Le dernier fleuron de la marque sud-coréenne n’a pas tout misé sur son écran « anti-espion » ou l’IA. Les premiers démontages de l’appareil révèlent l’intégration discrète d’une technologie optique inédite baptisée ALoP qui bouleverse totalement le fonctionnement de son puissant zoom.
Lors de la présentation officielle du Galaxy S26 Ultra, Samsung a longuement vanté les mérites de son nouvel écran avec filtre de confidentialité et de ses prouesses logicielles. L’aspect matériel de la photographie semblait avoir été relégué au second plan. La réalité interne du smartphone s’avère pourtant bien différente. Les experts de la chaîne YouTube Disassembling Parts ont récemment mis le fleuron du géant sud-coréen en pièces et ont fait une découverte intéressante, confirmée par la suite par un porte-parole de la marque au média SammyGuru. Le traditionnel téléobjectif périscopique a purement et simplement disparu au profit d’un tout nouveau système optique pour le zoom équivalent x5.
Une architecture inédite passée sous silence
Le constructeur a décidé d’inaugurer sa technologie ALoP pour All Lenses on Prism, près d’un an et demi après sa présentation. Dans un module périscopique classique, un prisme coude la lumière à quatre-vingt-dix degrés avant de la faire traverser une série de lentilles disposées vers le capteur. La nouvelle approche de Samsung renverse littéralement ce concept. Les éléments optiques sont désormais empilés horizontalement directement au-dessus du prisme plutôt que d’être cachés derrière lui.
Ce choix d’ingénierie explique en grande partie pourquoi le constructeur a pu affiner le module photo à l’arrière de son appareil. En modifiant l’ordre des composants, l’entreprise réussit l’exploit de proposer un design beaucoup plus plat et esthétique en supprimant l’ouverture rectangulaire – jugée disgracieuse – typique des anciens capteurs. Les utilisateurs profitent désormais d’une lentille parfaitement circulaire qui s’intègre beaucoup plus harmonieusement au dos du smartphone.
Un flou plus naturel mais une mise au point sacrifiée
Cette bascule technologique offre de sérieux avantages en matière de luminosité. L’ouverture de ce téléobjectif passe ainsi d’une valeur de f/3,4 sur l’ancienne génération (Galaxy S25 Ultra) à f/2,9 sur ce nouveau modèle. Cette capacité à capter davantage de lumière aide notamment pour les prises de vue nocturnes. L’autre grand bénéfice concerne le rendu visuel du flou d’arrière-plan. Les lumières hors focus prennent désormais une forme plus ronde et douce, contrairement aux formes rectangulaires générées par la courbure des anciens prismes.
Toutefois, cette innovation s’accompagne d’un compromis technique majeur qui risque de frustrer les amateurs de macrophotographie. Nos confrères de GSMArena ont rapidement mis en lumière un défaut particulièrement gênant pour un usage pourtant très populaire chez les photographes sur mobile :
« Il y a un inconvénient à ce changement. La distance de mise au point minimale de l’appareil photo x5 du Galaxy S26 Ultra est de 52 centimètres. C’est le double de la distance de l’objectif x5 du S25 Ultra, qui pouvait faire la mise au point à 26 centimètres. »

Ce déclassement technique signifie qu’il devient beaucoup plus difficile d’utiliser ce zoom pour capturer des détails de très près comme une fleur ou un insecte. Les ingénieurs ont manifestement privilégié la compacité du smartphone et les performances en basse lumière au détriment de la polyvalence de l’objectif. À noter que, comme sur le modèle précédent, l’ultra grand-angle sert d’objectif macro.

L’absence totale de communication de la part de Samsung sur cette évolution matérielle démontre d’ailleurs une volonté d’éviter le débat sur ce sacrifice technique pourtant bien réel.
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