comment Pikachu est devenu une icône mondiale

comment Pikachu est devenu une icône mondiale


Ce 27 août 1998, dans le ciel de Topeka, capitale du Kansas (Etats-Unis), des parachutistes virevoltent. Déguisés en Pikachu, ils larguent des peluches jaunes comme s’il s’agissait de tracts. En bas, deux mille cinq cents enfants se ruent sur la pelouse pour les attraper. Non loin stationnent dix Volswagen New Beetle jaunes dotées d’oreilles et d’une queue en forme d’éclair. Renommée pour l’occasion « Topikachu », la ville a été choisie pour faire la promotion de la sortie, un mois plus tard, des jeux vidéo Pokémon Rouge et Bleu.

L’Amérique découvre alors cette créature aux grands yeux, joues rouges et silhouette jaune rondouillarde… et un charme résumé en japonais par kawaii (pour « mignon »), mot éponyme d’un courant esthétique qui imprègne la culture nippone depuis le début du XXe siècle. « Le design de Pikachu est d’une simplicité absolue : iconique, immédiatement reconnaissable et profondément mignon », analyse Joshua Dale, professeur à l’université Chuo de Tokyo et auteur d’Irresistible : How Cuteness Wired Our Brains and Conquered the World (Profile Books, 2023, non traduit).

« Les choses mignonnes attirent rapidement notre attention, puis elles activent le centre du plaisir dans le cerveau, poursuit Joshua Dale. Tout cela se produit de manière inconsciente. Elles suscitent également une forme d’émotion chaleureuse qui nous rend, d’une certaine façon, plus social. »

Une créature inspirée par une pâtisserie

Lancés le 27 février 1996 au Japon par le studio Game Freak, Pokémon Rouge et Vert, jeux inauguraux de la franchise, donnent naissance à 151 créatures à attrapper et à collectionner. L’une de celles imaginées par la dessinatrice Atsuko Nishida n’est au départ qu’un mochi, une pâtisserie ronde enrobée de pâte de riz. Elle y ajoute deux oreilles. Puis elle choisit les mots « Pika », onomatopée associée à une étincelle, et « chu », le couinement d’une souris, pour nommer le rongeur électrique.

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