Éducation nationale, ONU, Framasoft …

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Cette suite numérique libre qui conquiert l’Éducation nationale

Au ministère de l’Éducation nationale, rapporte Acteurs publics, «Apps.education, une plateforme de services numériques, a passé la barre des 400.000 utilisateurs lors de ce mois de mars, sans aucune communication institutionnelle depuis sa création. (…) Parmi les services déployés se trouvent ainsi un outil de visioconférence, basé sur BigBlueButton, une offre de stockage basée sur Nextcloud, de la diffusion de vidéo basé sur PeerTube, un système de prise de rendez-vous, un outil pour raccourcir une URL, et s’ajoute également un service de messagerie électronique modernisé, qui est en cours de déploiement.»

Apps.education répond entre autres à une contrainte économique: «“Dans un ministère qui compte 1,2 million d’agents, on ne peut pas se permettre un système de licence par agent, et par année, comme Teams, qui serait hors budget. En déployant un logiciel libre, même en comptant la contribution à la communauté, la dépense est sans commune mesure”, explique le ministère.»

Car «lorsqu’un agent est muté dans une autre académie, son identité numérique change au même titre que son adresse mail. Apps.éducation permet justement, indépendamment d’éventuelles mutations, de conserver l’accès à toutes ses productions tout au long de la carrière de l’agent.»

À l’ONU, l’open source «moteur de souveraineté et d’inclusion»

Du 22 au 26 juin à New York, le siège des Nations Unies accueillera l’UN Open Source Week, «où l’open source n’est plus vu comme un simple choix technique, mais comme un moteur de souveraineté et d’inclusion», annonce Goodtech.

«Cette semaine de mobilisation vise à transformer les engagements du Global Digital Compact en actions concrètes. États membres, agences onusiennes, secteur privé et société civile se réuniront pour prouver que le partage de code est la clé d’une infrastructure publique numérique durable.»

Framasoft: « Des outils utilisés par des millions d’internautes »

«Framasoft, avec une dizaine de salariés et une vingtaine de bénévoles, héberge aujourd’hui plus de 2.800 collectifs sur Framaspace et maintient des outils utilisés par des millions d’internautes, de Framapad à PeerTube. Pourtant, l’association refuse de grossir, rejette les subventions publiques et se finance uniquement par les dons citoyens, un modèle rare, fragile, mais assumé.» Cette passionnante grande interview dans Clubic de Gaëtan Chabert, responsable de la communication de Framasoft, association dont la petite taille est inversement proportionnelle à l’énorme contribution citoyenne, est une lecture chaudement recommandée de ce mois d’avril. Citations:

«L’état de l’environnement numérique (et du monde, en général) empire. Et personne ne semble vouloir ou pouvoir prendre de la place pour créer des espaces de respiration dans tout ça, malgré nos années d’effort ! Alors, face au besoin croissant, nous avons décidé de donner un coup de jeune à la campagne « Dégooglisons Internet » en mettant à jour certains services et en proposant d’autres.

Aujourd’hui, la dynamique de Framasoft est donc d’ouvrir des services (lorsque l’usage nous semble pertinent) plutôt que d’en fermer et d’assumer pleinement le fait d’être, à notre connaissance, le plus gros hébergeur de services non marchand du monde !»

«Aussi, le logiciel libre n’est pas la seule vraie solution. C’est une solution nécessaire mais le logiciel libre seul ne suffira jamais. Le logiciel libre nous permet de garder un œil sur ce qu’un logiciel fait et nous donne des options: si le logiciel libre ne nous convient plus (parce qu’il nous piste, désormais, par exemple), nous pouvons le forker et continuer sur une version sans pisteur, qui nous respecte. Mais pour ça, il faut qu’une personne ou une communauté veille au grain et puisse se rendre compte de la merdification d’un logiciel libre. Qu’ils aient la sensibilité politique et les compétences pour avoir envie de mettre l’énergie, le temps, l’argent pour forker le logiciel et assumer ce fork.»

Wikipédia évite le blocage en Indonésie

L’Indonésie (qui avec plus de 285 millions d’habitants est le 4e pays le plus peuplé du monde après l’Inde, la Chine et les États-Unis) ne sera pas privée de Wikipédia. Son gouvernement avait menacé de bloquer l’accès à l’encyclopédie libre, faute de s’être enregistrée. Conformément à une réglementation datant de 2020, tous les fournisseurs de services numériques, y compris ceux basés à l’étranger, sont tenus de s’enregistrer, rapporte l’AFP via Le Figaro.

Après une réunion en ligne avec le ministère indonésien de la Communication et des Affaires numériques («Komdigi»), la fondation Wikimedia (organisation américaine à but non lucratif qui soutient l’encyclopédie libre et les projets associés) a annoncé avoir trouvé un compromis avec le gouvernement indonésien.

Dans un communiqué ce 30 avril, la fondation indique avoir répondu à la procédure demandée: «L’enregistrement n’aura aucune incidence supplémentaire sur les procédures d’examen juridique en vigueur au sein de la Fondation. Celle-ci continuera d’évaluer la validité des demandes de retrait de contenu ou de divulgation de données au cas par cas, conformément à ses procédures juridiques établies et à ses politiques applicables, et d’y répondre dans le respect des normes internationales relatives aux droits humains. La Fondation demeure déterminée à garantir que chaque injonction qu’elle traite est légale, applicable à la Fondation et ne constitue pas un abus de procédure. Elle continuera également d’apporter son aide aux utilisateurs de bonne foi de Wikimedia.»

Un radar «20 fois moins cher» que les modèles commerciaux

Un ingénieur marocain a conçu le radar Aeris-10 et le partage sur GitHub, annonce Tom’s Hardware. «Ce système radar, 95% moins cher que les modèles commerciaux à 250.000 dollars [213.000 euros], a une portée de 20 kilomètres.»

«Ce projet était initialement sous licence MIT, mais Motti a été informé que cette licence ne protégeait pas le matériel physique; il l’a donc remplacée par la licence CERN-OHL-PT [OHL pour Open Hardware Licence, voir là – le P (pas de T?) serait pour «permissive»]. Si vous décidez de construire votre propre appareil, sachez que les fréquences de fonctionnement sont très probablement soumises à une réglementation stricte dans votre pays.»

Nawfal Motti présente là son modèle de radar.

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