aurait été apprécié) et Bluetooth 5.4. On regrettera en revanche l’absence de la fonctionnalité eSIM, réservée comme pour le Phone (3a) à la version Pro.

  AnTuTu 11 Score AnTuTu 11 CPU AnTuTu 11 GPU AnTuTu 10 Score AnTuTu 10 CPU AnTuTu 10 GPU

Xiaomi Redmi Note 15 Pro 5G

Audio : très correct

Pour la partie sonore, Nothing ne révolutionne pas la roue et propose un duo de haut-parleurs pour proposer un son stéréo plutôt équilibré malgré la présence d’une seule grille en bas. Même pour écouter de la musique pas forcément adaptée à un tel mode d’écoute (Turbo Killer de Carpenter Brut, au hasard), la qualité est étonnement au rendez-vous avec un bon équilibre du spectre, une saturation contenue et même quelques basses discrètes.

Autonomie : du mieux

Si le nouveau SoC ne fait pas de miracles côté performances, il est en revanche très efficace concernant la consommation énergétique. En effet, si la batterie du Phone (4a) ne monte qu’à 5080 mAh (contre 5000 mAh l’an dernier), nos tests d’autonomie mixte affichent cependant plus de 2h de mieux, pour atteindre un confortable 18 h 23. Si certains font un peu mieux, y compris dans le milieu de gamme, cela permet cependant de rattraper certains smartphones et de tenir une bonne journée et demie en cas d’utilisation classique, voire plus en se montrant un peu raisonnable. Un net progrès apprécié donc, bien que notre traditionnel cas pratique (regarder un épisode de 42 minutes sur Netflix en WiFi) coûte tout de même 5 % de batterie.

Nothing 4a
Nothing Phone (4a) – © Laura Mietton Servadei / 01net.com

La recharge filaire reste elle cantonnée à 50 W. Il faudra donc un très raisonnable 1 h 9 pour recharger intégralement le terminal, et seulement 10 min permet de monter à 25 %.

  Autonomie mixte Capacité de la batterie Puissance de charge maximale filaire Temps de charge Charge en 10 min

Nothing Phone (4a) 5080 mAh 50 W 1 h 9 mn
Nothing Phone (3a) 5000 mAh 50 W 1 h 5 mn 25 %
Google Pixel 9a 5100 mAh 23 W 2 h 4 mn 16 %
Xiaomi Redmi Note 15 Pro 5G 6580 mAh 45 W 1 h 21 mn 16 %
Samsung Galaxy A56 5000 mAh 45 W 1 h 18 mn 24 %

Photo : l’argument du téléobjectif

Nothing 4a
Nothing Phone (4a) – © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Le principal ajout de ce Nothing Phone (4a) par rapport au modèle de l’an dernier est sans aucun doute un module téléobjectif, un vrai argument dans le milieu de gamme. Pour se fournir en capteurs, Nothing a retenu des solutions made in Samsung, sauf pour l’ultra grand-angle, venu de chez Sony. On trouve donc un capteur principal à 50 Mpx (f/1.88 avec OIS), un ultra grand-angle à 8 Mpx (f/2.2), un téléobjectif à 50 Mpx (f/2.88 avec OIS) qui promet un zoom optique 3.5x, un zoom 7x zoom et un maximum de 70x, tandis que le capteur à selfie est généreux à 32 Mpx (f/2.2).

Un brin modeste, le capteur principal propose un piqué un peu limité par rapport à des capteurs supérieurs. C’est notamment vrai quand un zoom x2 est tenté, et où du lissage peut venir gâcher le rendu. Reste que la gestion des contrastes et la colorimétrie sont maitrisées et que le rendu est satisfaisant à condition d’être dans de bonnes conditions de luminosité. On aurait cependant apprécié un capteur de 108 Mpx comme le proposent beaucoup d’adversaires autour de ce tarif.

Pour capturer un détail ou un élément lointain, mieux vaudra faire confiance au téléobjectif à partir de 3.5x, et ne pas trop dépasser le 20x. Dans cette fourchette, le rendu est très bon, grâce notamment à une bonne captation de la lumière, bien que cette dernière puisse légèrement dénaturer certaines couleurs. Au-delà, le traitement logiciel ajoute du lissage qui peut rapidement rendre le cliché inutilisable.

Sans surprise, avec ses seulement 8 Mpx, le capteur ultra grand-angle ne sera réellement pertinent que pour capturer des paysages en plein soleil. Avec son rendu beaucoup moins détaillé qui aplatit toutes les textures, l’ultra grand-angle peine surtout dans les coins de l’image où le rendu est extrêmement pixelisé. Là aussi un peu plus performant aurait été apprécié.

De nuit, nos constats de jour sont majoritairement exacerbés. Le rendu du capteur ultra grand-angle est difficilement défendable tant toute l’image est bruitée. Le grand-angle fait un peu mieux, mais le mode nuit automatique n’est pas totalement efficace pour éviter le bruit ou les lensflares dans certaines situations.

Le téléobjectif quant à lui délivre des images correctes et plutôt détaillées, à condition de ne pas trop zoomer (et de ne rien avoir contre les lumières jaunes qui deviennent blanches).

Le capteur à selfies quand à lui fait son travail. Le rendu des textures est peut-être un peu léger et le mode portrait agressif avec les poils qui dépassent, mais globalement rien de dramatique pour faire des photos (en 1x ou 1.2x) ou faire des visios avec un bon rendu.

Côté vidéo enfin, il est possible de monter au choix jusqu’à 4K 30 FPS ou 1080p 60 FPS.

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