comment le géant français du jeu vidéo est arrivé à un point de rupture, après des années de crise

comment le géant français du jeu vidéo est arrivé à un point de rupture, après des années de crise


Refonte radicale de son organisation, annulations et reports de jeux, fermetures de studios, plan d’économies à marche forcée, marche arrière sur le dossier très sensible du télétravail… Mercredi 21 janvier, Ubisoft a dévoilé une série d’annonces-choc censées redonner de l’élan à ce colosse du jeu vidéo européen, aujourd’hui à bout de souffle. Ce projet devrait entraîner une perte de plus d’un milliard d’euros sur l’année, selon le groupe français. Un signal d’alarme pour les marchés : jeudi en milieu d’après-midi, le cours de l’action Ubisoft décrochait de 38 % à la Bourse de Paris : une chute historique pour un titre qui a déjà perdu la moitié de sa valeur en 2025.

Le 22 janvier au matin, devant les locaux d’Ubisoft Paris, Chakib Mataoui, délégué syndical Solidaires Informatique, est en grève. « La colère a été instantanée parmi les employés, beaucoup ont juste besoin de parler un peu », confie celui qui est reconnaissable par son gilet rose sur les épaules. Le mouvement ne rassemble qu’une dizaine de personnes mais le syndicat promet une mobilisation plus large, y compris à l’international. En cause : le flou des annonces et l’absence de concertation, alors même que le studio parisien organisait, quelques heures avant d’annoncer cette réorganisation, une « journée pour soigner le blues hivernal ».

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