Le positionnement de l’Omnibook 5 NGAI 16″ repose sur une équation simple : démocratiser l’accès à un écran 16 pouces OLED haut de gamme sans sacrifier l’autonomie ni les fonctionnalités modernes. Cet ordinateur portable certifié Copilot+ ne s’adresse donc pas aux gamers ou aux professionnels du montage vidéo 4K, mais plutôt à un public pour lequel l’équilibre entre productivité, mobilité et autonomie prime sur la puissance brute. Avec un tarif sous la barre des 1000 euros, il cible plus exactement les étudiants, les utilisateurs nomades dont les besoins en traitement graphique ou en calcul intensif restent modestes, ainsi que les créateurs de contenu occasionnels. Pari réussi ?
Un compromis entre légèreté et robustesse
L’HP Omnibook 5 NGAI profite d’un châssis en alliage d’aluminium – recyclé selon les dires du constructeur – qui confère à l’appareil une allure professionnelle tout en limitant son épaisseur à seulement 13 mm et son poids à environ 1,6 kg. Cette légèreté (relative) pour un modèle équipé d’un écran de 16 pouces est appréciable, même si l’on reste tout de même un peu au-dessus de certains laptop ultra-légers concurrents.
L’ergonomie globale est visiblement pensée pour un usage soutenu, avec par exemple un grand angle d’ouverture ou des bords arrondis et dépourvus de reliefs agressifs. La surface anodisée et sablée est soignée, mais le revêtement garde assez facilement des traces de doigts, un défaut néanmoins courant chez les constructeurs privilégiant ce type de finition.

L’ensemble donne au final un aspect premium et une impression de solidité correcte, mais pas exceptionnelle pour autant : cet Omnibook ne rivalise ni avec la robustesse d’un bon vieux ThinkPad T14 ni avec l’élégance épurée d’un MacBook Pro (qui ne jouent, certes, pas dans la même cour).
Un écran OLED bien calibré mais très brillant
L’Omnibook 5 NGAI profite d’un écran tactile de 16 pouces : aux contrastes infinis – technologie OLED oblige – s’ajoute une couverture totale du gamut DCI-P3 selon notre sonde colorimétrique et le logiciel de calibration Calman Ultimate de Portrait Displays, ce qui en fait un choix judicieux pour la retouche photo légère ou la visualisation de contenus multimédias.
Les couleurs sont vives et justes, avec un Delta E moyen de 1,7 en DCI-P3 et de 1,6 en sRGB en réglages d’usine, confirmant une excellente fidélité colorimétrique pour un usage grand public (la différence entre les couleurs affichées et désirées est considérée comme imperceptible avec un Delta E inférieur à 3).

La luminosité maximale atteint de son côté 285 cd/m² : la lecture est confortable en intérieur mais se révèle bien plus difficile en plein soleil, surtout avec une dalle aussi brillante (164 GU mesurés, qui a oublié de lui appliquer un traitement anti-reflets ?). La fréquence de rafraîchissement de 60 Hz élimine quant à elle toute perspective de vrai gaming, mais on n’en voudra pour autant pas à cet Omnibook 5 NGAI : cette limitation est cohérente avec le positionnement du produit et ses performances graphiques, comme ne le verrons plus bas.
Un clavier au layout original et un touchpad réactif
Le clavier rétroéclairé de l’Omnibook 5 NGAI présente un espacement entre les touches des plus classiques, ainsi qu’une course de 1,5 mm qui offre un bon équilibre entre réactivité et confort pour la saisie prolongée. Dommage en revanche que le pavé numérique ne soit pas de la partie malgré une place a priori (juste) suffisante, et que le layout du clavier ait un peu souffert de l’esprit de créativité des ingénieurs d’HP.

Parfaitement centré, le touchpad couvre de son côté une large surface – un point appréciable – et répond rapidement et avec précision aux gestes multitouch (zoom pincé, défilement fluide). Sa surface lisse pourra toutefois s’avérer un peu trop glissante lors d’une utilisation intensive, tandis que la pression à exercer pour cliquer, assez élevée, fatiguera peut-être certains utilisateurs sur de longues sessions.

