des centaines d’artistes américains dénoncent un « vol à grande échelle »

des centaines d'artistes américains dénoncent un « vol à grande échelle »



Plusieurs centaines d’artistes, de chanteurs, d’acteurs et d’auteurs américains participent à une campagne pour dénoncer « le vol à grande échelle » pratiqué par les acteurs de l’IA pour entraîner leurs modèles. Parmi les signataires, de grands noms comme Scarlett Johansson, Billy Corgan et George Saunders.

Nouvelle offensive des artistes contre les pratiques de l’industrie de l’IA générative. 800 musiciens, acteurs et auteurs participent à une nouvelle campagne menée par la Human Artistry Campaign, une structure regroupant plusieurs organisations américaines comme la RIAA (Recording Industry Association of America), des syndicats comme la SAG-AFTRA (acteurs et artistes de l’audiovisuel) ou encore des syndicats de sportifs professionnels.

Une IA sans pillage

« Stealing Isn’t Innovation » (« le vol n’est pas de l’innovation ») regroupe des noms aussi reconnus que Cate Blanchett, One Republic, R.E.M., l’autrice Jodi Picoult… Tous dénoncent « certaines des plus grandes entreprises technologiques — souvent soutenues par des fonds de capital-investissement et d’autres financeurs » qui exploitent les œuvres de créateurs américains pour leurs plateformes d’IA « sans autorisation ni égard pour le droit d’auteur ».

Les exemples abondent. Fin décembre, des auteurs ont porté plainte contre les principaux acteurs de l’IA, accusés d’utiliser des bibliothèques de livres piratés pour entraîner leurs modèles. En début de semaine, Nvidia s’est aussi retrouvé sur le banc des accusés pour les mêmes raisons.

Pour les signataires, « voler notre travail n’est pas une innovation. Ce n’est pas un progrès. C’est du vol — ni plus, ni moins ». Ils expliquent qu’il existe une « troisième voie » permettant de développer l’IA tout en respectant les droits des créateurs : des accords de licence et des partenariats. Les maisons de disques, qui ne veulent pas rater le train de l’IA comme ils avaient misérablement loupé la révolution MP3, ont signé des accords avec des start-ups de génération de musique par IA.

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Il en va de même pour des éditeurs de presse, qui partagent leurs contenus avec OpenAI ou Perplexity contre rémunération. Mais tout cela n’est qu’une goutte d’eau dans un océan de contenus aspirés sans cadre clair, ni consentement explicite. Donald Trump avait ainsi l’été dernier crucifié le droit d’auteur en faveur de l’industrie de l’IA… La campagne entend précisément peser sur ce rapport de force, alors que les modèles d’IA gagnent en puissance et en valeur économique.

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