Après la polémique de ces derniers jours, Capgemini a décidé de prendre le taureau par les cornes : le géant français va tout simplement vendre sa filiale aux États-Unis qui travaille pour l’ICE, la police de l’immigration du pays.
Depuis quelques jours, Capgemini était sous le feu des projecteurs, pas pour les bonnes raisons. En cause, la filiale américaine, Capgemini Government Solutions, qui travaille pour le compte du gouvernement fédéral, et qui plus spécifiquement développe des solutions informatiques. Il se trouve que l’entreprise a mis au point un outil d’identification et de localisation de personnes étrangères pour le compte de la police de l’immigration, l’ICE.
Tourner vite la page de l’ICE
La brutalité des actions de l’ICE, qui a abouti aux deux morts de Minneapolis, a jeté une lumière crue sur l’activité de cette filiale US… et suscité une certaine gêne au sein de la direction française. Jusqu’à provoquer un conseil d’administration extraordinaire dimanche dernier. Décision a été prise de vendre l’antenne américaine, qui ne représente au bout du compte que 0,4 % du chiffre d’affaires mondial du groupe, ou encore 2 % des revenus aux États-Unis.
Pour expliquer la cession, Capgemini explique que « les restrictions juridiques habituellement imposées dans le cadre de contrats conclus avec des entités du gouvernement fédéral américain menant des activités classifiées ne permettaient pas au groupe d’exercer un contrôle approprié sur certains aspects des opérations de cette filiale, afin d’en assurer l’alignement avec les objectifs du groupe. »
Aiman Ezzat, le patron du groupe, a assuré il y a une semaine qu’il avait découvert la nature du contrat entre la filiale US et l’ICE « par des sources publiques » (en l’occurrence ce dossier de l’Observatoire des multinationales). Le contrat avait été signé au mois de décembre pour une valeur de 4,8 millions de dollars.
« La nature et l’ampleur de ces travaux ont soulevé des interrogations, au regard de ce que nous faisons habituellement en tant qu’entreprise de services technologiques et de conseil », écrit le dirigeant. Il n’y a pas de détails concernant le processus de cession de la filiale américaine.
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Source :
AFP