Alors que la conduite autonome de Tesla est interdite dans certaines régions, des pirates ont trouvé un moyen de forcer l’activation de la FSD. Face à cette situation, le constructeur automobile a pris des mesures radicales.
Pour des raisons de réglementation locale et de sécurité, la conduite autonome FSD de Tesla est bloquée dans plusieurs régions du monde. Et autant dire que ceux concernés par ce blocage ressentent une certaine frustration à ne pas pouvoir profiter de cette technologie. D’autant plus lorsque certains échos louent avec entrain la fluidité de la conduite assistée de Tesla. Mais certains pirates ont récemment trouvé une faille qui permet de forcer l’activation de la FSD.
Des restrictions débloquées
Concrètement, le déblocage des restrictions est rendu possible grâce à des modules qui se branchent sur le bus CAN (Controller Area Network) du véhicule. Ces modules interceptent ensuite les signaux pour falsifier les autorisations et déverrouiller la FSD. En d’autres termes, il est question de « jailbreaker » le véhicule. Un conducteur pourra alors activer le FSD même s’il se situe dans une région où la conduite autonome de Tesla n’est pas autorisée.
Ce détournement des limitations imposées par Tesla aurait été signalé dans plusieurs pays et régions : Europe, Chine, Japon, Corée du Sud, Turquie ou encore Royaume-Uni. En Chine, plus de 100 000 propriétaires de Tesla auraient eu recours à ce système pour activer la FSD.
Tesla réagit avec force
De son côté, Tesla a effectué des diagnostics à distance et détecté des communications anormales. La réaction de la marque ne s’est pas faite attendre et les premières sanctions sont tombées. Dans certains cas, Tesla a simplement désactivé à distance l’autorisation forcée de la FSD. Dans d’autres cas, elle a définitivement exclu certains usagers du programme de conduite autonome de Tesla, même s’ils avaient payé pour cela, et sans remboursement. Ceux-ci devront donc dorénavant se contenter du système de base Autopilot.
Même si le constructeur automobile américain est bien ennuyé par certaines législations qui bloquent la FSD, il promeut une validation rigoureuse pour sa conduite autonome. La raison est simple : Tesla pourrait être tenu responsable en cas d’accident, même si le logiciel a été forcé. Par ailleurs, chaque accident entache quelque peu la fiabilité de la conduite autonome, même lorsque le conducteur y est pour quelque chose.
Pour rappel, ce 10 avril, le régulateur néerlandais (RDW) doit rendre son verdict sur l’homologation du FSD en Europe. La conduite autonome de Tesla pourrait être accessible en France dans les semaines qui arrivent.
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Source :
Teslarati