Le PDG d’Amazon a annoncé une nouvelle fête de lancement pour le service Internet par satellite d’Amazon. Cette nouvelle fenêtre de lancement est étonnamment proche vu le nombre conséquent de satellites qui doivent encore être envoyés en orbite.
Auparavant connu sous le nom d’Amazon Kuiper, Leo, le projet d’Internet par satellite, n’a pas été déployé aussi rapidement que prévu. Le service devait initialement être lancé fin 2025, mais les moyens nécessaires pour mettre en service une telle technologie dépassent Amazon, qui ne manque pourtant pas de moyens.
De belles promesses et un sérieux retard
Andy Jassy, PDG d’Amazon, annonce que le service d’Internet par satellite Leo sera le plus rapide et le moins cher dans le domaine. Sur la page web Amazon-Leo, les promesses sont grandes : « Internet comme vous ne l’avez jamais vu », « Une connexion haut débit où que vous soyez », « Un accès haut débit partout dans le monde, même dans les zones rurales ou isolées » .
Cependant, les contraintes techniques ont considérablement ralenti le déploiement du projet. Amazon a pour objectif de mettre en orbite 3 236 satellites Leo. À l’heure actuelle, seuls 241 ont été déployés. Les 27 et 28 avril prochain, 61 satellites rejoindront la constellation Leo d’Amazon, ce qui portera le nombre total de satellites en orbite à 302. Selon les termes de sa licence, Amazon doit lancer et exploiter la moitié de la constellation (soit à peu près 1 618 satellites) d’ici le 30 juillet 2026, et le reste d’ici le 30 juillet 2029.
À titre de comparaison, la constellation Starlink de SpaceX compte actuellement plus de 10 000 satellites. Il faut dire que la fusée réutilisable New Glenn, réalisée par Blue Origin, n’est pas encore opérationnelle. Amazon a donc recours à des entreprises externes comme Arianespace, United Launch Alliance ou encore… SpaceX.
Une nouvelle fenêtre de lancement
Le chemin à parcourir semble donc encore long pour Amazon. Cependant, Andy Jassy, PDG de l’entreprise, a annoncé que le service sera « lancé mi-2026 ». Une fenêtre de lancement qui peut sembler optimiste vu l’avancement du projet, mais Amazon risque de mettre les bouchées doubles vu à quel point le service est attendu. En effet, nombreux sont ceux qui cherchent une alternative à Starlink, l’Internet par satellite d’Elon Musk. À titre d’exemple, si Starlink est maintenant intégré à de nombreux avions, dont ceux d’Air France, la compagnie aérienne Delta Air Lines vient de conclure un accord avec Amazon pour proposer la connexion Internet Leo à bord des 500 avions de sa flotte, d’ici 2028.
Mais comme nous l’avons mentionné précédemment, il y a encore du travail pour Amazon. L’entreprise américaine s’était fixé comme objectif d’envoyer 1 618 satellites en orbite d’ici juillet 2026. Fin avril, il y en aura 302. La tâche s’annonce conséquente. Et en parallèle du projet Leo, Blue Origin, la société spatiale de Jeff Bezos, a annoncé le lancement de TeraWave, une constellation de plus de 5 000 satellites promettant des débits hallucinants.
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.
Source :
The Verge