ce casque Bluetooth s’impose comme la référence abordable

ce casque Bluetooth s'impose comme la référence abordable


Nothing a bâti sa réputation sur une idée simple mais efficace : proposer des produits au design distinctif, avec une expérience utilisateur soignée, à des prix raisonnables. Après avoir séduit avec les écouteurs Ear (a), la marque britannique fondée à Londres récidive avec le Headphone (a), une version allégée de son Headphone (1), lancé à l’époque avec le concours du spécialiste hi-fi KEF.

Ce nouvel opus débarque à 160 euros, soit environ 90 euros de moins que son grand frère. Le pari est audacieux : conserver l’identité visuelle et la richesse fonctionnelle du modèle premium tout en allégeant la facture. Pour y parvenir, Nothing a revu les matériaux, confié l’accord sonore à ses propres ingénieurs et doté le casque d’une batterie aux performances inédites dans cette gamme de tarifs. Mais à quel prix ces économies se font-elles réellement sentir à l’usage ? Nous avons passé plusieurs jours avec le Headphone (a) pour nous faire notre avis.

Le Nothing Headphone (a) se met à plat, mais ne se plie pas. © JSZ — 01net.com

L’esthétique Nothing intacte, mais des compromis sensibles

Au premier coup d’œil, difficile de distinguer le Headphone (a) de son aîné. Nothing a conservé les grandes lignes du design : le bandeau à bras coulissants, les coques aux formes arrondies et rectangulaires caractéristiques et cette semi-transparence signature de la marque. La transparence a simplement migré vers la partie rectangulaire des coques, auparavant unie, tandis que l’excroissance a été épurée.

Le casque est disponible en quatre coloris : blanc, noir, rose et jaune (ce dernier en édition limitée). Les teintes expressives, en particulier le jaune et le rose, s’adressent clairement à une clientèle soucieuse de son style. Sous les coques colorées, on distingue en transparence les structures internes de la batterie et les câbles flexibles ; un clin d’œil à l’esthétique industrielle chère à Nothing.

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Les coques du Nothing Headphone (a) ne sont pas en aluminium. © JSZ — 01net.com

Mais pour tenir le budget, des concessions ont été faites sur les matériaux. Le rembourrage de l’arceau passe du similicuir au caoutchouc, et la pièce centrale des coques, autrefois en aluminium, est désormais en plastique. Le renfort en mousse à l’intérieur des oreillettes a également disparu. En contrepartie, les branches restent en acier — les charnières sont fabriquées par injection de métal pour plus de rigidité — et l’ensemble reste remarquablement solide malgré une construction majoritairement plastique. La certification IP52 contre la poussière et les projections d’eau est d’ailleurs une bonne surprise, encore rare dans cette gamme de prix.

Un autocollant permanent apposé à l’extérieur des coques semble un peu cheap et risque de se décoller avec le temps — un détail qui aurait pu être évité. Les coussinets, en revanche, restent en similicuir et semblent résistants. Dommage toutefois qu’ils ne soient pas amovibles, tout comme le rembourrage de l’arceau.

Bon confort, mais l’arceau agace

Le Headphone (a) accuse un poids de 310 grammes, soit seulement 19 grammes de moins que le Headphone (1) malgré l’abandon partiel de l’aluminium. Ce n’est pas le casque le plus léger du marché (le Sony WH-1000XM6 reste sous les 250 grammes) mais le poids est bien réparti, et le casque se fait globalement oublier sur la durée. Il ne génère pas de pression excessive sur les oreilles ni sur le sommet du crâne et tient parfaitement en place même lors de déplacements actifs.

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L’arceau du Nothing Headphone (a) n’est pas facile à manipuler. © JSZ — 01net.com

Le système de réglage de l’arceau est quant à lui peu pratique à cause de la force qu’il nécessite pour être manipulé. La structure non pliable du casque complique également le rangement dans un petit sac et l’étui souple fourni protège moins bien qu’une housse rigide. Ce sont des concessions acceptables à ce prix, mais qui méritent d’être mentionnées.

Des commandes physiques qui font école

C’est sans doute l’un des points les plus forts du Headphone (a), qu’il partage avec son grand frère : l’interface de contrôle est tout simplement l’une des meilleures du marché dans les casques sans fil. Nothing a conservé le trio de commandes physiques du Headphone (1) quasi à l’identique, avec de légères différences cosmétiques sans incidence sur l’expérience.

