vers un grand retour du leasing social électrique à 100 euros

vers un grand retour du leasing social électrique à 100 euros



Face à la flambée historique des prix à la pompe causée par la crise géopolitique actuelle, le gouvernement s’apprête à accélérer son plan de soutien automobile. Le célèbre dispositif du leasing social, qui permet d’accéder à une voiture électrique pour environ cent euros par mois, devrait être réactivé plus tôt que prévu. Cette nouvelle édition s’annonce massive et pourrait enfin s’ouvrir à de nouvelles professions lourdement pénalisées par l’inflation.

La pression est maximale à Matignon. Alors que le litre de gazole frôle désormais la barre douloureuse des 2,30 € dans certaines stations-service, le Premier ministre Sébastien Lecornu a exigé des mesures immédiates. Le grand plan d’électrification de la France, initialement programmé pour le mois de juin, devrait finalement être dévoilé cette semaine par les ministres de l’Économie et de l’Énergie. L’objectif est clair : réduire en urgence la dépendance du pays aux importations de pétrole devenu hors de prix.

Les infirmiers libéraux enfin éligibles ?

L’arme fatale de Bercy n’est autre que le retour anticipé et dopé du leasing social. Ce système de location subventionnée a déjà séduit 100 000 ménages modestes lors de ses deux premières éditions. Le gouvernement table désormais sur une hausse massive des quotas pour le prochain semestre afin d’inonder les routes françaises de véhicules propres.

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La grande nouveauté de cette mouture réside dans l’élargissement de ses bénéficiaires. Jusqu’à présent strictement réservé aux salariés effectuant de longs trajets domicile-travail, le dispositif s’ouvrirait enfin aux professionnels de santé libéraux. Les infirmiers ou les aides-soignants à domicile, dont le budget carburant a explosé ces dernières semaines, attendent cette mesure avec impatience.

La fin du quoi qu’il en coûte pour les finances publiques

Si l’État veut muscler son offre et augmenter considérablement les volumes de véhicules, il doit résoudre une équation financière complexe et maintenir une stricte rigueur budgétaire. Il n’est en effet plus question de reproduire le modèle dispendieux de la première année. À l’époque, chaque dossier coûtait la somme de 13 000 € aux finances publiques, propulsant le budget total du dispositif à un montant estimé à 650 millions d’euros.

Le gouvernement a depuis appris de ses erreurs et rationalisé le système. Pour la deuxième édition qui s’est déroulée en 2025, la subvention moyenne a été drastiquement rabotée pour atteindre environ 7 380 € par véhicule.

Pour financer cette nouvelle vague d’urgence liée à la crise des carburants sans faire exploser le déficit, Bercy va basculer une partie de la charge sur les certificats d’économie d’énergie, obligeant ainsi les énergéticiens à passer à la caisse. Ce tour de passe-passe financier inquiète d’ailleurs fortement les constructeurs automobiles. La filière redoute que cet effort concentré sur le leasing social ne se fasse au détriment de la prime coup de pouce (l’ancien bonus écologique classique), qui demeure le levier indispensable pour renouveler l’ensemble du parc automobile français au-delà des seuls foyers modestes.

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Source :

BFMTV



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