Service minimum pour la connectique
Deux ports USB-C (compatibles Power Delivery pour la charge ainsi que DisplayPort 1.4a) et un port USB-A à la norme USB 3.1 constituent l’essentiel de l’offre en matière de connectique, uniquement complétée par une prise jack combo (sortie audio + entrée microphone). Oubliez les normes les plus récentes comme l’USB4, mais aussi le lecteur de cartes mémoires ou la simple sortie HDMI, des contraintes probablement dictées par la faible épaisseur de l’appareil.
La connectivité est en revanche plus intéressante, avec le support du WiFi 6E et du Bluetooth 5.3 grâce à un contrôleur Qualcomm FastConnect 6900. Pas totalement au goût du jour, mais c’est quand même largement suffisant pour le marché ciblé.

Un son correct, mais loin de l’excellence
Le système audio de l’Omnibook 5 NGAI repose sur deux haut-parleurs situés sous l’appareil offrant une réponse fréquentielle équilibrée, avec une reproduction des aigus et des graves sans distorsion marquée. L’immersion reste quand même limitée : le volume maximal atteint est modeste, obligeant à augmenter significativement le volume en extérieur pour masquer les bruits ambiants. Les basses manquent quant à elles de profondeur, un défaut courant sur des haut-parleurs intégrés dans des châssis aussi compacts.

La qualité du microphone intégré est de son côté correcte pour les appels en conditions silencieuses, mais il peine à isoler la voix en présence d’échos ou de bruits parasites. Le recours à un casque filaire ou sans fil reste donc indispensable, que ce soit pour la lecture de vidéos ou les appels professionnels.
Une évolutivité extrêmement limitée
Si l’ouverture de l’Omnibook 5 NGAI 16 pouces est simple, ce que l’on découvre à l’intérieur est typique des laptops légers grand publics modernes : l’évolutivité matérielle est sacrifiée dans un soucis de compacité (et dans une moindre mesure de légèreté). Le processeur, comprenant aussi la partie graphique et la mémoire vive de l’appareil, est directement soudé à la carte mère ce qui interdit toute mise à jour ; la seule évolutivité possible de ce côté là réside alors dans le remplacement de l’appareil au complet…
En pratique, seuls le SSD – adoptant fort heureusement un format M.2 des plus classiques – et le contrôleur WiFi pourront être aisément remplacés ou profiter d’un upgrade ultérieur. Bonne nouvelle quand même, la batterie sera elle aussi assez facilement changeable en cas de besoin.
HP Omnibook 5 NGAI 16″ : nos tests de performances
Le cœur de notre exemplaire de l’Omnibook 5 NGAI repose sur un processeur Snapdragon X Plus (en version X1P-42-100, soit la plus “faible” proposée par Qualcomm), une puce conçue pour concilier performances multi-tâches et efficacité énergétique. Avec ses 8 cœurs (4 performance + 4 efficacité) gravés en 4 nm, ce SoC offre des performances théoriquement comparables à celles d’un Core Ultra 5 ou d’un Ryzen 7 7840U dans des tâches bureautiques ou multimédias légères.
HP Omnibook 5 NGAI 16″ ASUS Vivobook S14 (M3407K) MSI Prestige A16 AI EVO (B2HMG) MSI Prestige A16 AI+ (A3HMG) ASUS ExpertBook Ultra (B9406CAA)
Processeur Qualcomm Snapdragon X Plus AMD Ryzen AI 7 350 Intel Core Ultra 9 285H AMD Ryzen AI 9 365
Les benchmarks synthétiques confirment ce positionnement, bien loin cependant des pics atteints par le haut de gamme x86. Le comportement de la machine se montre par ailleurs assez contrasté. Les applications natives ARM s’exécutent de manière fluide, tirant parti de l’optimisation logicielle et de l’accélération matérielle (en particulier côté intelligence artificielle grâce à un NPU musclé). Les charges de travail exigeantes révèlent en revanche rapidement les limites du processeur, souvent désavantagé face aux solutions x86 concurrentes.
HP Omnibook 5 NGAI 16″ ASUS Vivobook S14 (M3407K) MSI Prestige A16 AI EVO (B2HMG) MSI Prestige A16 AI+ (A3HMG) ASUS ExpertBook Ultra (B9406CAA)
Puce graphique Qualcomm Adreno X1 AMD Radeon 860M Intel Arc 140T AMD Radeon 880M
Ce n’est pas non plus le moteur graphique Adreno intégré qui viendra sauver les meubles : bien que capable de gérer des tâches graphiques légères, il est rapidement dépassé dans les applications un peu plus lourdes. Et ne parlons même pas des jeux.
A lire aussi : Test Asus Zenbook A14 : OLED et Snapdragon, la recette pour une autonomie monstrueuse
L’autonomie, le point fort de ce laptop
La batterie de 59 Wh, associée à une plateforme Qualcomm connue pour son efficacité énergétique et sa consommation raisonnable, permet à cet Omnibook 5 NGAI d’atteindre une autonomie remarquable de plus de 23 heures selon nos tests (HP annonce “jusqu’à 34 heures d’autonomie” dans des conditions optimales).
Le nouveau protocole de test de l’autonomie introduit début 2025 au 01lab permet une mesure plus fiable et plus précise des capacités de la batterie. Pour y arriver, des scénarios d’usages mixtes sont employés : Streaming HDR, Wi-Fi et GPS, navigation web ou calcul 3D, etc. L’objectif de ce nouveau protocole est simple, représenter au mieux une utilisation type et complète du produit.