La molette gère le volume (rotation droite/gauche), la lecture/pause (pression courte) et le passage entre les modes d’isolation (pression longue). Le curseur « pagaie » permet de changer de piste, naviguer dans la timeline d’un morceau ou répondre aux appels. Un bouton personnalisable, sur la face externe de la coque droite, peut être configuré pour déclencher l’assistant vocal, couper les micros, basculer entre des profils d’égalisation, activer la photo à distance (une nouveauté absente du Headphone 1) ou encore lancer ChatGPT sur les smartphones Nothing.

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Les contrôles physiques du Nothing Headphone (a) sont parfaits. © JSZ — 01net.com

Enfin, l’alimentation et l’appairage Bluetooth disposent de commandes distinctes — un interrupteur et un bouton séparé — ce qui est appréciable quand tant de constructeurs les regroupent sur une seule touche.Tout est intuitif, bien positionné, et répond avec précision. En revanche, les capteurs de port (détection automatique quand on retire le casque) ont été supprimés ; une petite régression.

Nothing X : une application complète et bien pensée

L’application Nothing X accompagne le Headphone (a) et offre un panel de fonctions généreux pour ce segment de prix. On y retrouve notamment un égaliseur paramétrique à 8 bandes permettant d’ajuster finement la fréquence et la largeur de chaque bande. Un outil rare et précieux qui change vraiment la donne pour qui veut calibrer le son à sa convenance. Une intéressante bibliothèque de profils d’égalisation créés par la communauté et des audiophiles partenaires est également disponible via l’onglet Explorer.Nothing Headphone (a) 5

L’ANC adaptatif, la sélection facilitée du codec utilisé, la localisation sonore par alerte tonale, un mode basse latence (140 ms en Bluetooth, contre 210 ms sans ce mode) et trois modes d’audio spatial (Standard, Concert, Théâtre) sont également au menu. Ce dernier est toutefois présenté sans headtracking et son rendu reste artificiel — mieux vaut s’en tenir au mode stéréo classique.Nothing Headphone (a) 4

Par rapport au Headphone (1), quelques fonctions ont été abandonnées : la personnalisation sonore adaptée à l’audition, un mode bass boost limité à trois niveaux au lieu d’un contrôle plus fin et l’application n’offre plus de test auditif personnalisé. Des sacrifices acceptables compte tenu du positionnement tarifaire.Nothing Headphone (a) 3

Connectivité : tout le nécessaire, mais sans Bluetooth LE Audio

Côté Bluetooth, le Headphone (a) embarque la version 5.4 avec support du multipoint (connexion simultanée à deux appareils, gérée exemplaire­ment), Fast Pair (Android) et Swift Pair (Windows). Les codecs supportés sont SBC, AAC et LDAC — ce dernier permettant une transmission audio haute résolution (24 bits/96 kHz) sans câble (sur smartphone compatible). L’absence du LE Audio est regrettable en 2026, mais la connectivité globale reste dans le haut du panier pour cette gamme.

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La connectivité du Nothing Headphone (a) est exemplaire. © JSZ — 01net.com

Le point vraiment distinctif : le Headphone (a) prend en charge l’audio filaire via USB-C, avec un DAC intégré pour une restitution sans perte et une latence quasi nulle. Une entrée mini-jack 3,5 mm est également présente pour les sources analogiques. Cette triple connectivité (Bluetooth, USB audio, jack) est un vrai atout.

ANC, transparence et kit mains-libres : efficace, mais pas au sommet

Le système ANC du Headphone (a) repose sur deux microphones positionnés à l’extérieur de chaque oreillette, en configuration hybride feedforward/feedback. Nothing annonce une atténuation moyenne supérieure à 40 dB, efficace jusqu’à 2 kHz, l’isolation passive prenant le relais au-delà.

Dans les faits, le résultat est correct mais pas exceptionnel. Face aux meilleurs de la catégorie — Sony WH-1000XM6 ou AirPods Max — le Headphone (a) peine dans les graves et les bas-médiums. Les moteurs, ventilations soutenues et bruits urbains de basse fréquence restent donc perceptibles. En revanche, dans le haut du spectre, la réduction est convaincante : les sons aigus et agressifs (sirènes, crissements) sont bien atténués, et l’ANC ne génère aucune sensation désagréable de pression dans les oreilles.

