Le géant français de l’industrie de la défense, Dassault Aviation, a annoncé avoir participé à une levée de fonds de la société Harmattan AI, une start-up française qui conçoit et industrialise des drones et des solutions d’IA militaires.
Quand l’avionneur français Dassault Aviation s’associe avec la société française d’IA de la Défense, Harmattan AI : ce lundi 12 janvier, le fabricant du Rafale a annoncé avoir participé à une levée de fonds de 171 millions d’euros lancée par la société Harmattan AI, qui fabrique des systèmes autonomes de défense. Dans un communiqué publié ce jour, les deux partenaires expliquent vouloir « accélérer l’intégration de l’autonomie maîtrisée et de l’IA au sein des systèmes de combat aérien ». Le montant de cette participation n’a pas été précisé.
En pratique, Harmattan AI développera des « fonctions d’IA embarquées au sein des futurs systèmes de combat aérien de Dassault Aviation (Rafale F5 et UCAS), notamment pour le contrôle des systèmes aériens inhabités », détaillent les deux sociétés. L’idée est « d’intégrer une IA souveraine, maîtrisée et supervisée au sein des systèmes de combat de Dassault Aviation », ajoutent-elles.
Le développement d’une nouvelle génération de systèmes de défense autonomes
Créée en avril 2024, Harmattan AI explique avoir livré des milliers de ses systèmes robotiques autonomes aux ministères de la Défense français et britannique. La start-up française propose des engins ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance), des systèmes d’interception de drones et de guerre électronique.
Pour son co-fondateur Mouad M’Ghari, « ce partenariat avec Dassault Aviation constitue une étape structurante pour le développement d’une nouvelle génération de systèmes de défense autonomes. La confiance de Dassault Aviation accélère notre mission : fournir une IA souveraine et évolutive aux forces alliées. En combinant une IA de pointe avec une expertise mondiale en aviation de combat, nous façonnons l’avenir du combat aérien collaboratif », se félicite le PDG.
À lire aussi : L’Europe prépare ses avions de chasse autonomes : premiers vols en mer Baltique
Côté Dassault Aviation, l’accord « illustre notre engagement à intégrer des solutions d’autonomie à forte valeur ajoutée dans la prochaine génération de systèmes de combat aérien. En unissant nos forces à une entreprise innovante et agile, nous renforçons notre capacité à fournir les solutions avancées requises par nos forces armées dans les décennies à venir », souligne Eric Trappier, Président-Directeur Général de Dassault Aviation, cité dans le communiqué.
Harmattan AI devient la première licorne française de la Défense
Réagissant à l’annonce, Emmanuel Macron a estimé, sur son compte X, qu’il s’agissait d’« une excellente nouvelle pour notre autonomie stratégique, pour la supériorité technologique de nos armées en matière de drones de défense activés par l’IA, ainsi que pour notre économie ». La levée de fonds de 200 millions de dollars soit 171 millions d’euros lui offre le statut de nouvelle licorne française, ajoute le président de la République.
La start-up est en effet désormais valorisée à 1,4 milliard de dollars, selon Mouad M’Ghari, l’homme à la tête de la pépite française, qui s’exprimait sur son compte LinkedIn. La pépite française a donc atteint un seuil qui en fait la première licorne française du secteur de la Défense.
Un partenariat essentiel avec Dassault Aviation et une levée de fonds significative pour Harmattan AI lui offrent le statut de nouvelle licorne française !
C’est une excellente nouvelle pour notre autonomie stratégique, pour la supériorité technologique de nos armées…
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 12, 2026
En novembre dernier, Dassault Aviation, qui fabrique des appareils de combat, des drones militaires et des systèmes spatiaux, avait annoncé un autre partenariat, cette fois avec le géant Thalès. L’objectif était aussi de développer une intelligence artificielle souveraine destinée aux systèmes aéronautiques de défense de l’avionneur. Pour les deux sociétés, les solutions d’IA développées permettront de développer « les fonctions pour les aéronefs habités ou non, pour l’observation, l’analyse de la situation, la prise de décision, la planification et la maîtrise de l’action lors des opérations militaires ».
À lire aussi : En 2025, la France change sa stratégie de numérique militaire
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.