Côté charge, il faut compter deux heures pour remplir complètement une batterie vide, mais 10 minutes permettent déjà de récupérer 15% d’autonomie (le chargeur maintient une puissance continue de 70 watts pendant la première demi-heure). Et il suffit même d’un peu moins d’une heure pour que la batterie soit chargée à 75%, une performance plutôt honorable.
Autonomie mixte Temps de charge Charge en 10 min
HP Omnibook 5 NGAI 16″ 23 h 22 mn 2 h 1 mn 15 %
ASUS ExpertBook Ultra (B9406CAA) 13 h 21 mn 1 h 41 mn 17 %
ASUS Vivobook S14 (M3407K) 11 h 55 mn 2 h 6 mn 8 %
MSI Prestige A16 AI EVO (B2HMG) 13 h 19 mn 1 h 40 mn 19 %
Apple MacBook Pro 14 pouces M5 (2025) 12 h 47 mn 1 h 52 mn 18 %
Asus Zenbook Duo 2026 (UX8407) 13 h 5 mn 1 h 49 mn
Apple MacBook Air 15 pouces M4 (2025) 11 h 19 mn 2 h 53 mn 5 %
Nuisances sonores, température et consommation
La faible consommation de la plateforme de Qualcomm permet à HP d’utiliser un système de refroidissement de faibles dimensions pour refroidir son Omnibook 5 NGAI. Au repos, avec une consommation de seulement 5 watts, il n’y a même pas besoin d’activer le ventilateur, rendant le refroidissement totalement silencieux.

L’ordinateur portable ne se fait pas beaucoup plus bruyant en plein charge : après une courte période – le temps de profiter de l’inertie thermique des matériaux – où la consommation grimpe jusqu’à 64W, elle se stabilise rapidement vers les 39 watts. Rien de bien méchant pour le système de refroidissement qui arrive à dissiper efficacement et silencieusement cette chaleur : les nuisances sonores n’atteignent même pas 32 dB(A).
Ultime preuve – s’il en fallait encore une – que le système de refroidissement, bien que de taille réduite et doté d’un seul ventilateur, suffit à prendre en charge la faible consommation du SoC et des autres composants, la température atteint en pleine charge seulement 25 °C au niveau des repose-mains. A l’arrière, le point le plus chaud visible par notre caméra thermique culmine péniblement à 43°C, toujours dans les mêmes conditions.
HP Omnibook 5 NGAI 16″ ASUS ExpertBook Ultra (B9406CAA) ASUS Vivobook S14 (M3407K) MSI Prestige A16 AI EVO (B2HMG) Apple MacBook Air 15 pouces M4 (2025) MSI Prestige A16 AI+ (A3HMG)
Bruit de fonctionnement au repos 26 dB 26,6 dB 26 dB 27 dB 28 dB 27 dB
Bruit de fonctionnement max. 31,7 dB 29,8 dB 36,6 dB 36,4 dB 28 dB 41,1 dB
Consommation électrique au repos 5 W 6 W 7 W 13 W 11 W 14 W
Consommation électrique en charge 39 W 53 W 64 W 95 W 36 W 81 W
Température Max. sur le repose mains 25 °C 21,5 °C 25,5 °C 26,7 °C 28,8 °C 32,1 °C
Température Max. sous le portable 43 °C 40,4 °C 47,6 °C 57,9 °C 39,8 °C 49,7 °C
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.





