Un petit pas pour développer une filière française de drones : Renault s’est associé avec une pépite française de la défense, Turgis Gaillard, pour fabriquer un drone multifonctions de 10 mètres de long.
Renault met bien un pied dans l’industrie de la Défense : des drones militaires sortiront bientôt de ses usines. Selon L’Usine nouvelle le lundi 19 janvier, le constructeur automobile français va lancer une production de « munition téléopérée à longue portée », un drone d’une dizaine de mètres d’envergure.
On savait depuis l’été dernier que Renault était entré en discussion avec le ministère de la Défense pour produire des drones à destination de l’Ukraine. En juin dernier, Sébastien Lecornu avait annoncé sur LCI un partenariat « complètement inédit où une grande entreprise produisant des voitures françaises […] va s’allier avec une PME de la défense française pour armer des lignes de production en Ukraine pour être capables de produire des drones ».
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On connait désormais le nom de cette pépite française de la défense. Il s’agit de Turgis Gaillard. L’ETI (entreprise de taille intermédiaire) de la défense aux 400 salariés fabrique déjà des drones de combat. Les deux partenaires fabriqueront le drone « Chorus », un projet piloté par la DGA, la direction générale de l’armement. Le contrat conclu avec le ministère des Armées pourrait atteindre les 35 millions d’euros. Mais selon L’Usine nouvelle, ce drone pourrait, à terme, se transformer en un marché d’environ un milliard d’euros sur dix ans.
400 km/h, 10 mètres de long…
L’engin multifonctions est destiné à l’observation et au renseignement. Il permettra aussi de frapper des cibles. Le drone mesurera 10 mètres de long pour 8 mètres de large, il pourra se déplacer à 400 km/h et atteindre l’altitude de 5 000 mètres, détaillent nos confrères.
Il sortira de l’usine de Renault du Mans, qui fabrique aujourd’hui des composants, des châssis et des pièces de fonderie. 600 drones par mois devraient y être produits. Les moteurs des aéronefs seront, eux, fabriqués par l’usine de Cléon (Normandie), rapporte Franceinfo ce jour. Ces deux informations n’ont pas encore été confirmées par le constructeur.
Mais selon La Tribune, ce mardi 20 janvier, les premiers essais en vol sont prévus en septembre prochain. Depuis des mois, la France cherche à rattraper son retard dans le secteur, alors que les drones, potentiellement à usage unique, sont devenus des systèmes indispensables en Ukraine. Interrogé par l‘AFP, le groupe Renault explique ainsi avoir été « sollicité par le ministère des Armées français » pour « mettre son expertise au service du développement d’une filière française de drones ».
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