Elon Musk compte « repousser les limites de la physique » avec son usine de puces pour ses robots et ses projets spatiaux

Elon Musk compte « repousser les limites de la physique » avec son usine de puces pour ses robots et ses projets spatiaux



« Nous allons repousser les limites de la physique dans le domaine du calcul et faire des choses folles et incroyables », a déclaré le milliardaire aux rênes de Tesla et de SpaceX lors d’un discours à Austin, au Texas. La ville abritera sa future usine de semi-conducteurs.

Le projet « Terafab » d’Elon Musk, qui vise à fabriquer des puces électroniques pour l’IA, la robotique et ses centres de données dans l’espace, se fera à Austin, a affirmé l’ex-conseiller de Donald Trump, lors d’un discours prononcé dans le centre-ville de cette ville du Texas et rapporté par Bloomberg, dimanche 22 mars. Cet ambitieux projet sera géré par SpaceX et Tesla, deux entreprises dans les mains de l’homme le plus riche du monde, a précisé ce dernier pour qui « Terafab » est plus qu’une nécessité.

« Soit nous construisons le Terafab, soit nous n’aurons pas les puces, et comme nous avons besoin de ces puces, nous construisons le Terafab », a déclaré le milliardaire de 54 ans, dans les colonnes du média américain. Le PDG de Starlink estime que les usines actuelles de semi-conducteurs ne produisent pas assez de puces pour répondre à la demande. Un avis partagé par de nombreux dirigeants qui craignent une pénurie de semi-conducteurs, dans la course actuelle à la puissance de calcul pour l’IA.

50 fois plus que la production actuelle mondiale

Pour éviter de se retrouver sans semi-conducteurs, Elon Musk a l’ambition de fournir des puces d’une puissance de calcul d’un térawatt par an, soit 50 fois plus que la production actuelle. Les usines de semi-conducteurs du monde entier produisent aujourd’hui près de 20 gigawatts de puissance de calcul par an, a affirmé ce dernier.

Le PDG de SpaceX et Tesla a précisé que le projet débuterait par une « usine de fabrication de pointe » capable de produire n’importe quel type de semi-conducteurs. Lors d’une déclaration précédente, Elon Musk avait précisé que l’usine produirait des puces de toute dernière génération, de 2 nanomètres. Austin abrite déjà le siège social de l’entreprise de voitures électriques Tesla, et sa gigafactory.

Des promesses excessives ?

Se lancer dans une usine de semi-conducteurs est relativement rare, rappellent nos confrères, qui ajoutent qu’Elon Musk « n‘a aucune expérience dans la production de semi-conducteurs et a l’habitude de faire des promesses excessives concernant ses objectifs et ses délais ». La mise en place d’une telle industrie prend plusieurs années et nécessite des investissements abyssaux.

Mais le PDG de Tesla et de SpaceX a mis en avant un nouveau processus qui permettrait de fabriquer rapidement des puces, évoquant « de nouvelles propriétés physiques très intéressantes » dont il est « convaincu qu’elles fonctionneront. La question est simplement de savoir quand ». « Nous allons repousser les limites de la physique dans le domaine du calcul et faire des choses folles et incroyables », s’est-il enthousiasmé.

Lancer des satellites depuis la Lune

De cette future usine devraient sortir deux types de puces électroniques, a-t-il poursuivi : l’une destinée aux voitures électriques, aux taxis autonomes et à Optimus, ses robots humanoïdes. L’autre serait conçue spécifiquement pour l’espace, l’homme d’affaires envisageant de développer des centres de données IA spatiaux.

Elon Musk a d’ailleurs profité de sa présentation pour ajouter que SpaceX pourrait lancer des satellites depuis la surface de la Lune. « L’avenir que je souhaite voir : je veux que nous vivions assez longtemps pour voir le propulseur de masse sur la Lune », a-t-il lancé. Et « cela va être incroyablement épique ».

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