les premiers benchmarks confirment nos pires craintes

les premiers benchmarks confirment nos pires craintes


Des benchmarks attribués à la très attendue Steam Machine de Valve, nom de code « Fremont », ont fait leur apparition sur la plateforme de test Geekbench 6. Ces nouveaux tests tournent enfin sous SteamOS, le système d’exploitation maison, suggérant que des unités de test sont dans la nature et que le lancement est plus proche que jamais. Mais l’enthousiasme initial pourrait bien laisser place à une certaine inquiétude.

Concrètement, que révèlent ces chiffres sur sa puissance ?

Soyons directs : l’aperçu n’est pas glorieux. La puce AMD personnalisée, dotée de 6 cœurs et 12 threads basés sur une architecture Zen 4, affiche des scores qui interpellent. On parle ici d’environ 2 334 points en single-core et 7 316 points en multi-core. C’est presque le double de la puissance CPU d’une PlayStation 5, ce qui n’est pas rien. Cependant, la comparaison s’arrête là.

Face à un PC portable moderne, même de milieu de gamme comme un ASUS Vivobook S16, la Steam Machine est littéralement dans une autre dimension. Le processeur Intel Core Ultra X7 358H de ce dernier pulvérise les scores avec plus de 16 000 points en multi-core. Cet écart colossal confirme que Valve ne vise pas la couronne des performances CPU brutes. L’architecture Zen 4, présentée en 2022, commence sérieusement à accuser son âge.

Le processeur est-il le seul composant qui inquiète ?

Malheureusement, non. Le tableau n’est pas beaucoup plus rose du côté de la puce graphique. Valve a opté pour un GPU basé sur l’architecture RDNA 3, plus précisément un Navi 33. Pour vous donner une idée, il s’agit du même type de puce que l’on trouvait dans la carte graphique mobile AMD Radeon RX 7700S… en 2023. C’est une solution honnête, mais qui se situait déjà à l’époque un cran en dessous d’une RTX 4060 mobile de Nvidia.


La partie graphique sera donc vraisemblablement plus véloce que les solutions intégrées aux puces Intel, mais elle ne rivalisera pas avec les dernières générations de cartes dédiées. Le rêve de la 4K native à 60 images par seconde semble s’éloigner.La console de Valve devra donc son salut à d’autres facteurs pour convaincre les joueurs les plus exigeants.

Alors, faut-il déjà enterrer la Steam Machine ?

Valve semble jouer une carte périlleuse, mais calculée : celle du compromis matériel et de l’excellence logicielle. L’idée n’est pas de créer un monstre de puissance, mais une machine optimisée jusqu’à la moelle grâce à son écosystème, SteamOS en tête. Le salut viendra inévitablement des technologies d’upscaling, comme le FSR d’AMD (FidelityFX Super Resolution), qui devront être utilisées massivement.

Steam machine_02

La vraie inconnue reste le prix. C’est le facteur qui fera basculer la Steam Machine du côté du succès ou de l’oubli. Avec des composants qui ne sont pas de toute première fraîcheur, Valve n’a pas le droit à l’erreur sur le positionnement tarifaire. Les rumeurs d’un prix dépassant la barre fatidique des 1000 dollars semblent de plus en plus inquiétantes au regard des performances affichées…

Foire Aux Questions (FAQ)

Quel processeur équipe la Steam Machine ?

La Steam Machine est équipée d’un processeur semi-personnalisé conçu par AMD. Il s’agit d’une puce à 6 cœurs et 12 threads basée sur l’architecture Zen 4, avec une fréquence de base affichée à 4.86 GHz.

Les performances de la Steam Machine sont-elles comparables à celles d’un PC gamer ?

Non, pas vraiment. D’après les premiers benchmarks, ses performances CPU sont nettement inférieures à celles des processeurs pour PC portables récents. Côté GPU, elle embarque une puce équivalente à une AMD Radeon RX 7700S de 2023, la plaçant en dessous des cartes graphiques mobiles de dernière génération comme la RTX 4060.



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