Deux ans après la création de sa filiale électrique Ampere, Renault fait machine arrière

Deux ans après la création de sa filiale électrique Ampere, Renault fait machine arrière



C’était une idée intéressante sur le papier : regrouper les activités électrique et logicielle du groupe Renault sous une seule et unique ombrelle, celle d’Ampere. La structure, forte de 11 000 salariés, devait voler de ses propres ailes en Bourse… mais le principe de réalité a été le plus fort. L’entité devrait finalement réintégrer la maison-mère.

C’est probablement la fin d’une aventure qui aura duré deux ans. En novembre 2023, le groupe Renaultcréait de toutes pièces une nouvelle filiale, Ampere, pour regrouper l’ensemble des activités liées aux véhicules électriques et aux logiciels qui les pilotent. Présenté comme le « premier pure-player européen du véhicule électrique intelligent », la structure devait entrer en Bourse pour lever 10 milliards d’euros.

Coup de jus pour Ampere

L’introduction en Bourse (IPO) programmée en 2024 ne s’est pas faite en raison des conditions de marché jugées défavorables. Le départ l’an dernier de Luca de Meo pour le groupe de luxe Kering n’a rien arrangé, car c’était un projet porté par l’ex-directeur général de Renault. À cela s’ajoutaient de lourdes difficultés structurelles pour transférer les compétences entre les différentes entités du constructeur. Et les technologies développées par Ampere n’ont intéressé que peu de clients.

Lire Renault est-il en passe de débrancher Ampere, sa filiale tout-électrique ?

Renault, désormais sous la direction de François Provost, prévoirait maintenant de fermer Ampere, selon des indiscrétions de Reuters. Les activités de la filiale réintégreraient le groupe afin d’en simplifier l’organisation, réduire les coûts et accélérer le développement de futurs projets. « Puisqu’il n’y a plus d’introduction en Bourse, il n’y a plus non plus de besoin d’une entité spécifique ; c’est pourquoi Renault réintègre l’ensemble afin de simplifier l’organisation et d’éliminer la complexité inhérente au modèle initial», décrypte une source.

Le plan de réorganisation devrait être dévoilé le 1er juillet. Les usines Ampere de Douai, Maubeuge et Ruitz, où sont produites les R5 et Scenic électriques, vont revenir dans le giron du groupe. Ampere va se transformer en centre de R&D dédié au développement de voitures électriques et de logiciels, avec l’intégration des filiales Ampere Energy et Ampere Software. Aucun impact ne serait heureusement à craindre pour l’emploi.

👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.

Source :

Reuters



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.