Alors que les quatre astronautes d’Artémis 2 rentrent sur Terre après dix jours de voyage historique autour de la Lune, le programme spatial mondial ne s’accorde aucune pause. Des confins de notre système solaire à la traque d’exoplanètes lointaines, les prochains mois s’annoncent aussi intenses que décisifs.
Moins médiatisé que le programme lunaire, le télescope spatial américain Nancy Grace Roman n’en est pas moins révolutionnaire. Prévu pour un lancement à l’automne 2026, cet instrument infrarouge doté d’un miroir de 2,4 mètres de diamètre sera capable de balayer des portions du ciel cent fois plus vastes que le célèbre Hubble.
Des télescopes surpuissants pour percer les mystères de l’Univers
Nommé en hommage à la première femme ayant dirigé le département d’astronomie de la NASA, il ciblera deux grands mystères de la cosmologie : l’énergie sombre, cette force invisible qui accélère l’expansion de l’Univers, et les exoplanètes susceptibles d’abriter la vie.
L’Europe répond avec PLATO, porté par l’Agence spatiale européenne et fruit d’une collaboration réunissant l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et la Suisse. Prévu pour un lancement fin décembre 2026 à bord d’une fusée Ariane 6, il rejoindra le point de Lagrange L2, le même poste d’observation que James-Webb, pour une mission d’au moins six ans. Doté de 26 caméras, il scrutera 200 000 étoiles semblables au Soleil à la recherche de planètes rocheuses de type terrestre.
La Chine vise le pôle Sud de la Lune
Si les Américains ont réussi à s’approcher de notre satellite naturel avec Artémis 2, Pékin compte bien aller plus loin… et plus vite. La mission Chang’e 7, attendue entre l’été et l’automne 2026, est conçue pour se poser au pôle Sud lunaire avec quatre modules embarqués : un orbiteur pour les télécommunications et la cartographie, un atterrisseur, un rover et un mini-drone sauteur capable d’explorer les cratères perpétuellement plongés dans l’ombre pour y détecter de la glace.
Une réussite donnerait à la Chine un avantage stratégique majeur dans la course aux ressources lunaires, ainsi que dans sa course contre la montre avec Washington pour l’installation d’une base permanente sur la Lune.
Sept ans de voyage : BepiColombo atteint enfin Mercure
La conquête spatiale ne se joue pas uniquement autour de la Lune. À l’automne 2026, la sonde BepiColombo, conduite conjointement par l’ESA et l’agence spatiale japonaise JAXA, devrait se placer en orbite autour de Mercure après sept ans de voyage dans l’espace.
Lancée en 2018, cette mission pionnière déploiera deux instruments distincts pour cartographier la surface de la planète, analyser sa composition, sa structure interne et son champ magnétique. Mercure, longtemps délaissée au profit de Mars ou de la Lune, pourrait bien livrer ses secrets les mieux gardés.
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