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Les coussinets du Nothing Headphone (a) sont confortables. © JSZ — 01net.com

Le mode adaptatif ajuste automatiquement le niveau d’atténuation selon l’environnement. En open space, si les voix restent audibles, elles perdent largement en présence et en définition, ce qui est appréciable. L’isolation passive des coussinets très denses est, elle, très efficace, notamment dans les aigus.

Le mode transparence se situe dans la moyenne de ce qui se fait à ce niveau de prix. La voix de l’interlocuteur est suffisamment claire pour tenir une conversation, mais une chute marquée à partir de 2 kHz lui fait perdre en finesse et en présence. Une personne vous interpellant à distance peut devenir difficile à comprendre. Les sources sonores restent néanmoins naturellement localisables.

Le kit mains libres repose quant à lui sur trois microphones orientés vers la bouche de l’utilisateur. Malgré tout, la qualité intrinsèque du signal vocal reste très moyenne. Les microphones ont tendance à rendre la voix plus fluette et nasillarde qu’en réalité, et introduisent des saturations désagréables sur les consonnes sifflantes. La technologie Clear Voice Technology, entraînée sur 28 millions de scénarios réels, assure une bonne intelligibilité — mais pas une belle captation.

Qualité audio : un son expressif, engageant, qui fait le travail

Avec le Headphone (1), Nothing s’était appuyé sur l’expertise du spécialiste hi-fi KEF pour calibrer la signature sonore. Ce partenariat n’étant pas reconduit, c’est l’équipe interne de Nothing qui signe l’accord du Headphone (a). Le résultat est différent et à bien des égards surprenant.

Le casque est propulsé par des transducteurs de 40 mm avec membrane recouverte de titane, censés offrir un aigu expressif et un bas du spectre percutant. En pratique, la signature sonore ne cherche pas la neutralité audiophile, mais vise un équilibre entre puissance et polyvalence et elle y parvient plutôt bien.

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Le bouton d’appairage Bluetooth du Nothing Headphone (a). © JSZ — 01net.com

Le grave du Headphone (a) est l’un de ses points forts. Contrairement au Headphone (1) qui avait tendance à accentuer légèrement les très basses fréquences, le Headphone (a) délivre un bas du spectre à la fois moins soutenu et plus linéaire, ce qui lui permet de mieux conjuguer punch et profondeur. Les grosses caisses claquent de façon réaliste, et la définition dans le bas est appréciable.

Pour atteindre cet équilibre, Nothing a cependant creusé le bas-médium. Cela n’empêche pas le casque de sembler bien corpulent dans la majorité des morceaux, mais l’épaisseur de certains instruments chargés dans cette région (voix masculines profondes, contrebasses) peut sembler légèrement amoindrie. Combiné à un aigu plus accentué, ce réglage est également moins fidèle dans la restitution des composantes graves des voix.

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Le bouton personnalisable du Nothing Headphone (a). © JSZ — 01net.com

Les cymbales, cuivres et notes de piano aigus affichent une finesse volontairement un peu brillante. Cela reste toutefois maîtrisé et une atténuation sur les fréquences plus élevées prévient tout excès de tranchant ou d’agressivité. Les consonnes sifflantes ne sont pas exacerbées, le casque reste agréable à écouter même à volume élevé.

La scène sonore est ample et assez immersive pour un casque à ce prix. La réserve de puissance est suffisante, bien que pas immense. Et pour ceux qui souhaitent affiner la signature, l’égaliseur paramétrique 8 bandes de l’application Nothing X peut littéralement transformer le rendu : un atout considérable.

Autonomie : le record absolu du marché

C’est l’argument massue du Headphone (a), et aucun autre casque Bluetooth ne peut lui disputer ce titre en 2026 : Nothing revendique 75 heures d’autonomie avec l’ANC activé et 135 heures sans ANC. Dans nos tests en usage réel, le casque a tenu environ 80 heures avec ANC ! À titre de comparaison, le Marshall Monitor III ANC, jusqu’ici référence sur ce point, atteignait presque 70 heures dans les mêmes conditions.

La charge rapide est également au rendez-vous : 5 minutes suffisent pour obtenir 8 heures de lecture (ANC désactivé) et la charge complète des deux batterie de 1 060 mAh au total prend environ 2 heures via USB-C.

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