Sony rachète une technologie d’IA pour encore plus de photo-réalisme

Sony rachète une technologie d'IA pour encore plus de photo-réalisme



Après le PSSR, après Project Amethyst avec AMD, Sony rachète un spécialiste de la photo-vers-3D. La machine à réalisme tourne à plein régime.

Sony Interactive Entertainment vient de racheter Cinemersive Labs, une start-up britannique fondée en 2022. L’annonce a été publiée sur le blog officiel de SIE le 2 avril. L’équipe, composée d’une dizaine d’experts en vision par ordinateur et apprentissage automatique, rejoint le Visual Computing Group de PlayStation. Une démo de leur technologie phare est d’ailleurs disponible sur leur site.

De PSSR à Project Amethyst, la stratégie IA de PlayStation prend forme

La trajectoire est claire. En 2024, Sony lançait la PS5 Pro autour du PSSR, sa technologie d’upscaling par IA. En février 2026, une version améliorée du PSSR, développée avec AMD dans le cadre de Project Amethyst, a sensiblement relevé la qualité d’image sur plus de 50 titres. Les analyses de Digital Foundry ont montré que le « PSSR 2.0 » parvient à rivaliser avec le DLSS de Nvidia.

Cinemersive Labs apporte une brique supplémentaire. La start-up a développé Parallax, une application de réalité virtuelle qui transforme une simple photo 2D en volume 3D navigable. La technologie repose sur des modèles d’IA capables de déduire la profondeur et la géométrie d’une scène à partir d’une seule image.

Sony veut appliquer cette expertise à ses jeux. Le communiqué officiel mentionne l’amélioration des visuels, des techniques de rendu et l’atteinte de « nouveaux niveaux de fidélité visuelle ». Le Visual Computing Group, créé pour centraliser ces efforts, intègre déjà des recherches en rendu, en codage vidéo et en modèles génératifs.

Le photoréalisme comme horizon : la direction artistique peut-elle survivre ?

L’obsession de PlayStation pour le réalisme visuel ne date pas d’hier. Mais l’empilement de technologies IA pose une question que Sony n’aborde jamais publiquement. Quand l’apprentissage automatique peut reconstruire un visage, générer un éclairage naturel et transformer une photo en environnement 3D, que reste-t-il ? La question de la direction artistique humaine se pose, surtout avec un DLSS 5 qui suscite des craintes de la part des joueurs et des développeurs.

Le PSSR reconstruit déjà les images pixel par pixel. Project Amethyst affine le ray tracing et l’upscaling. Cinemersive Labs pourrait automatiser la création d’éléments visuels à partir de références photographiques. Assemblées, ces technologies dessinent une chaîne de production où l’IA prend en charge une part croissante du travail graphique.

Les jeux PlayStation les plus marquants de la dernière décennie doivent autant à leurs directeurs artistiques qu’à leur moteur graphique. Le style visuel de Death Stranding 2, l’atmosphère de Returnal ou la palette d’Astro Bot ne se résument pas à du photoréalisme. Ils reposent sur des choix esthétiques délibérés, parfois en rupture avec la fidélité photographique.

Sony n’a jamais mentionné la PS6 dans le cadre de cette acquisition. Mais chaque brique posée depuis deux ans pointe dans la même direction. Une console où l’IA gère le rendu, l’upscaling et potentiellement la création d’éléments visuels en amont. Le risque, c’est que la course au réalisme finisse par produire des jeux que plus personne ne sait distinguer les uns des autres.

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