Fin de partie pour l’une des expériences les plus controversées de la franchise Elder Scrolls. L’éditeur Bethesda a tranché, et la date est désormais fixée : le 30 juin 2026, l’aventure mobile s’arrêtera net pour The Elder Scrolls : Blades, qui est déjà retiré des boutiques d’applications comme l’App Store, le Google Play Store et l’eShop de Nintendo, le jeu vit ses derniers instants. Il fut un temps où il promettait une version condensée de l’univers culte, mais il est rapidement devenu le symbole d’une monétisation qui a heurté de plein fouet les fans de la première heure.
Pourquoi cette fin était-elle finalement inévitable ?
Dès son lancement, le jeu a souffert d’un échec critique et public cinglant. Les notes sur des agrégateurs comme Metacritic parlent d’elles-mêmes, pointant vers une réception « généralement défavorable ». L’ambitieuse promesse de Bethesda, celle d’un RPG de qualité sur mobile, s’est fracassée contre un mur de microtransactions. Des joueurs rapportent une progression agréable durant les premières heures, vite stoppée par des temps d’attente de plusieurs jours pour améliorer des bâtiments. Une attente « miraculeusement » accélérée par de l’argent réel.
C’est précisément là que le bât blesse. Beaucoup ont eu le sentiment que le jeu était moins un « Elder Scrolls » qu’une machine à cash déguisée. Derrière une réalisation technique jugée « sacrément jolie pour du mobile » et un gameplay étonnamment correct, se cachait l’illusion du free-to-play. Le jeu n’a jamais su construire une communauté suffisante ni un flux de revenus justifiant le maintien de son infrastructure en ligne, malgré les patchs et les améliorations continues.
Que se passe-t-il pour les joueurs restants ?
En guise de cadeau d’adieu, ou de lot de consolation, Bethesda rend tous les objets de la boutique en jeu disponibles pour une somme symbolique (1 gemme ou 1 sigil). Un pack de devises virtuelles est également offert pour que les derniers fidèles puissent profiter de tout le contenu avant l’extinction des feux. Une maigre compensation pour ceux qui ont investi du temps, et surtout de l’argent, dans la construction de leur ville et l’optimisation de leur personnage.
Ce qui est certain, c’est que l’expérience The Elder Scrolls: Blades touche à sa fin, sans espoir d’un mode hors-ligne pour la préserver. Une fois la date fatidique passée, le jeu deviendra totalement inaccessible, rappellant s’il le fallait encore que que les titres « service » dépendent entièrement d’une connexion permanente pour fonctionner, et donc du bon vouloir de l’éditeur de maintenir leurs serveurs actifs.
Est-ce une surprise venant de Bethesda ?
Pour qui suit l’actualité de l’éditeur, cet événement a comme un air de déjà-vu. En effet, ce n’est pas la première fois que Bethesda met fin à un spin-off de sa franchise phare. The Elder Scrolls: Legends, un jeu de cartes, a connu un sort similaire avec un arrêt du développement en 2019 et une mise hors ligne de ses infrastructures en janvier 2025. La décision de couper les serveurs n’est donc pas étonnante.
En réalité, cette fermeture s’inscrit dans une logique de rationalisation, un nettoyage de printemps dans un portefeuille qui peine à exister en dehors de ses mastodontes. Pendant que les joueurs attendent désespérément des nouvelles du très lointain The Elder Scrolls 6, Bethesda semble faire le ménage dans ses projets annexes. Reste à voir quel sera le destin de The Elder Scrolls: Castles, l’autre tentative mobile de la firme.
Foire Aux Questions (FAQ)
Quelle est la date exacte de fermeture de The Elder Scrolls: Blades ?
Les serveurs du jeu seront définitivement et complètement éteints le 30 juin 2026. Après cette date, le jeu ne sera plus jouable sous aucune forme.
Sera-t-il possible de jouer en mode hors-ligne après la fermeture ?
Non. L’annonce de Bethesda ne mentionne aucun patch pour un mode hors-ligne. Le jeu étant conçu comme une expérience « always-online » (toujours en ligne), il deviendra entièrement inaccessible.
Quels étaient les principaux reproches faits au jeu ?
Les critiques se sont principalement concentrées sur son modèle économique basé sur des microtransactions jugées trop présentes, voire indispensables pour progresser sans subir des temps d’attente extrêmement longs, ainsi que sur son gameplay jugé répétitif.

