Face à une concurrence féroce, Panasonic change de cap en 2026. Dans le sillage de Sony, la marque japonaise s’allie au géant chinois Skyworth pour sauver ses TV OLED et Mini-LED.
Le marché des téléviseurs traverse une véritable tempête. Après le séisme de la coentreprise entre Sony et TCL, c’est au tour de Panasonic d’acter un virage stratégique majeur. En difficulté face à la machine de guerre coréenne (Samsung, LG…) et aux marques chinoises, le fabricant japonais confie une large part de son activité européenne à Shenzhen Skyworth Display Technology.
Un modèle économique repensé pour l’Europe
La donne change radicalement à partir du 1er avril 2026. Skyworth, un poids lourd asiatique qui a expédié 36 millions de téléviseurs en 2024, prend les rênes des ventes, du marketing et de la logistique sur le Vieux Continent. Cependant, Panasonic ne lâche pas le volant technologique. La firme nippone garantira le respect de ses standards audiovisuels et co-développera les futurs modèles OLED haut de gamme.
Avec ce rapprochement, la marque entend frapper plus fort, plus vite et moins cher. Akira Toyoshima, CEO de la branche division Entertainment & Communication de Panasonic, résume parfaitement l’enjeu de cette mutation : « Ce nouveau modèle opérationnel permettra de conjuguer l’excellence technologique historique de Panasonic […] avec la puissance industrielle et la rapidité de production à grande échelle de Skyworth, afin d’offrir une proposition de valeur particulièrement compétitive ».
OLED et Mini-LED : un catalogue 2026 ultra-pragmatique
Côté produits, on joue clairement la sécurité. Le très séduisant Z95B, fleuron OLED de la marque, joue les prolongations sans la moindre modification. La vraie nouveauté, c’est le Z85C. Ce modèle inédit sous Google TV compte bien démocratiser l’OLED à un tarif plus doux.
En outre, le constructeur dégaine une armada de références QD Mini-LED. Les W97C et W95C ciblent le cœur du marché avec des dalles 144 Hz, un traitement anti-reflet et un pic lumineux de 1500 cd/m². C’est certes moins clinquant que les records absolus du secteur, mais le rapport qualité-prix s’annonce redoutable.
Le savoir-faire nippon sauvé par l’industrie chinoise ?
Une question brûle les lèvres : l’ADN Panasonic va-t-il survivre à cette transition ? Du côté du nouveau partenaire chinois, on se veut rassurant. Peter Zhang, CEO chez Skyworth, souligne que cette union « devrait accélérer la croissance des téléviseurs commercialisés sous la marque Panasonic en Europe » en s’appuyant sur leur énorme capacité d’innovation et de distribution.
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Pour les acheteurs, c’est la continuité qui prime. Panasonic s’engage à maintenir son propre service après-vente, même pour les téléviseurs écoulés après la bascule d’avril 2026. En résumé, la qualité d’image japonaise perdure, dopée aux stéroïdes industriels chinois.
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