Ils ont créé une IA pour remplacer leur patron

Ils ont créé une IA pour remplacer leur patron



L’intelligence artificielle repousse sans cesse les limites du monde de l’entreprise. Chez le géant des VTC, les développeurs ont carrément mis au point une version virtuelle de leur dirigeant pour s’entraîner avant leurs présentations officielles.

Le public perçoit généralement Uber comme une simple application de transport et de livraison de repas. La réalité internet est pourtant bien différente. Pour le grand patron Dara Khosrowshahi, l’entreprise est avant tout une gigantesque base de code informatique où les ingénieurs officient comme les véritables bâtisseurs du système. Cette culture technologique extrêmement poussée vient de franchir un cap particulièrement amusant et révélateur.

Un robot conversationnel pour affronter la direction

Lors d’un long entretien accordé au podcast The Diary of a CEO, le dirigeant a dévoilé une initiative surprenante de ses équipes. Des développeurs ont mis au point une intelligence artificielle affectueusement baptisée Dara AI. Ce robot conversationnel reproduit les schémas de pensée du PDG et sert de partenaire d’entraînement. Les employés lui soumettent leurs présentations en avant-première afin d’affiner leurs arguments et d’anticiper les remarques de la direction.

L’automatisation massive du code informatique

Cette anecdote illustre la transformation fulgurante des méthodes de travail au sein de la Silicon Valley. Chez Uber, près de 90 % des ingénieurs logiciels s’appuient déjà sur l’intelligence artificielle pour travailler. Un tiers d’entre eux sont même considérés comme des utilisateurs capables de repenser intégralement l’architecture de la plateforme. La productivité des équipes explose d’une manière totalement inédite.

Cette révolution du code fait d’ailleurs écho aux récentes alertes lancées par d’autres géants de la technologie. Le patron de l’IA chez Microsoft anticipe l’automatisation totale de nombreuses tâches intellectuelles d’ici dix-huit mois seulement, soulignant que la machine génère déjà une part colosalle du code informatique interne.

Les dirigeants face à la menace de la machine

Face à ces gains d’efficacité spectaculaires, la question de l’emploi se pose inévitablement. Dara Khosrowshahi avoue que si ses ingénieurs deviennent plus rapides, son premier réflexe sera d’en embaucher davantage pour accélérer le développement de l’entreprise. Il admet toutefois qu’à plus long terme, il pourrait décider de geler les recrutements humains pour acheter massivement des processeurs graphiques Nvidia.

Une restructuration technologique qui rappelle inévitablement la décision choc de Jack Dorsey qui a récemment licencié la moitié de ses effectifs en assumant totalement le fait qu’une équipe réduite épaulée par l’intelligence artificielle travaille beaucoup mieux.

Le présentateur du podcast s’est d’ailleurs amusé de la situation en demandant si cette IA risquait un jour d’être présentée au conseil d’administration. Dara Khosrowshahi garde pour l’instant la tête froide quant à son propre poste. Il estime être à l’abri tant que les algorithmes ne seront pas capables d’apprendre instantanément en temps réel. Une assurance qui contraste fortement avec les déclarations de Sam Altman qui confiait récemment qu’une superintelligence ferait un bien meilleur PDG que lui. Même son de cloche pour le patron d’Alphabet (Google), Sundar Pichar qui affirmait en fin d’année dernière que « le rôle d’un PDG sera peut-être l’une des choses les plus faciles à accomplir un jour par une IA ».

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Source :

TechCrunch



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