Malgré un net rebond, vendredi 23 janvier dans la matinée, l’action Ubisoft a clôturé à 4,06 euros (+ 1,78 %) à la Bourse de Paris. Le géant du jeu vidéo français est très loin d’avoir compensé la chute record de 40 % enregistrée la veille. En effet, la valeur du titre avait dévissé, jeudi, après l’annonce par le président de l’entreprise, Yves Guillemot, d’un gigantesque plan d’économies et de restructuration, incluant des fermetures de studios ainsi que l’annulation et le report de multiples titres.
Ce grand plan d’économies, qui, selon les calculs d’Ubisoft, se traduira par une perte d’exploitation de plus de 1 milliard d’euros en 2026, est la dernière tentative du groupe français pour rebondir après une série d’échecs commerciaux, combinés à des conflits sociaux et à l’absence de projets porteurs. La réaction des marchés laisse redouter de nouvelles difficultés pour la société, dont la valorisation est désormais dix fois inférieure à celle de CD Projekt, l’autre grand éditeur européen (The Witcher, Cyberpunk 2077).
Pour l’heure, les fermetures de studios et les suppressions de postes se feront à l’étranger : outre la fermeture du studio de Halifax (Canada), actée au début du mois de janvier, et celle du studio de Stockholm, les principales réorganisations annoncées concernent RedLynx (à Helsinki), Massive (à Malmö, en Suède) et Ubisoft-Abou Dhabi (Emirats arabes unis).
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